Une bonne insémination commence en salle de maternité : Commentaire sur l'article

L’accent est mis,à juste titre, dans l’article de Miquel Collel sur l’impact de la gestion de l’alimentation des truies allaitantes sur les résultats de reproduction.

Mercredi 17 Octobre 2007 (il y a 11 ans 1 mois 2 jours)
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L’accent est mis,à juste titre, dans l’article de Miquel Collel sur l’impact de la gestion de l’alimentation des truies allaitantes sur les résultats de reproduction.

Dans nos conditions françaises, il est souhaitable de faire des mesures d’épaisseur de lard dorsal (à l’aplomb de la dernière côte et à 6 cm de la colonne), de manière à objectiver l’état des truies et de juger l’efficacité des plans d’alimentation.
En effet, selon la génétique des truies, selon le confort plus ou moins grand des bâtiments et selon la formulation de l’aliment, des plans d’alimentation standard peuvent avoir des résultats variables.

Sans prendre de risque inutile, nous pouvons travailler sur les bases suivantes :

o ELD à la mise bas de 18 à 20 mm : en effet si on est déjà trop « juste », il sera très compliqué d’avoir un état acceptable au sevrage, et a contrario, si la truie est trop grasse, elle manquera d’appétit.

o Pertes d’ELD acceptables en lactation : 3-4 mm pour les truies de génétique « classique » ; 4-5 mm pour les lignées sino-européennes et les Topigs.

o L’objectif est d’être à 14-16 mm d’ELD à l’insémination des truies. Souvenons-nous que toute ELD à 12 mm ou moins sera particulièrement à risque de retours ou de petite portée.


Les éventuelles baisses d’appétit de la truie allaitante (lors de fortes chaleurs ou en raison de la faible capacité digestive chez les cochettes) pourront être partiellement compensées par l’apport de suppléments nutritionnels énergétiques et protéiques, sans oublier les apports oligo-vitaminiques la semaine avant sevrage.

Le sevrage anticipé de quelques jours ou un sevrage partiel raisonné permettra de ne pas épuiser certaines truies.

Outre l’alimentation, ne perdons pas de vue l’autre point clé d’une bonne reproduction : la santé de l’appareil génital et sa bonne involution. C’est également un important enjeu en salle maternité où le maître mot reste l’hygiène, à commencer par celle des locaux avec la conduite en tout plein, tout vide, le respect de plan de décontamination faisant appel à des désinfectants homologués.
Insistons sur les pratiques respectueuses de l’intégrité de la muqueuse utérine :

o éviter les fouilles inutiles,
o faire le suivi des infections urinaires et des écoulements vulvaires, effectuer les traitements nécessaires selon prescription vétérinaire
o signaler tout problème de ce type au personnel du bloc saillie

En effet, le retour à la normale de la matrice demande 3 semaines, et ceci lorsque rien ne vient perturber le processus !

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