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Réforme des truies allaitantes en les remplaçant par les truies nourrices : investir du temps en lactation dans les truies qui ont un avenir dans l'élevage (I) (16/02/2010) Carles Casanovas Granell. Vétérinaire.. Espagne
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Le premier objectif d'un élevage de truies est d'atteindre
l'objectif de mises-bas fixé ce qui signifie au préalable
de réaliser préalablement l'objectif d’inséminations.
Le deuxième but d'un élevage est, probablement, d'obtenir
que cet objectif de mises-bas soit réalisé avec un minimum de truies
possible.
On doit toujours avoir ces deux priorités très précises (et
dans l'ordre) pour la réforme des truies.
En situation idéale, on devrait toujours réformer les truies par
rapport au nombre de mises-bas maximal que nous avons préétabli.
Pour réussir, il est essentiel que les cochettes
de renouvellement pour chacun des lots soient préparées pour remplacer
les éliminées. L'entrée des jeunes truies doit
toujours entraîner la sortie des vieilles.
Cependant, parfois on ne dispose pas suffisamment de cheptel de renouvellement
pour assurer le remplacement. Dans ce cas, il sera habituellement toujours conseillé
de donner une deuxième "chance" à une truie qui devrait
être envoyée à l'abattoir plutôt que de rester en dessous
de l'objectif des mises-bas.
Quand réformer ?
Le concept de réforme étant clair, on peut maintenant se poser la
question suivante : à quel moment est-il conseillé de réformer
les truies de l'élevage ?
Option 1 : réformer au sevrage
La situation la plus fréquente dans beaucoup d'élevages est de réformer
la plupart des truies après qu'elles soient sevrées, après
avoir eu une dernière lactation complète. Dans certains cas aussi,
on profite pour rallonger un peu plus la vie de ces truies, en les utilisant comme
nourrices.
Pour pouvoir pratiquer cette conduite, il faut disposer d'une place libre dans
la salle où l'on veut placer des porcelets chétifs sous la nourrice.
Dans cet exemple la place vide est dans la salle 1, où les truies ont une
semaine de lactation.
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Une truie de la salle 2 est retardée d'une semaine, occupant cette
place vide et recevant des porcelets chétifs
• La place qui maintenant reste libre dans la salle 2 est occupée
par une vieille truie qui sevrait cette semaine. Elle adopte les porcelets
de la truie transférée à la salle 1. |
De cette façon, les deux truies seront sevrées avec une semaine
de plus (dans ce cas 28 jours) parce que leur lactation s'est vue être allongée
d’une semaine en ayant été retardées d'une salle.
Il serait possible de tirer un meilleur parti de la truie avant de l'envoyer à
l'abattoir. Cependant, comme on verra dans la deuxième partie de cet article,
il existe probablement d'autres choix plus sûrs.
Ce serait le procédé adapté à suivre pour faire une
nourrice avec une vieille truie. Cependant, en pratique, on emploie souvent les
vielles truies pour leur ajouter les porcelets chérifs du lot au sevrage
et on les laisse avec elles pendant 1 ou 2 semaines pour les aider à récupérer.
Cette pratique, bien qu'habituelle, ne devrait pas être
considérée comme acceptable parce qu'elle compromet le bon fonctionnement
du tout plein-tout vide des salles et amplifie sûrement le mélange
d'animaux d'âges différents au sevrage.
Option 2 : Réforme dès l'objectif
des mises-bas atteint
C'est probablement un choix moins fréquent mais très satisfaisant
quand la priorité est d'obtenir à tout prix l'objectif de mises-bas
(sans le dépasser ou ne pas l’atteindre).
Ce système est basé sur la saillie d'un
plus grand nombre de truies que nécessaire, en utilisant celles
qui, avec la méthode précédente, auraient été
réformées au sevrage. On utilisera ces truies “extra”
comme joker. Quand on a passé l'échographe,
on éliminera le nombre de ces truies joker qui dépasse l'objectif
des mises-bas.
De cette façon il est plus facile de ne pas dépasser le nombre voulu
de mises-bas ni de ne pas en avoir assez. C'est une solution
très efficace par rapport au but fixé de mises-bas, mais qui pénalise
la productivité. Personne n'aime réformer des truies
diagnostiquées comme gestantes avec 25 jours de gestation.
Il s'ajoute un autre problème : c'est que l'on n'est pas non plus sûrs
à 100 % de remplir l'objectif de mises-bas parce qu'il est possible que
certaines de ces truies avortent, meurent ou doivent être abattues après
avoir été diagnostiquées comme positives. Ce peut être
un problème croissant avec l'instauration de systèmes de gestation
en cases. Il est nécessaire d'avoir un élevage avec très
peu de pertes en gestation pour mettre en place ce système.
Pour ces deux raisons, le fait d'envoyer ces truies "restantes" à
l'abattoir est discutable.
Comme on l'a déjà dit, le premier objectif doit être d'atteindre
le niveau de mises-bas et cela signifie idéalement ne pas le dépasser,
mais surtout ne pas être en-dessous. Cependant, en pratique c'est très
difficile d'y parvenir et c'est toujours mieux d'être
légèrement au-dessus, parce qu'il y a des alternatives
pour "placer" ces truies en plus, surtout quand on sèvre des
truies avec une moyenne d'âge avancé. |
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