Stabilité des cours avant le férié du 1er novembre

Les prix du porc en Europe se sont stabilisés, en majorité, à un niveau toutefois très bas à la veille de la première semaine de novembre dont l’activité sera réduite en raison du férié du 1er novembre, ce qui va générer des retards d’enlèvement et compliquer encore plus un marché déjà bien saturé.

En Allemagne, la situation semble inextricable puisque l’activité continue d’être ralentie par un manque de personnel dû au Covid et qui génère déjà des reports d’abattage. Quelle sera la situation après le 1er novembre, jour chômé dans plusieurs länder dont certains connaissent déjà des retards ? Cela aura‐t‐il des conséquences sur le prix du porc dont le niveau est déjà très bas ?

En Belgique aussi, la stabilité du cours est précaire. Les offres sont en hausse, les poids augmentent mais la demande reste modérée. Comme en France, 2 semaines à jour férié vont se succéder et compliquer la gestion des offres et la baisse du cours du porc pourrait être envisagée pour obtenir de la fluidité.

En Espagne, le prix du porc a perdu 0,9 centime du kilo vif. Face à la stabilisation des cours en Europe du nord, la chute du prix s’atténue donc progressivement et retrouve pratiquement le niveau du prix payé allemand. Sur le marché espagnol, les offres sont élevées et s’accompagnent d’abattages massifs. Pour autant, la hausse des poids se poursuit pour se situer plus de 1 kilo au‐ dessus de la même référence 2020. Selon les experts espagnols, la reprise des achats chinois n’est pas attendue avant la fin du 1er trimestre 2022.



Aux Etats‐Unis, la baisse du prix du porc se poursuit mais celui‐ci domine encore les références des années précédentes. Selon l’USDA, cette situation devrait perdurée sur les prochains mois. En effet, le récent recensement du cheptel de septembre laisse entrevoir une offre plus faible pour cette fin d’année et le début de l’année prochaine, ce qui soutiendra les prix. Malgré des coûts de production élevés, la rentabilité des élevages a été bonne en 2021 hormis le mois de janvier. Dans les commerces, les prix des pièces en septembre ont atteint un niveau record pour le sixième mois consécutif sans conséquence sur la consommation qui reste bonne. La demande d'exportation de porc américain a été forte toute l'année. Les exportations ont représenté 26,7 % de la production porcine de janvier à août. Concernant l’état des stocks, 211 400 tonnes de viande ont été enregistrées dans les entrepôts frigorifiques en septembre, c’est assez comparable à septembre 2020 et si ce volume est encore bas, il demeure le plus haut depuis avril 2020.

En Chine, au 20 octobre, le prix moyen est à 13,40 CNY, en hausse de 12,5% pour un équivalent de 1,80 euro le kilo vif, 57,7% sous la même référence 2020 et 60% sous la référence 2019. Selon les chiffres des autorités chinoises, la production totale de porc chinois pour les trois premiers trimestres de 2021 s'élève à 39,17 millions de tonnes, soit une hausse de 38 % par rapport à la même période l'année dernière. Dans le même temps, on assiste à une augmentation de la production d'autres protéines animales. Au cours des trois premiers trimestres de 2021, la production de viande bovine a augmenté de 5,3 %, celle de moutons et d'agneaux de 3,9 % et celle de volailles de 3,8 %. Toutefois, certains signes indiquent que l'augmentation de la production porcine chinoise s'est stabilisée. Selon les chiffres du Bureau national des statistiques de Chine, le cheptel porcin chinois est passé de 439,11 millions de têtes à la fin du mois de juin à 437,64 millions de têtes à la fin du mois de septembre. Les autorités chinoises ont évalué les abattages pour la période de janvier à septembre à 491,93 millions de têtes, soit une augmentation de 35,9 % par rapport à la même période de l'année précédente.

MPB : baisse de 0,2 cent dans la semaine



Une légère baisse de 0,2 cent a été enregistrée à l’issue de la séance du jeudi 28 octobre. Le prix se pose à 1,229 euro, 9,3% sous la même référence fin octobre 2020 (1,355 euro). Comme au cours des récentes séances de vente, les abattoirs ont affiché des positions extrêmement divergentes conduisant à une amplitude de prix encore assez élevée de 4,7 cents. Malgré une présentation de porcs plus réduite en raison de la semaine d’activité écourtée du 1er novembre, les abattoirs ont tout de même laissé des porcs sans enchères, manifestant ainsi leur peu d’empressement à couvrir leurs besoins en porcs. L’activité sur la zone Uniporc Ouest de la semaine à 5 jours qui précède 2 semaines à 4 jours, s’est élevée à 378 848 porcs abattus, supérieure à l’activité précédente de 3 028 porcs. Les poids moyens sont en baisse de 46 grammes à 94,99 kilos. Le mois d’octobre s’est achevé avec un prix de base moyen au Marché du Porc Breton s’élevant à 1,228 euro, en baisse de 9,9 % comparé au prix moyen d’octobre 2020 (1,363 euro). Le prix de base moyen sur les 10 premiers mois de l’année est de 1,351 euro contre 1,417 euro en 2020, soit une baisse de 6,6 centimes (‐4,7%). Les abattages sur la zone Uniporc Ouest des semaines 40 à 43 se sont élevés à 1 504 507 porcs, relativement stables par rapport aux semaines équivalentes de 2020 (+ 0,1%). La bonne activité des deux dernières semaines d’octobre a permis aux poids moyens de descendre sous les niveaux des deux années précédentes, avec des écarts de 400 à 500 g.

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