Troubles de la reproduction

Ce cas décrit des troubles de la reproduction survenus dans un élevage naisseur engraisseur de 250 truies

Jeudi 28 Octobre 2010 (il y a 7 ans 10 mois 28 jours)
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Description de l'élevage et appel de l'éleveur


Description de l'élevage et de la situation



Il s'agit d'un élevage naisseur engraisseur de 250 truies sur un unique site, dans une zone de forte densité porcine en Bretagne :
- conduite en 7 bandes, sevrage 28 jours,
- tous les porcelets sevrés sont élevés sur le site.

Un agrandissement du cheptel, de 220 à 250 truies, avec la construction d’un nouveau bloc naissage (maternités, verraterie-gestante et quarantaine), a été réalisé fin 2008-début 2009.

Les cochettes, ainsi que les doses d’insémination sont achetées à l’extérieur.

L’eau, en provenance d’un forage, est continuellement traitée au chlore.

Statut sanitaire et prophylaxies effectuées

Statut sanitaire

SDRP Positif
Stabilisation de la circulation du virus sur le cheptel reproducteur réalisée en 2008.
Mycoplasma hyopneumoniae Positif
Actinobacillus pleuropneumoniae Pas de signe clinique
Gale sarcoptique Positif

Prophylaxies effectuées

Parvovirose Truies et cochettes
Rouget Truies et cochettes
Colibacillose Truies et cochettes
Rhinite atrophique Truies et cochettes
SDRP Vaccin vivant sur truies et cochettes
Mycoplasme Issus

Les reproducteurs sont déparasités 2 fois par an à l’ivermectine par le biais de l’aliment.

Appel du fabricant d’aliment

Nous sommes appelés fin octobre 2009 car les résultats de reproduction, en baisse sur les derniers mois, ont encore fortement chuté depuis 4 bandes, un traitement récent à l’oxytétracycline de l’ensemble du cheptel n’ayant apporté aucune amélioration notoire.


Visite sur le site


Analyse des résultats techniques

Voici les principaux résultats techniques du naissage sur les 10 mois antérieurs à la visite, comparés à ceux de l’année précédente :

GTTT
Juin à octobre 2009
Janvier à mai 2009
Année 2008
Nés totaux
14,43
15,24
15,37
Nés vifs
13,06
13,81
13,99
Momifiés/portée
0,35
0,28
0,31
Sevrés/portée
10,23
10,49
11,04
ISSF
11,7
11
12,9
Fertilité
65,1
75,9
83,5
Avortements
3%
3%
< 1%
Age à la 1ère MB
389 j
393 j
373 j

Nous constatons une baisse importante du taux de fertilité sur les derniers mois. C’est la modification majeure révélée par ces résultats.
La prolificité a également baissé : près de 1 porcelet né en moins.
Le niveau de pertes de porcelets sous la mère est élevé.

Résultats par rang de portée sur la période juin - octobre 2009 :

Rangs de portée
1
2
3
4
5
6
7
8
9
Nés totaux
12,83
14,4
15,96
15,58
15,43
13,77
14,61
14
15
Nés vifs
12,12
12,9
14,32
14,25
13,78
12,08
12,83
12
12,75
Taux de fertilité
59,3
53,8
62
81
59
76,5
80
77,8
100

La dégradation du taux de fertilité, général, touche encore plus les jeunes animaux (cochettes et primipares). La prolificité des primipares est aussi relativement basse : 12,8 nés totaux ici, alors que la moyenne est de 13,5 chez les 30 % supérieurs bretons (données 2009 de la Chambre d’Agriculture de Bretagne).

La fertilité sur la dernière bande échographiée est encore inférieure a celle calculée dans la GTTT, malgré la réalisation d’un traitement à l’oxytétracycline sur l’ensemble du cheptel :
- taux de fertilité de la bande: 54 %
- taux de fertilité des cochettes : 33 %

En étudiant le carnet d’élevage, nous constatons que sur les 3 dernières bandes, le taux de fertilité des truies ayant déjà fait 1 retour est inférieur à 50 %, celui des truies sevrées ne dépassant quant à lui pas 60 %.

Visite de l’élevage

Quarantaine (nouveau local, confortable et lumineux, bien individualisé au sein du bloc naissage)

• Réception de cochettes négatives SDRP,
• Quarantaine sur paille en tout plein tout vide,
• Aliment gestante distribué à volonté,
• Réception toutes les 6 semaines, contamination avec déjections de maternité. Age de 6 mois à l’arrivée,
• Séjour en quarantaine de 6 semaines,
• Passage en quarantaine bloquée et distribution d’altrénogest ; déplacement en gestante après échographie,
• Les animaux observés ce jour ne présentent pas de signe pathologique notable, les venues en chaleur sont bonnes après l’arrivée. Pas d’écoulement vulvaire anormal visible.

Il est à noter que les lots observés ce jour sont les premiers depuis quelques mois à bénéficier de cette conduite normale.
En effet, la conduite habituelle a été bouleversée début de l’année (février) 2009, avec la livraison simultanée de 60 cochettes de 180 jours directement introduites en gestante (pas d’isolement en quarantaine préalable) pour compléter les 7 bandes. L’éleveur était à l’époque bien conscient des risques encourus mais son fournisseur ne lui a pas laissé d’autre choix que celui d’accepter.

Verraterie-Gestante

• Nouveau bâtiment gestante, truies en groupe avec réfectoires depuis début 2009
• Traitement des truies avec oxytétracycline réalisé depuis 10 jours
• Protocole d’insémination pour un sevrage effectué le mercredi matin :

Détection
1ère IA
2ème IA
3ème IA si immobilité
Dimanche soir
Lundi matin
Lundi soir
Mardi matin
Lundi matin
Lundi midi
Mardi matin
Mardi soir
Lundi soir
Mardi matin
Mardi soir
Mercredi matin
Mardi matin
Mardi soir
Mercredi matin
Mercredi soir
Mardi soir
Mercredi matin
Mercredi soir
Jeudi matin

• Truies mises en liberté 8 jours après IA, regroupées autant que possible en fonction de l’état au sevrage (des mesures d’épaisseur de lard sont réalisées au sevrage). L’allotement des animaux et l’adaptation de la ration alimentaire en fonction des mesures ELD avait été mis en place fin 2007, l’éleveur ayant investi dans un appareil Renco. Les résultats s’étaient jusqu’alors révélés intéressants (amélioration et homogénisation de l’état d’engraissement des truies, amélioration des résultats de reproduction).
• Cases lavées et désinfectées entre les déplacements

Le jour de notre visite :
L’état des truies est très hétérogène
• Présence de vaginites
• Présence de gale
Problème de raclage (absence de trappes derrière les truies) : les déjections s’accumulent à l’arrière des truies qui n’ont pas encore pris l’habitude de sortir de leur case.

Maternité

• Truies alimentées à sec, par doseurs
• Bonne qualité et bonne viabilité des porcelets à la naissance
Diarrhées néonatales dans les nouvelles salles de maternité, mais problème d’ambiance incriminé (ventilateur sous-dimensionné lors de la conception des plans), en voie de correction
• Plusieurs (2) truies avec écoulements vulvaires purulents (vaginite purulente)
Les porcelets plus âgés sous la mère sont hétérogènes.

Portée hétérogène
Ecoulement vulvaire purulent
Truie maigre au sevrage
Gale

Post-sevrage

• Premier âge supplémenté en amoxicilline (400 ppm), colistine (120 ppm) et flubendazole (15 ppm). Deuxième âge blanc.
Pas de problème particulier le jour de notre visite et l’impression générale est bonne.

Engraissement

• Alimentation en soupe
• Quelques toux en fin d’engraissement
L’ensemble reste globalement correct.

Conclusions suite à la visite

Depuis le début de l’année 2009, les résultats de fertilité se sont fortement dégradés, notamment sur cochettes et primipares, et cela en parallèle d’une détérioration de l’état général du troupeau de truies, ainsi qu’une augmentation de la fréquence des infections génitales (révélée par les écoulements vulvaires et les retours multiples).

Il faut noter qu’avec les travaux d’agrandissement, la baisse de la surveillance et la diminution de la présence en élevage ont été notoires, cela ayant été accentué par le congé maternité de la salariée non remplacée.

Par ailleurs, la livraison accélérée de 60 cochettes directement introduites en gestante pose 2 problèmes :
- Sanitaire : le risque important de problèmes sanitaires sur des cochettes non adaptées au microbisme de l’élevage receveur, cela pouvant entraîner une déstabilisation et des problèmes chez le troupeau receveur également (ce que nous observons ici),
- Zootechnique : la mise à la reproduction d’animaux non adaptés en terme de rapport âge et poids (en effet, 60 cochettes pour un troupeau de 250 truies, cela correspond à peu près au nombre de cochettes à introduire sur 6 mois…).

Les mauvais taux de fertilité sur cochettes et primipares observés sur la GTTT correspondent bien à ces animaux.


Premières recommandations


Dans un premier temps, il est essentiel de reprendre les bases quelque peu négligées au cours des derniers mois :

Conduite des cochettes en quarantaine

La préparation des cochettes doit être particulièrement soignée.

Il est essentiel de respecter le passage en quarantaine qui doit être suffisamment long pour permettre :
- Une bonne adaptation sanitaire :

o Réalisation des vaccins, en fonction du contexte épidémiologique de l’élevage
o Traitements antiparasitaires, internes et externes
o Mise en contact avec des organismes microbiens de l’élevage (déjections de multipares …)

- Une bonne préparation zootechnique :
L’objectif de croissance des cochettes en quarantaine est de environ 650 g de GMQ. Il faut ainsi viser :

- un âge à la saillie de 230-240 jours
- pour un poids à la saillie de 135-140 kg

Dans le cas présent, les cochettes, livrées à 180 jours d’âge – elles doivent alors peser de 110 à 120 kg - seront alimentées avec un aliment gestante, seront mises à la reproduction 9 semaines après l’arrivée, puis introduites au sein des gestantes.

Nous conseillons de réaliser des mesures d’épaisseur de lard, à la sortie de quarantaine ainsi qu’à l’insémination sur deux lots de cochettes entiers afin de valider le plan d’alimentation.
Epaisseur de lard visée à la saillie : 14 à 18 mm.

Dans la mesure où ces conditions ne pouvaient être respectées avec les 60 cochettes (pas de quarantaine, insémination de cochettes âgées de 400 jours d’âge !), l’éleveur aurait dû en refuser la livraison.

Alimentation des truies

Les truies doivent retrouver un état d’engraissement correct dès le premier mois de gestation. Pour cela, lorsque les truies sont en groupe, il est indispensable de constituer des lots de truies, en fonction de leur état d’engraissement au sevrage afin de leur distribuer une ration alimentaire adaptée. Le tri est ici rendu plus objectif grâce aux mesures d’épaisseurs de lard. Nous proposons de constituer les groupes de cette manière :
- lot de cochettes uniquement si possible
- lot de maigres et très maigres (ELD = 11 mm)
- lot de moyennes (ELD à 12-14 mm)
- lot de grasses (ELD = 15 mm).

Les rations alimentaires sont rappelées pour les différents groupes ainsi constitués et pour chaque stade de gestation.

Déparasitage

La totalité du cheptel recevra au plus vite 2 pulvérisations d’antiparasitaire externe, à 15 jours d’intervalle (Taktic par exemple). En routine, nouveau déparasitage à réaliser avant chaque mise-bas.
Le troupeau sera vermifugé au flubendazole dans l’aliment, et ce traitement sera répété 3 fois par an.

Prévention et traitement des infections uro-génitales

Il est essentiel de prévenir les risques d’infections uro-génitales.

En quarantaine : lavage désinfection entre chaque lot.

En verraterie-gestante :
- Mise en groupe des truies dès l’IA et les débloquer en espérant éviter le problème d’accumulation de déjections en attendant la mise en place des trappes qui faciliteront le nettoyage.
- Poursuite du lavage-désinfection entre chaque lot
- Mise en place de gel iodé au niveau du vagin lors de l’entrée en maternité pour limiter les problèmes de vaginites puis de métrites par contamination ascendante au moment de la mise-bas.

En maternité :
- vérification du protocole de nettoyage – désinfection en maternité, notamment :

o Dose de désinfectant et concentration de la solution (vérification du débit de la lance-mousse, du temps nécessaire pour un bon épandage du produit sur l’ensemble des surfaces)
o Adéquation du délai entre lavage et désinfection (les parois ne doivent être ni trop sèches ni trop mouillées)
o Respect d’un temps d’action du désinfectant suffisant (30 min à une heure)
o Nécessité de chauffer les salles en hiver pour une action efficace du désinfectant

- la réalisation de boîtes-contact est prévue pour valider ce protocole.

Il faut aussi rappeler l’importance du raclage des déjections en maternité autour de la mise-bas non régulièrement fait ici.

Réalisation de prélèvements

Nous réalisons plusieurs écouvillonnages utérins/vaginaux sur truies présentant des écoulements anormaux afin de réaliser isolement bactérien et antibiogramme.

Plan d’insémination

- Passage prévu au moment des inséminations pour contrôler venues en chaleurs et protocole.


Résultats des 1ères analyses et contrôles


Résultats du contrôle de désinfection après révision du protocole de nettoyage-désinfection en maternité

La qualité du nettoyage-désinfection revu est tout à fait satisfaisante.

Suivi des inséminations

Nous ne mettons pas en évidence d’erreur que ce soit au niveau de la détection des chaleurs ou de la réalisation des inséminations faites en accord avec le protocole précédemment décrit.

Suivi de la préparation des cochettes

Les cochettes ayant bénéficié d’une conduite adéquate sont en état satisfaisant à la saillie. Les venues en chaleurs sont bonnes.

Résultats des analyses réalisées sur les écouvillonnages utérins

Germe isolé
Gestante
Truie ayant avorté Staphylocoque coagulase -
2 retours successifs, cyclés Pasteurella multocida
Retour après avortement E. coli sphère uro-génitale 1
Retour cyclé Pas de culture bactérienne significative
Maternité
Ecoulements vulvaires E. coli sphère uro-génitale 2
Ecoulements vulvaires E. coli sphère uro-génitale 3

Antibiogramme

Antibiotique
Staphylocoque
P. multocida
E. coli 1
E. coli 2
E. coli 3
Amoxicilline
sensible
sensible
résistant
intermédiaire
résistant
Ceftiofur
sensible
sensible
sensible
sensible
sensible
Enrofloxacine
sensible
sensible
intermédiaire
sensible
sensible
Florfénicol
sensible
sensible
sensible
sensible
sensible
Quinolone 1ère génération
sensible
sensible
résistant
sensible
sensible
TMP- sulfa
sensible
sensible
résistant
sensible
résistant

Prescriptions

Compte tenu de ces analyses, nous prescrivons à l’éleveur :

1. la distribution d’acide oxolinique à toutes les truies, dans l’auge, pendant 6 jours autour de la mise-bas, sur 7 bandes.
2. le traitement individuel au florfénicol des truies avec écoulements vulvaires dans les jours qui suivent la mise-bas, en intra-musculaire.

Observations faites sur les mise-bas suivantes

Avec la correction du problème de ventilation, les diarrhées sur porcelets sont atténuées, mais les porcelets sous la mère restent hétérogènes, avec des mortalités de « porcelets qui décrochent ».

Le contenu des doseurs de maternité sera re-pesé, et les quantités d’aliment véritablement distribuées en cours de lactation, révélées insuffisantes, seront augmentées.



Evolution et résultats au cours des 6 mois suivants


L’évolution clinique du troupeau de truie est très positive :
- amélioration nette de l’état général des truies ; homogénéisation
- diminution du nombre de truies vues avec écoulements vulvaires, après mise-bas, ainsi qu’en gestante.

Voici les résultats des bandes inséminées après la mise en place de ces mesures :

N° de bande
% de fertilité truies sevrées
% fertilité cochettes
% fertilité sur retours
% fertilité bande
1
85,7
83,3
50
73,2
2
75
30
16,6
37,5
3
74
100
41,7
68,2
4
78,2
83
33
65,8
5
81,5
50
31,5
62
6
90 ,1
100
60
84
7
83,3
100
43,7
76
1
80
90,9
37.5
72
2
85
81
67
80,5
Moyenne Décembre 09-Juin 10
81,4
79,8
42,3
68,8
Rappel : résultats de Juin – Octobre 09
60
Moins de 50 %
Moins de 50 %
54

La fertilité des cochettes mais aussi des truies après sevrage a évolué de façon nettement favorable.
Ce retour à une fertilité satisfaisante accompagne la réintroduction régulière « normale » de lots de cochettes.

Malgré ces améliorations, le taux de fertilité sur bandes entières augmente plus difficilement.
Cela s’explique par le taux de fertilité des truies ayant déjà fait des retours, très bas. Pour ces truies, le traitement antibiotique est certainement arrivé trop tard, alors que des lésions utérines incompatibles avec la gestation s’étaient déjà formées.

L’éleveur a d’abord éprouvé beaucoup de réticences à réformer ces animaux qui représentaient de 30 à 45 % de l’effectif selon les bandes (certaines ont présenté jusqu’à 5 retours successifs).

Il est pourtant nécessaire de réformer ces truies devenues des non-valeurs économiques, et de réformer en général au troisième retour au plus tard.

Le traitement à l’acide oxolinique est arrêté après le passage de chacune des 7 bandes.

Le nombre de pertes de porcelets en maternité diminue également (le taux de perte sur nés vifs est passé de 21,6 % (juin-octobre 2009) à 14,6% (premier trimestre 2010).


Commentaires

Il s'agit d'un cas de troubles de la reproduction. Les enseignements à tirer peuvent être les suivants

Attention à la quarantaine

Ce cas montre bien à quel point une introduction de cochettes non rigoureusement réalisée peut être très pénalisante, pour les cochettes elles- mêmes, mais également pour le reste du troupeau.
a. Les cochettes sont des animaux encore en croissance qui ont des besoins alimentaires bien spécifiques, à mettre en rapport avec leur carrière de reproductrices à venir
b. Ce sont également des animaux jeunes, arrivant avec un statut sanitaire différent de celui de l’élevage receveur
La période de quarantaine n’est donc pas une étape à négliger…

Faire l'analyse détaillée des fiches bandes et de la fertilité par catégorie de truies

Lors d’analyse d’un problème de fertilité, il est indispensable pour au mieux adapter les mesures proposées de faire un diagnostic précis et ceci passe avant toute chose par l’analyse précis des résultats de fertilité comme présenté dans ce cas clinique.

Il faut analyser séparément :
- taux de fertilité des cochettes
- taux de fertilité des primipares
- taux de fertilité des multipares du sevrage
- taux de fertilité des truies ayant fait déjà un retour

Ainsi, il pourra être distingué plusieurs cas de figure avec par exemple :
- un mauvais taux sur cochettes, comme dans le cas présent, évoquant la mauvaise adaptation liée à l’absence de passage en quarantaine, l’inadéquation des âges et poids à l’IA du lot de 60 cochettes livrées en même temps
- un mauvais taux sur primipares
- un mauvais taux sur les truies à retour traduisant des lésions utérines et des infections urogénitales qui ne sont pas ou qui sont mal traitées.

Cette 1ère approche sera ensuite validée ou pas et confirmée par des analyses complémentaires si nécessaire.

Un retour est coûteux

L’éleveur a ici été confronté à un nombre de retours très important et un taux de fertilité très bas sur les truies issues de retour.
Nous pouvons comprendre la réticence de l’éleveur à réformer plus rapidement ces animaux à problème, d’autant que leur proportion était très élevée dans chaque bande et qu’il s’agissait d’animaux jeunes pour la plupart.

Il ne faut cependant pas perdre de vue qu’un retour est coûteux :
Selon les calculs de la Chambre d’Agriculture de Bretagne à partir des données de 2009, un retour coûte 74 euros.
Il ne faut donc pas négliger les retours en chaleur (objectif : 90 % de fertilité). Le diagnostic précis de leur cause permettra de décider des mesures à mettre en place.

Au-delà de 3 retours, et pour les raisons déjà citées, les chances de gestation sont bien minces : il ne faut donc alors pas hésiter à réformer.

Dr Céline HENRY
Vétérinaire
56 - PONTIVY

Cas cliniques

Cas aigu de SDRP09-Déc-2010 il y a 7 ans 9 mois 16 jours
Coccidiose13-Oct-2010 il y a 7 ans 11 mois 12 jours

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