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Sur les traces de 2015 ou comment se préparer au pire

Evolution prix du porc à Mercolleida sur les dernières années

Evolution prix du porc à Mercolleida sur les dernières années

L'Europe est excédentaire et doit exporter. Les États-Unis ont augmenté leur production et doivent exporter. Le Brésil, avec la Russie fermée, doit exporter ...

Mercredi 2 Mai 2018 (il y a 1 ans 3 mois 21 jours)
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Le mois d'avril se termine avec quatre répétitions consécutives du prix espagnol et sept semaines sans changement. La courbe des prix évolue de manière presque mimétique à celle de 2015, il y a seulement trois ans. A ce moment, notre prix n'avait pas dépassé 1,26 dans les meilleurs moments de l'année et l'exercice s'était clôturé avec un prix moyen de 1,13 € / kg en vie, suffisant pour "sauver les meubles".

Nous avons commencé 2016 en dessous de l'euro par kilo et ce n'est qu'en mai que le prix a dépassé l'euro par kg. L'énorme demande de la Chine a nettoyé les stocks. Et heureusement.

Au cours des quatre premiers mois de cette année sur notre marché, nous avons sacrifié 5% de plus que l'an dernier et, si nous comparons avec 2015, les sacrifices ont augmenté d'environ 15% (8% en 2016, + 2% en 2017 et + 5% en 2018). Nous savons que nous exportons plus de 50% de ce que nous produisons ; nous savons aussi que sur le Marché Mondial (lire La Terre) nous sommes tous en compétition contre tous et - précisément maintenant - nous n'avons pas les meilleures cartes.

La Chine a son prix du porc au plus bas niveau des 10 dernières années en raison d'une production importante. Cela entraîne que ses importations se réduisent au minimum. On ne s'attend pas à ce que la situation change à court terme (lire : la Chine ne viendra pas à la rescousse cette fois-ci).

L'Europe est excédentaire et a besoin d'exporter. Il se trouve que les États-Unis ont augmenté leur production et doivent également exporter. Le Brésil a vu comment la Russie lui a fermé son marché et doit exporter... La concurrence est féroce et il est impératif d'écouler les surplus.

Le beau temps frappe à la porte et avec elle la demande va probablement augmenter. Nous verrons jusqu'à quel point notre prix peut évoluer (prix qui est, ne l'oublions pas, déjà le plus élevé en Europe en ce moment même).

L'abattoir espagnol est sur le fil du rasoir : sa marge est presque inexistante (en avril, les porcs ont répété mais la viande a baissé) et toute augmentation de la matière première sera très difficile (et très controversée) si les prix de la viande ne suivent pas. Notre grande dépendance à l'exportation ne nous permet pas de joies quant au prix du bétail vivant. Nous sommes en 2018, pas dans les années 70 du siècle dernier (lorsque nous n'exportions pas et qu'en été, les prix augmentaient et augmentaient).

Attendre et voir en nous préparant à une période de vaches maigres serait la consigne.

Selon l'adage espagnol : "Il n'y a pas de meilleur héritage que le travail et la diligence".

Guillem Burset

<p>Guillem Burset</p>

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