Normalisation des hausses des prix du porc

La tendance haussière sur le marché du porc vivant se poursuit, bien que de façon plus mesurée chaque semaine, en particulier dans le nord de l’Europe.

Les porcs retenus dans les élevages dans l’attente de nouvelles hausses significatives sont à présent mis sur le marché, ce qui provoque un afflux d’offres se traduisant par une augmentation des poids. En Allemagne, les abattages sont maintenant plus élevés même s’ils restent inférieurs à ceux de l’an passé de l’ordre de 7 à 8 %. D’autre part, le marché de la viande manque toujours d’impulsion suffisante d’autant qu’une météo hivernale s’est installée sur une bonne partie de l’Europe pour au moins une semaine, mettant un coup d’arrêt au lancement de la saison des produits de printemps.

Dans certains pays de l’Est où les prix du porc n’ont pas suivi la hausse allemande dans son ampleur, les acheteurs de demi-carcasses en provenance de Belgique notamment sont moins enclins à accepter de nouvelles hausses de tarifs et devant cette plus grande résistance sur le marché de la viande mais aussi parce que l’offre est en hausse, le cours belge a été reconduit pour cette nouvelle semaine.

En Autriche, le cours du porc a enregistré une hausse de 4 cents sur fond de pénurie d’offre.

Au Danemark, le prix d’acompte a été revalorisé de 7 centimes d’euros ce qui permet au prix danois de rattraper un sensible retard, en particulier par rapport à la référence allemande.

En Espagne, la situation ne varie pas contrairement aux places du nord de l’Europe. L’offre reste bien inférieure à la demande, la rétention des porcs face à l’augmentation constante du prix du porc se traduit par une légère augmentation des poids. Sur le marché de la viande, toutes les pièces ont été revalorisées de l’ordre de 15 centimes. Le commerce avec le sud-est asiatique est très satisfaisant même en direction de la Chine bien qu’il ne s’agisse essentiellement que de sous-produits. Les grèves qui avaient paralysé l’Espagne sont à présent terminées et seuls, quelques ports connaissent des problèmes de logistique. Concernant l’aide au stockage privé, quelques entreprises vont y avoir recours pour une courte durée, sans trop de risque puisque la baisse des offres prévue fin avril/mai soutiendra la poursuite de la hausse du cours.



Aux Etats-Unis, le cours reste orienté à la hausse. Sur les 12 premières semaines d’activité d’abattages, il est constaté un déficit de 1,818 M de têtes (-5,78%). Le recensement du cheptel porcin US du 1er mars a été publié le 30 mars 2022. Les chiffres montrent une baisse moyenne de 2,3 %, soit 1,724 million de têtes en moins pour 72,2 millions de têtes. Le cheptel des reproducteurs est de 6,098 millions de têtes, en baisse de 1,9 % par rapport à l'année précédente et le plus bas depuis mars 2017 (également 6,098 millions de têtes).

En Chine, le cours moyen varie peu à 12,32 CNY le 30 mars (1,75 euro). Il était de 25,92 CNY le 29 mars 2021, ce qui représente une baisse de 52,5% en un an. D’autre part, le prix du porc en Chine n’est pas attendu à la hausse pour ce premier semestre 2022 en raison de la hausse de la production et d’une consommation plus faible en lien avec la résurgence de la pandémie du Covid-19.

MPB : hausse de 3,9 centimes dans la semaine à 1,664 euro

De même que dans le nord de l’Europe, la hausse du prix du porc a été plus mesurée au terme de cette dernière semaine de mars puisque le prix ne reprend que 3,9 cents en deux séances dont 2,9 centimes à l’issue de la séance du jeudi, rompant ainsi avec la tendance des ventes des 2 jeudis précédents qui s’étaient achevées sur des hausses maximum de 10 centimes. La période de validité de l’avenant à la Convention du MPB permettant des hausses maximum de 10 centimes le jeudi est à présent expirée avec le retour de la règle des 5 centimes maximum le jeudi. Sur la zone Uniporc Ouest, l’offre tend à baisser avec des abattages qui ont atteint 378 134 porcs, soit 5 383 porcs de moins en comparaison avec l’activité précédente. Les poids stables à 95,7 kilos (+ 39 g) traduisent un équilibre offre / demande. En 13 semaines sur l’année 2022, l’activité d’abattage sur la zone Uniporc Ouest est en baisse de 2,8% à comparaison égale, c’est-à-dire sans tenir compte des 5 nouveaux abattoirs entrés dans la zone Uniporc Ouest en 2022. Cette baisse de 2,8% représente 141 351 porcs en moins, soit une moyenne de 10 873 porcs par semaine en moins en 2

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