Confirmation des hausses

La baisse des offres dans de nombreux bassins de production européens inverse le rapport de force entre la production et les entreprises d’abattage, avec une confirmation des orientations positives des prix de base.

En Allemagne, alors que les grands abattoirs avaient refusé la hausse de 4 cents la semaine précédente, le manque grandissant de porcs les a conduits à revenir sur leur position en acceptant de payer le prix recommandé par les éleveurs. En effet, depuis 4 semaines, les abattages régressent semaine après semaine et les poids sont à présents 1 kilo inférieurs au plus haut du début d’année. Le prix reste stable cependant cette semaine car le marché de la viande souffre toujours d’une demande faible et d’une concurrence féroce sur tous les marchés à l’export.

Sur le marché belge, les offres sont également en régression, en raison notamment des exportations de vifs vers l’Allemagne, les poids chutent de 500 g mais restent supérieurs aux mêmes poids de l’an passé. Alors que la semaine passée, l’évolution du prix n’avait été que de 1 cent du kilo vif, la dernière hausse est de 3 cents. De la même manière qu’en Allemagne, le marché de l’offre s’oppose au marché de la viande, en particulier à l’extérieur où les volumes de viande sont élevés.

En Espagne, la hausse du prix est de 2,5 cents du kilo vif, totalisant 5 cents en 2 semaines et permettant à la référence de se rapprocher du prix allemand. Le marché de l’offre se tend de plus en plus, concrétisé par des baisses de poids importantes. Malgré une demande sans ressort, l’activité des abattoirs est maximum pour, à la fois, pérenniser leur approvisionnement face à l’augmentation des capacités d’abattage, et profiter des derniers cours bas. Malgré la croissance continue de la production espagnole, celle-ci pourrait être contrariée par une baisse des offres de porcelets dont les prix grimpent fortement et qui nécessiteront plus tard des prix des charcutiers appropriés. Pour le moment, la demande en viande est calme et assez conforme au traditionnel commerce de février.

MPB : 1,178 euro dans la semaine

Après la perte de 3 millièmes sur le marché de lundi, le cours s’est stabilisé jeudi à 1,178 euro. Contrairement aux autres cotations du nord de l’Europe et de la référence espagnole, la référence française peine à se redresser. La lente régression des poids moyens sur la zone Uniporc Ouest traduit toujours un marché de l’offre très encombré. A 96,55 kilos de moyenne, la baisse de la semaine dernière n’a pas excédé 100 g, et les poids restent supérieurs de 750 g à la même référence de l’an dernier. Tant que ce manque de fluidité persistera, un redressement sensible des cours semble compromis. Pourtant, depuis 5 semaines, l’activité moyenne est de 384 000 porcs abattus (385 482 la semaine passée), supérieure de 3 000 porcs hebdo à la même période 2018. La demande de cette deuxième quinzaine de février restera probablement calme d’autant plus que la deuxième zone a commencé ses congés scolaires avec toutes les perturbations que cela implique.

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