Commentaire de l'IFIP du 22 Mai 2013

Les hausses de production des principaux acteurs du commerce mondial pénalise les exportations tant européennes qu’américaines.

Jeudi 23 Mai 2013 (il y a 5 ans 4 mois 3 jours)
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Depuis la fin du mois d’avril et le début du mois de mai, les évolutions de différents marchés européens divergent

Après la forte baisse enregistrée en avril, le prix au Cadran du porc en France se stabilise à 1,35 €/kg (prix au cadran), soit environ un prix perçu par l’éleveur de 1,50€/kg (estimation ifip). Le prix du porc baisse également en Espagne, après de longues semaines de stabilité, face aux difficultés à l’export (agrément marché russe) et un marché intérieur toujours morose. Il s’agit également pour les opérateurs espagnols de retrouver de la compétitivité sur le marché français, principale destination des exportations intra-européennes espagnoles.

Après un ajustement à la baisse du prix de référence allemand, le marché semble s’équilibrer. La demande reprend un peu de vigueur et une légère réduction de l’offre semble se faire sentir. Cette baisse doit cependant se confirmer sur le plus long terme. La situation est similaire aux Pays-Bas, où les prix sont fortement influencés par ceux en cours en Allemagne. La production néerlandaise se réduit, mais les exportations de charcutiers en vif également.

Au Danemark, la cotation progresse d’un bond début mai pour sa stabiliser ensuite. Cette augmentation semble traduire la volonté, tant du gouvernement que des principaux groupements du pays (Danish Crown et TiCan), de limiter l’exode de porcelets et de porcs charcutiers hoirs du pays.

Pas d’améliorations du marché mondial

Sur les deux premiers mois de l’année, les exportations européennes totales vers les pays tiers se sont contractées de 4%. Les flux de pièces réfrigérées ou congelés ont cependant progressé de 13% (27% en valeur). L’Espagne est particulièrement touchée, alors que l’Allemagne se maintient au niveau de 2012.

Au Etats-Unis, le prix du porc a entamé sa hausse saisonnière. L’offre est en baisse par rapport à 2012 et les abatteurs se trouvent face à la nécessité d’honorer leurs carnets de commande. Les exportations du 1er trimestre sont en nette baisse, tant en valeur qu’en volume (-11%).

Le cours brésilien poursuit sa baisse (prix Paraná, intégration), face à un excédent d’offre par rapport à une demande notamment extérieure en forte baisse (interdiction d’exportation vers Ukraine…). Il reste cependant bien au-delà des valeurs de 2011 et 2012, mais dans un contexte aliment très cher, comme partout dans le monde.

Les hausses de production des principaux acteurs du commerce mondial pénalise les exportations tant européennes qu’américaines. Combiné à un contexte météorologique extrêmement pluvieux sur l’Europe de l’ouest, les prix stagnent partout en dans l’UE.

Les opérateurs attendent impatiemment l’arrivée des beaux jours, comme le signal d’une meilleure consommation. Cependant l’existence de stocks importants pour certaines pièces risque d’agir comme un frein à la hausse estivale des cours.

Notre analyse complète dans Baromètre Porc, la revue économique de l'IFIP.

Pôle Économie de l’IFIP

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