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Santé animale : Condition primordiale visant à réduire l'emploi des antibiotiques dans l'élevage animal

L'objectif supranational d'une politique moderne de santé animale doit tendre à éviter les maladies grâce aux mesures préventives comme les vaccinations, l'hygiène, la gestion et les conditions de l'élevage.

Vendredi 16 Novembre 2012 (il y a 5 ans 27 jours)

DLGLa formation et la sélection de résistances aux antibiotiques deviennent non seulement en Allemagne mais aussi au niveau mondial des sujets incontournables. Dans l'Union Européenne on réfléchit à plusieurs pistes pour résoudre le problème. En Allemagne la volonté politique est désormais de réduire de façon conséquente les quantités d'antibiotiques employées dans la médecine vétérinaire. On cible en l'occurrence la filière de l'engraissement où selon les résultats de l'étude de l'Institut allemand pour la documentation et l'information médicale (DIMDI) la plus grande quantité d'antibiotique est prescrite. Cela a d’ores et déjà été intégré à l'ébauche du 16ème amendement à la loi sur les produits pharmaceutiques (AMG). Il existe des réflexions semblables au niveau de l'UE. La Fédération allemande des praticiens vétérinaires e.V. (bpt) est en parfait accord avec la prescription responsable des antibiotiques dans l'élevage mais ne considère pas que la voie proposée dans le 16ème amendement de l'AMG soit inappropriée. Selon la fédération une nette réduction de la consommation d'antibiotique ne passe que par l'amélioration de la santé animale et non pas par la limitation des quantités d'antibiotiques qui plus est des alternatives thérapeutiques.


Dr. med. vet. Hans-Joachim Götz, President of the Federal Association of Practising VeterinariansL'objectif supranational d'une politique moderne de santé animale doit tendre à éviter les maladies grâce aux mesures préventives comme les vaccinations, l'hygiène, la gestion et les conditions de l'élevage etc.. Tous ces efforts n'empêchent toutefois pas l'apparition de maladies dans les cheptels. Alors le principe prévalant s'intitule : "Les animaux malades ont le droit aux soins". Toute autre chose ne serait pas conforme à la protection des animaux ni à un élevage responsable. Le diagnostic établi, le recours aux antibiotiques est souvent indispensable. En même temps les vétérinaires ont tout à fait conscience du besoin d'accorder une attention toute particulière à la formation éventuelle de résistances et à la pression de la sélection dues à la prescription d'antibiotiques contre les agents pathogènes. Le btp et la confédération allemande des agriculteurs ont ainsi initié suivant un système QS (Qualité et Sécurité GmbH) un système complet de monitoring des antibiotiques pour l'engraissement des volailles et des porcs. Dès le mois d'avril a débuté dans le secteur avicole la saisie des données de prescriptions d'antibiotiques, suivie en septembre de la saisie des données dans les exploitations porcines. Le secteur bovin – en particulier pour les veaux – suivra le cas échéant un peu plus tard. En se basant sur des données issues des exploitations le monitoring a pour but de formuler des déclarations concrètes, individuelles, régionales tout en reposant sur chaque secteur de produit concernant la prescription d'antibiotiques ("qui, quand, où, pourquoi et comment sont prescrits les antibiotiques") afin de renforcer l'optimisation des prescriptions d'antibiotiques dans l'élevage.

Alors que dans l'ébauche du 16ème amendement à la loi sur les produits pharmaceutiques (AMG) il est question d'un concept de réduction des antibiotiques qui ne mène en réalité qu'à créer un nouvel instrument de surveillance. L'index thérapeutique ne suffit pas selon le btp pour identifier et lutter contre les problèmes de l'exploitation.

Il ne faut pas non plus que les alternatives de traitement soient réalisées au détriment de la protection des animaux ou en encourageant les résistances par la limitation des substances autorisées. Il s'agit surtout de miser sur la vaccination pour prévenir les maladies infectieuses et de permettre le prélèvement d'organe dans des conditions particulières pour identifier précisément les agents infectieux. En outre une information et un suivi poussés des éleveurs concernant la formation des résistances aux antibiotiques peut être une mesure de prévention efficace.

Selon la bpt une nette réduction de la consommation d'antibiotique ne passe que par l'amélioration de la santé animale. Malheureusement l'aspect de santé animale est complètement négligé dans l'ébauche allemande actuelle de la loi. Même s'il est avéré qu'il faut s'attarder sur les mères et les jeunes animaux pour résoudre les problèmes correspondants de santé animale, ces faits ne sont pas pris en compte. La prescription d'antibiotiques dans l'engraissement est aussi à la fin une conséquence des problèmes existants dans des secteurs situés en amont. Un concept de réduction des antibiotiques ne doit donc surtout pas laisser ces secteurs de côté et plutôt s'y attarder en formulant des préconisations claires et nettes sur les vaccinations par exemple pour lutter contre l'émergence d'infections bactériennes dans l'engraissement.

Résumé : Les praticiens et praticiennes vétérinaires sont très impliqués dans l'élevage et ses processus de production. Ils sont responsable de façon déterminante pour la santé, le maintien des performances et la prévention sanitaire des animaux jouant ainsi un rôle non négligeable dans l'assurance de la production alimentaire respectueuse de la protection des animaux et de l'efficacité économique. De par leur solide formation scientifique et leur engagement à se former régulièrement ils sont en mesure de juger des besoins des animaux, de leur santé et de leur bien-être en accord avec les derniers résultats scientifiques. Cette compétence professionnelle constitue la base d'un élevage d'animaux domestiques respectueux des animaux ainsi que de sa réalisation en étroite collaboration avec l'éleveur. Il ne doit pas y avoir de surenchère nationale ou au niveau européen concernant les objectifs de réduction des prescriptions d'antibiotiques. Au centre des décisions menant à la réduction durable de la consommation d'antibiotiques doivent prôner la compétence professionnelle et le maintien voire l'amélioration de la santé animale. Il faut pour cela préserver toutes les alternatives thérapeutiques incluant les reclassifications et la prescription d'antibiotiques de réserve. Seuls les résultats d'un monitoring ingénieux permettent de minimiser la consommation d'antibiotiques tout en respectant les animaux.

Novembre 13, 2012 - DLG

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