Commentaire de l'IFIP du 25 Juin 2012

Les perspectives, au nord comme au sud de l’Europe, vont dépendre du comportement de la demande, à l’heure où l‘offre recule. Une météo favorable dans les principales destinations touristiques, au sud de l’Europe, y soutiendrait les prix.

Lundi 25 Juin 2012 (il y a 6 ans 3 mois 21 jours)
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Une baisse inattendue au nord de l’Europe

Les premiers signes d’augmentations enregistrés en Allemagne début juin ont laissé penser à un démarrage de la hausse saisonnière des cours du porc en Europe. Mais à la moitié du mois, le prix de référence allemand a reculé abruptement de 9 centimes. L’offre n’est pas surabondante, et semble en retrait par rapport aux années passées mais la principale difficulté se situe à l’aval, sur le marché de la viande. Les exportations à destination de l’Asie et de la Russie marquent le pas. Ce manque de dynamisme a généré la constitution d’un volume stocké important, qui pèse sur les prix des pièces, malgré les opérations de promotion. De plus, la moindre valorisation du cinquième quartier ne permet plus aux opérateurs allemands de compenser le peu de mouvement sur le marché de la viande. Le mauvais temps freine l’écoulement des viandes destinées aux grillades.
Cette forte baisse, suivie par celle enregistrée aux Pays-Bas, place les prix perçus allemands et néerlandais en queue de peloton, entre 1,50 et 1,55 €/kg, ce qui pourrait améliorer leur position à l’exportation.

Une situation un peu moins tendue au sud

Dans les autres principaux bassins de production, la situation est moins tendue. L’offre est en baisse, de façon structurelle au Danemark, avec un recul d’environ 5% sur les 4 premiers mois de l’année par rapport à 2011 (forte hausse de l’exportation de porcelets, vers la Pologne, notamment). En Espagne, après deux mois en forte hausse, les abattages reculent sensiblement au mois de mars ; actuellement les poids carcasse sont inférieurs de 2 kg à la même période que l’an passé, indiquant un bon écoulement des animaux. En France, les abattages reculent aussi, mais dans une moindre mesure. Mais à l’inverse de la situation allemande, la demande est meilleure. Les opérateurs danois n’éprouvent pas de difficultés majeures et rendent compte de bons échanges avec la Russie et le Japon. En France et en Espagne, une amélioration de la météo ranime quelque peu la demande intérieure.
Le prix perçu espagnol est le plus élevé d’Europe, estimé à 1,70 €/kg, soit le plus haut niveau atteint depuis 2001 et la crise de la vache folle. A 1,65 €/kg, le Danemark est en 2ème position et la France prend la 3ème place, à 1,60 €/kg.

Les perspectives, au nord comme au sud de l’Europe, vont dépendre du comportement de la demande, à l’heure où l‘offre recule. Une météo favorable dans les principales destinations touristiques, au sud de l’Europe, y soutiendrait les prix. Au nord, le niveau des exportations sera un facteur déterminant dans le comportement des cours du porc, à l’heure où les vacanciers quittent le territoire.

Notre analyse complète dans Baromètre Porc, la revue économique de l'IFIP.

Pôle Économie de l’IFIP

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