IFIP : Un outil pour améliorer la survie des porcelets en maternité

PertMat est un outil qui s’appuie sur des données des portées et des truies collectées dans les élevages par l’éleveur et stockées dans la base nationale française de Gestion Technique des Troupeaux de Truies (GTTT).

17 Octobre 2022

La survie des porcelets est un enjeu important de l’augmentation de la taille des portées. Les causes de mortalité en maternité sont complexes avec des risques qui concernent la gestation, la mise bas, l’alimentation, la génétique, les pathogènes, l’hygiène, le logement, la conduite des animaux, le personnel d’élevage, la truie et le porcelet lui-même.

Réaliser un audit de survie en maternité est complexe et les priorités varient selon les élevages. Des outils spécifiques sont donc utiles pour aider les éleveurs, vétérinaires et techniciens dans leur démarche de progrès.

PertMat est un outil, développé par l'IFIP, qui s’appuie sur des données des portées et des truies collectées dans les élevages par l’éleveur et stockées dans la base nationale française de Gestion Technique des Troupeaux de Truies (GTTT).

PertMat analyse les taux de pertes d’un élevage en 3 étapes :

  • Les tailles moyennes des portées nées et sevrées et les différents taux de pertes sont calculés : pertes sur nés totaux et nés vivants, taux de mort-nés et momifiés. Les résultats moyens de l’élevage et ses évolutions sont comparés à une référence.
  • Pertmat teste automatiquement jusqu’à 14 facteurs de risque de mortalité. Les facteurs significatifs de l‘élevage sont mis en évidence pour chaque critère de perte.
  • Des résultats sont présentés pour chaque facteur de risque pour l’élevage et pour la référence choisie.

Tous les éleveurs participant à la base de données nationale GTTT peuvent obtenir une analyse automatique en temps réel. Les données de l’élevage sont comparées celles de la base nationale rassemblant plus de 1 200 élevages et 600 000 portées chaque année.

En pratique, pour un élevage et une période donnée, la première étape consiste à établir le profil de l’élevage, comparé à une référence. La seconde étape réalise les statistiques afin d’identifier les facteurs de risque de l’élevage. Par exemple, l’analyse des pertes sur nés vivants teste 14 facteurs se rapportant à :

  • la portée (nombre de porcelets nés vivants, nombre de porcelets allaités, taux de mort-nés).
  • la truie ou le verrat (rang de portée, âge au sevrage, durée de gestation, l’âge à la première mise bas, type génétique de la truie ou du verrat)
  • l’environnement d’élevage (démographie du troupeau, saison de mise-bas, jour de la semaine de la mise-bas, effet de la bande, étalement des mise bas de la bande).

Selon les analyses les résultats sont colorés en rouge (facteur significatif), en vert (non significatif), ou en gris lorsque l’analyse ne peut être faite en raison d’un manque de qualité des données.

Un commentaire automatique est généré donnant l’effet du facteur dans l’élevage et la comparaison avec la référence. Les techniciens peuvent ajouter des avis et conseils pour améliorer les résultats.

12 octobre 2022/ IFIP-Communiqué Presse

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