Commentaire 13-sep-2010

Été morose L’embellie estivale ne s’est pas véritablement produite sur le marché du porc. Entre juin et août (moyennes mensuelles), le prix perçu par les éleveurs a reculé ...
Lundi 13 Septembre 2010 (il y a 8 ans 2 mois 2 jours)
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Été morose

L’embellie estivale ne s’est pas véritablement produite sur le marché du porc.
Entre juin et août (moyennes mensuelles), le prix perçu par les éleveurs a reculé : d’un peu plus de 1% en Espagne et en Allemagne, jusqu’à 4% au Danemark.
En France et aux Pays-Bas, la baisse est d’environ 2%.
Le Nord-ouest de l’UE mène le bal. Un marché des pièces toujours difficile, face à une offre importante, ont provoqué fin août un réajustement des prix. En Allemagne, une chute de 7 ct d’euro/kg en deux semaines a permis de rétablir une certaine fluidité du marché et de stabiliser les cours. Cette année, le marché espagnol a débuté sa baisse saisonnière en juillet. Mi-août il s’est fortement réajusté par rapport au marché allemand, afin de se faciliter l’exportation.
En France, malgré une offre nationale en retrait sur celle de 2009 (baisse de 1% des abattages en têtes sur les huit premiers mois de l’année), le prix du porc ne décolle pas.

Situation plus favorable à l'exportation


A l’extérieur, les ventes de l’UE ont progressé, de 23% en un an pour le 1er semestre 2010. C’est mieux que les concurrents d’Outre-Atlantique. Les opérateurs européens profitent du taux de change toujours favorable entre l’euro et le dollar. Malgré les concessions sur les prix, le bon comportement des marchés d’exportation a consolidé les cours européens, empêchant peut-être des chutes plus importantes.
Aux États-Unis, le bon niveau de la demande, tant intérieure qu’à l’exportation, milite pour une stabilité des prix sur la période à venir. Des prix qui sont à leurs plus hauts niveaux des dernières années, tout comme au Canada.

Hausse des céréales : le syndrome de 2007

Au cours des prochains mois, la baisse saisonnière des cours du porc charcutier devrait se poursuivre dans l’UE, mais son importance pourrait être limitée par les reculs déjà enregistrés durant l’été. Selon les dernières prévisions, fondées sur les cheptels de printemps, la production européenne devrait être un peu plus élevée en fin d’année, ce qui ne devrait pas être rédhibitoire si l’on considère la bonne tenue actuelle des exportations.
Sauf que… l’envolée brutale du prix des céréales intervenue durant l’été rappelle fâcheusement le déroulé de la campagne 2007/2008 : forte hausse du coût alimentaire, donc du coût de revient, sans contrepartie tangible sur la valorisation des produits. Les conséquences risquent d’être plus dramatiques, si l’on prend en compte l’antériorité (4ème année de crise) et la situation financière précaire des élevages qui en résulte. Qui plus est, dans l’entretemps, la capacité d’accompagnement des entreprises d’amont s’est réduite. Le spectre d’arrêts dramatiques d’activité reparaît, qui pourraient toucher violemment les régions les plus exposées…


Notre analyse complète dans Baromètre Porc, la revue économique de l'IFIP.

Le 13 Septembre 2010

Pôle Économie IFIP

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Commentaire 01-sep-201001-Sep-2010 il y a 8 ans 2 mois 14 jours

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