Des marchés sous pression

En Allemagne la pression des abattoirs s’est traduite par une baisse, tandis que en Espagne le cours est resté stable.

En Allemagne, la pression des abattoirs, palpable depuis plusieurs jours, s’est finalement traduite en fin de semaine dernière par une baisse de 10 centimes de la référence officielle. L’offre saisonnière en hausse traditionnelle à cette période de l’année se heurte à une demande sans aucun ressort alors que le taux d’inflation dans le pays frôlait les 8 % à la fin du mois d’août. D’autre part, la première semaine d’octobre débutera par le férié de la fête nationale qui va réduire l’activité d’abattage et par conséquent les besoins des abattoirs. Les entreprises d’abattages allemandes, privées des grands débouchés à l’export, ont donc saisi cette opportunité pour inverser la courbe du prix et tenter de relancer les ventes.

Cette baisse allemande était pressentie avec des premières baisses apparues la semaine précédente en Belgique ainsi qu’aux Pays-Bas. En Belgique, une nouvelle baisse a été enregistrée mais de plus grande ampleur, dans le sillage de la chute du prix allemand. Déjà, le marché de la viande avait concédé quelques baisses de tarifs dans un marché où paradoxalement, l’offre et la demande s’équilibrent malgré tout, et ce, à de très bas niveaux.

En Espagne, le cours est resté stable en fin de semaine passée en dépit des poids qui ont progressé de 1,46 kilo en 2 semaines consécutives. Même si le nombre de porcs augmente peu à peu chaque semaine, le niveau de l’offre reste malgré tout sous les énormes capacités d’abattage du pays. Cela est du reste un sujet d’inquiétude à un moment où les abattoirs auraient besoin d’un rythme d’activité très soutenu pour rentabiliser leur production. Les ventes à l’export semblent tourner au ralenti car les clients sont dans l’attente d’éventuelles baisses de tarifs.

En Italie aussi, l’offre est insuffisante malgré une récupération progressive des poids qui se maintiennent toutefois sous les niveaux des années antérieures. Les abattoirs se plaignent de ne plus pouvoir passer les hausses sur le marché de la viande et commencent à faire pression pour inverser la courbe des prix.

Aux Etats-Unis, la baisse du prix du porc semble à présent bien engagée, mais le niveau actuel du prix surpasse encore ceux de l’an passé et des années antérieures, à l’exception de l’année 2014. La demande est calme et se traduit par des baisses de tarifs de la découpe de porc selon une tendance saisonnière bien établie.

En Chine, le cours du porc s’affiche à 24,38 CNY le 29 septembre 2022 (3,51 euros). Le gouvernement a récemment mis sur le marché des quantités de viande de porc issues des stocks stratégiques. Plusieurs opérations ont eu lieu durant le mois de septembre pour répondre à une demande accrue par les prochaines festivités du mois d’octobre. L’offre semble plus serrée et la demande progresse malgré des restrictions toujours en vigueur pour répondre à la politique officielle qui vise le zéro Covid.

MPB : + 0,2 centime lundi, + 0,2 centime jeudi

Le prix du porc au MPB évolue à présent très près de la stabilité avec seulement 2 millièmes obtenus à l’issue de chacune des 2 séances hebdomadaires, le prix s’établit ainsi à la fin du mois de septembre à 2,053 euros. Comme sur les autres places européennes, l’offre est en hausse saisonnière mais demeure très en-dessous des niveaux de l’an passé ce qui attise encore la convoitise des abattoirs à une période où l’offre est habituellement supérieure à la demande. Les poids moyens sont en hausse significative de 329 g à 94,44 kilos mais sont inférieurs de 613 g aux poids de la même semaine 2021. L’activité de la semaine passée s’est élevée à 365 412 porcs abattus, en hausse de 2 764 porcs par rapport à l’activité précédente. Toutefois, en comparaison avec l’activité de la même semaine 2021 et sur des bases comparables, l’activité de cette semaine 39-2022 est en baisse de 13 100 porcs (- 3,5%). Pour les semaines de septembre (36 à 39), l’activité sur la zone Uniporc Ouest est en baisse de 2,7 % pour 40 320 porcs abattus en moins en 2022 (sur des bases comparables, c’est-à-dire en ne prenant pas en compte les 5 nouveaux abattoirs entrés dans la zone Uniporc Ouest en 2022

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