Troubles nerveux sur des porcelets allaitants et métrites sur des truies

Description de l'élevage et apparition du cas
Jeudi 6 Juillet 2006 (il y a 12 ans 2 mois 18 jours)
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Description de l'élevage et apparition du cas


Description de l'élevage

Il s'agit d'un élevage naisseur-engraisseur d'environ 300 truies reproductrices au sud de l'Espagne, destiné à la multiplication pour une coopérative de la région.
Cet élevage est indemne d'Aujeszky et de SDRP. Le niveau de conduite est plutôt léger, les éleveurs travaillent sur l'élevage à temps partiel, en partageant le travail à l'élevage avec le travail aux champs.

Au mois d'août, après un grave accident dû à une panne électrique pendant un week-end dans le bâtiment gestantes, la grande majorité des truies ont péri pendant la phase de gestation, seules les truies en mises-bas ou en premier tiers de gestation ont survécu à l'accident.

Afin de limiter au maximum la perte de production, ils ont été obligés d'effectuer un renouvellement très important du cheptel et très rapide. Au vu de l'ampleur du problème, les propriétaires ont décidé de repeupler par des truies d'engraissement.

Apparition du cas

Cinq mois après l'accident qui a fait chuter la production, le vétérinaire de la coopérative nous appelle pour avoir notre avis sur des écoulements vaginaux sur les truies et sur des troubles nerveux qui touche les porcelets allaitants, les deux problèmes ayant commencé de manière sérieuse il y a deux mois.

Avant de visiter l'élevage nous analysons les données provenant de leur programme de gestion.


Il est à peine resté des truies des cycles 6 et 7 et le nombre de truies de plus de 3 cycles était très faible (15 truies par cycle).

Dans cet élevage, on pratique l'insémination artificielle pour 100% des saillies. La semence provient du centre d'insémination de la coopérative dans lequel les dernières analyses effectuées écartaient toute présence de pollution bactérienne sur les doses analysées.
Le dilueur utilisé contient de la lincomycine et de la spectinomycine. On utilise seulement des cathéters jetables. On prélève un verrat qui n'a jamais effectué aucune saillie.

L’évolution des pertes a été la suivante :



Il n'existait pas de données sur les truies de + de 5 cycles pour la période concernée.

Le vétérinaire qui suit l'élevage explique que le responsable de la maternité a observé que le problème commence 2-3 jours après la naissance et qu’il diminue relativement sur les animaux atteints plus âgés. Il ne semble pas y avoir de résultat au traitement injectable à l'amoxicilline sur les animaux touchés.


Résultats des premières analyses et visite de l'élevage


Premières analyses

Puisque le vétérinaire de l'élevage pense qu'il peut s'agir d'un problème vaccinal malgré le statut indemne d'Aujeszky de l'élevage, la première chose qui a été faite fut d'effectuer une analyse ELISA vis à vis de cette maladie sur les reproducteurs aux portées touchées depuis deux semaines : les résultats furent négatifs.

Les porcelets autopsiés ne montrent pas de lésions spécifiques et on a envoyé des échantillons de liquide céphalo-rachidien pour la recherche de Streptococcus suis ainsi que des écouvillons pour la culture d'Haemophilus parasuis : les deux ont donné des résultats négatifs.

La culture d’écouvillons vaginaux des truies à écoulements vulvaires a donné comme résultat l'isolement de Staphylococcus spp, Proteus et Escherichia coli. On a alors supplémenté l'aliment avec 400 ppm de chlortétracycline à partir des résultats de l'antibiogramme mais cela ne semble pas donner de grands résultats.

Visite de l'élevage

Gestantes

Lors de la visite à l'élevage, on s'aperçoit que le problème des écoulements touche principalement les truies primipares, avec aussi quelques truies plus âgées aussi. Les truies sont apparemment saines.

L'aspect des animaux touchés ressemble à celui figurant sur les photos suivantes.


Le responsable des inséminations est convaincu que le traitement par l'aliment n'a pas été inutile, ainsi que le renforcement de l'hygiène (nettoyage de la partie arrière des truies deux fois par jour et application d'un produit désinfectant en poudre à base de superphosphates sur les truies après la saillie). En fait, il précise que des truies ont été saillies trois fois et plus en présentant des écoulements trois ou quatre jours avant les chaleurs. Les écoulements sont généralement assez abondants de couleur crème, de consistance variable.

Devant la nécessité d’accroître l’effectif le plus vite possible, quelques truies sont gardées en fin d’engraissement, dans deux salles d’engraissement, pour être inséminées dès qu’elles viennent en chaleur (âge d’insémination = 200 jours)

On a autopsié une truie nullipare morte le jour même, et on a observé une torsion du côlon. On nous précise que les pertes de nullipares n'ont pas été fréquentes jusqu'à ce jour.

Maternité

En maternité, on observe qu’il n’y a des animaux atteints que dans les portées des truies primipares, mais pas dans toutes, et que dans les portées touchées tous les porcelets ne sont pas nécessairement atteints.
L'état de santé des truies ne semble pas être affecté en quoi que ce soit. L'aspect des portées peut être apprécié sur les deux photos suivantes.


L'intensité des tremblements varie parmi les animaux touchés et, curieusement, il semble que le tableau clinique s’aggrave lorsqu'ils se déplacent. La mortalité des animaux atteints est de 50% et ils meurent en général avant la fin de la première semaine de vie. Les portées touchées présentent une diarrhée d'aspect jaunâtre qui, probablement, est causée par E.coli. Une question importante est que, malgré le commentaire du responsable de ce secteur de l’élevage, des porcelets avec tremblements apparaissent dès le premier jour de naissance.

A l'autopsie de deux des porcelets les plus touchés, on n'observe pas de lésions spécifiques.

On n'observe aucun type de problème ni dans les nurseries ni en engraissement, où la mortalité est à un niveau normal par rapport à l'historique de l'élevage (respectivement 3% et 4%). Un point intéressant observé durant la visite : quelques porcelets en nurserie présentent des tremblements quand les groupes d’animaux se déplacent.


Diagnostic, mesures prises et évolution


Diagnostic

Le diagnostic est relativement simple, dans cet élevage : un problème de métrite sur des truies se produit après la saillie, parallèlement à un problème de tremblement congénital. Toutefois, ce diagnostic ne résout rien car il s'agit de deux conditions pathologiques dans lesquelles interviennent beaucoup d'agents et de facteurs possibles.

Mesures prises

Sachant que, s’agissant de métrite, les anti-bactériens donnent généralement de maigres résultats, le traitement devrait surtout tendre à diminuer les facteurs de risque.

Les actions proposées ont été :

· Augmenter la chlortétracyline dans l'aliment à une dose minimale de 20 mg/kg/jour et injecter Oxytétracycline LA 20 mg/kg après la dernière insémination

· Éliminer les truies qui présentent des écoulements ou leur permettre de passer un cycle

· Laisser passer un cycle aux nullipares ayant des signes de vaginite

· Diminuer le temps d'insémination des nullipares.

· Renforcer l'hygiène dans la salle de contrôle de saillie

Quant au problème de tremblement congénital on a supposé que le problème découlait d'une mauvaise adaptation des nouvelles truies introduites dans le cheptel reproducteur.
Afin d'obtenir la protection de toutes les nullipares avant la gestation, on les a contaminées avec des fécès et des délivres de truies provenant des cases ayant connu des troubles pendant la lactation dans les portées touchées.

Evolution

À partir de l'application des mesures citées, au début du mois de mars, le pourcentage de nouveaux cas dans l'élevage fut réduit de façon progressive, avec une diminution des animaux présentant des métrites.

L'évolution de la mortalité en lactation a aussi radicalement diminué, bien que nous pensons que les mesures de contrôle mises en place n'ont pas été la cause de cette amélioration : en effet, l'infection a eu lieu en masse sur toutes les nullipares et nous sommes intervenus quand les derniers animaux infectés sont entrés en gestation, ce qui explique sûrement la diminution des troubles après cette date.


Commentaires

Il s'agit d'un élevage naisseur-engraisseur de 300 truies reproductrices destinées à la multiplication dans lequel se produit un problème de métrite sur des truies après la saillie, conjointement avec un problème de tremblement congénital. Cependant, ce diagnostic ne résout rien parce qu'il s'agit de deux conditions pathologiques dans lesquels interviennent beaucoup d'agents et beaucoup de facteurs possibles.

Métrites sur les truies gestantes

Mécanisme d'apparition des métrites

Normalement l'apparition de métrite après la saillie a lieu généralement sur des truies multipares (l'un des facteurs prédisposants est l'âge de la truie). Toutefois, dans cet élevage il s'est présenté une poussée épidémique de métrites qui touchait les truies primipares. Il n'est pas rare d'observer ce cas de figure dans des élevages où on effectue un remplissage ou où le niveau de renouvellement est très élevé. Les truies nullipares, tant sur le plan de l’adaptation immunologique, que sur le plan de la physiologie hormonale, sont plus sujettes aux vaginites. En fait, la truie autopsiée, bien qu'elle n'ait jamais été saillie, présentait une vaginite : celle-ci se différencie de la métrite car l'abondance de l'écoulement est moindre (par opposition à l'endométrite), elle est indépendante de la phase cyclique de la truie (la métrite présente seulement des flux dans le pro-œstrus ou l'œstrus), et elle n'interfère pas avec la gestation. Cependant, c'est une cause prédisposante de métrite: on suppose que l'insémination de ces truies permet à l'infection de monter dans l’appareil génital pour évoluer vers une métrite.

Truies multipares gestantes avec des écoulements vaginaux (vaginites)
Au fur et à mesure qu'augmente la pression d'infection dans la zone de gestantes, le problème prend de plus en plus d’importance (ceci expliquerait que, malgré le renouvellement intensif depuis septembre, le problème n'est apparu de façon nette que 4 mois plus tard). En fait nous pouvons arriver à avoir une situation telle que celle indiquée sur la photo sur laquelle nous voyons des truies multipares gestantes avec des écoulements associés à une vaginite dans une salle de gestantes dont l'hygiène est très médiocre.

Quelles étapes devions-nous suivre pour résoudre ce problème ?

Il faut être conscient que les traitements anti-bactériens donnent généralement peu de résultats. En fait, ces infections sont généralement mixtes et avec des agents non spécifiques (agents environnementaux). Il faut essayer de diminuer les facteurs de risque.

Les actions proposées sur cet élevage furent :

- Augmenter la chlortétracycline dans l'aliment à la dose minimale de 20 mg/kg/jour. On a proposé une dose de 1000 ppm pour une truie de 130 kg (nullipare), avec un ingéré de 2.5 kg d'aliment par jour

- Après la dernière insémination les truies reçoivent de l'oxytétracycline LA à 20 mg/kg.

- Ne pas inséminer les truies qui présentent des écoulements : soit les éliminer (multipares), soit leur laisser passer un cycle pour les inséminer au cycle suivant si elles n'ont pas eu d'écoulements. Environ 50% de truies pour lesquelles cette méthode a été appliquée ont éliminé l'infection (c’est un des problèmes lorsqu’on fait des inspections d’utérus de truie en abattoir).

- Ne pas inséminer les truies nullipares qui montrent des signes de vaginite, laisser passer 21 jours de plus.

- Renforcer l'hygiène dans la salle de contrôle de saillie.

Tremblement congénital sur les porcelets

Le nom de tremblement congénital désigne seulement le signe clinique manifesté par des porcelets qui montrent à la naissance des tremblements des extrémités, de la tête ou de tout le corps. Il peut affecter quelques ou tous les animaux d'une portée et sa sévérité est variable, autant entre différentes portées que dans une même portée.

Il est fréquent de ne pas remarquer que les porcelets sont touchés dès la naissance. Ce type d'affection est caractéristique car, lorsque les porcelets sont au repos ou dorment, ils montrent à peine des tremblements et, lorsqu'ils sont en mouvement, les signes sont beaucoup plus visibles.

Il est important de confirmer la nature congénitale de ce trouble.

Les porcs touchés de manière légère survivent et récupèrent dans les 2 à 8 semaines. Ces tremblements diminuent, mais ils sont encore observables lors de périodes de stress. Les animaux touchés de manière aiguë meurent en général, soit écrasés soit de faim par défaut de coordination motrice.

Photo de J. Segalés
Coupe histologique de moelle épinière de porcelet atteint de tremblement congénital; on peut voir la démyélinisation (vacuolisation de la substance blanche et/ou de la substance grise). Ces lésions atteignent tout le système nerveux central, particulièrement la moelle épinière.
L'aspect au microscope des échantillons remis pour analyse histologique est représenté sur la photo ci-jointe.

Origines possibles des tremblements congénitaux

Selon leur étiologie les différents types de tremblements congénitaux se divisent principalement en 2 groupes : groupe A = cause connue et groupe B = cause inconnue.

Le groupe A est divisé en 5 types
. Il est important d'écarter le type AI, puisqu'il est associé à l'infection de la peste porcine classique.

Type A I : provoqué par l'infection de truies gestantes par des souches du virus de la peste porcine classique (ou après vaccination avec certaines souches vaccinales). Il y a infection virale transplacentaire. Généralement ce type de tremblement congénital est suivi d'une mortalité importante, avec des pertes intervenant normalement entre 3 et 4 jours après la naissance.

Type A II : est dû à un agent infectieux encore inconnu, probablement un virus, réparti au niveau mondial bien que la maladie apparaisse avec une fréquence assez faible. On est parvenu à induire la maladie expérimentalement de 28 jours de gestation jusqu'à 14 heures avant la mise-bas. Il n'est habituellement pas suivi de mortalités importantes. Le diagnostic de ce type est compliqué parce que les lésions observées en histopathologie sont des lésions d’hypomyelinogénèse, communes à d'autres causes de tremblements congénitaux. Il n'existe pas de techniques développées d'immuno-histologie.

Type A III : il est dû à une hypomyelinogénèse héréditaire qui affecte principalement les mâles de la race Landrace (elle est transmise par un facteur monogène récessif lié au sexe). Les truies porteuses ont des porcelets touchés indépendamment du verrat avec lequel elles ont été inséminées et la moitié des porcelets mâles sont infectés.

Type A IV : est aussi dû à un facteur génétique qui affecte la race Saddleback. Il est dû à un gène autosomique récessif (non lié au sexe et qui touche donc mâles et femelles). La symptomatologie est semblable au type III, bien qu'il affecte généralement 25% de la portée et est mortel pour les individus touchés. Cette maladie est progressive.

Type A V : il est du à des agents tératogènes. Il était en général associé à l'utilisation d'organophosphorés en gestation sur des truies entre 45 et 79 jours de gestation.

Dans ce cas particulier, l'affection se centre exclusivement sur des truies primipares et touche autant les mâles que les femelles.

Ceci nous permet d'écarter les types AIII et AIV, car les animaux touchés sont la descendance de ceux présents déjà dans l'élevage, un défaut génétique par définition aurait une prévalence différente et ne se manifesterait pas seulement sur les primipares. De plus, le type AIII serait lié au sexe, ce qui n’arrive pas dans cet élevage.

De la même manière, le type AV devrait être associé à l’exposition du cheptel à une nouvelle substance et devrait toucher de façon homogène toutes les portées indépendamment de leur rang. A priori, il n’est pas possible qu’il y ait eu exposition aux organophosphorés car à notre connaissance il n’y a pas eu de traitement des installations

Le type AI, doit toujours être pris en considération quand il est associé à une maladie à déclaration obligatoire comme la peste porcine. L'élevage était régulièrement contrôlé vis à vis de cette maladie et, au moment de l'infection, il n'y avait aucune déclaration de cas dans l'Union Européenne ; de plus il n’y avait pas de mortalité manifeste ni d'infection sur les truies multipares (étant donné qu’il n’y a évidemment pas d’immunité contre cette maladie dans l’élevage, elle devrait toucher les animaux à tous les stades)

La maladie d'Aujeszky et la maladie de Talfan peuvent être aussi suivies de tremblements congénitaux, même si la première est accompagnée d'une mortalité importante et devrait donner lieu à une séroconversion sur les truies à partir des 2 semaines de symptomatologie sur les porcelets, ce qui n'a pas eu lieu.

Le type le plus probable dans ce cas serait le type AII, bien qu'il faudrait écarter les entérovirus du type Talfan (cela n’a pas pu être fait à cause du manque de techniques de diagnostic disponibles).

Recommandations

Il existe très peu d'information disponible sur l’agent causal possible du tremblement congénital de type AII, bien qu’il existe certaines publications qui le mettent en rapport avec le circovirus porcin type II.

Dans le cas qui nous intéresse, puisqu'il n'y avait pas historiquement eu ce problème dans l'élevage, on a supposé que le problème provenait d'une mauvaise adaptation des nouvelles truies introduites dans le troupeau reproducteur. Afin d'obtenir la protection de toutes les nullipares avant la gestation, on a renforcé leur exposition à des fécès et des délivres de truies provenant des cases ayant connu des troubles pendant la lactation dans les portées touchées.

Evolution du cas

À partir de l'application des mesures mentionnées, au début du mois de mars, le pourcentage de cas de retours en chaleur dans l'élevage a été réduit de manière progressive, avec une réduction des animaux qui présentaient une métrite, ce qui a permis d'arrêter le traitement dès les mesures mises en place.


Sur le graphique suivant, nous pouvons observer la diminution des retours en chaleur non seulement qui a eu lieu sur les primipares, mais aussi sur les truies ayant eu plusieurs cycles. Il se peut qu'on ait sous-estimé l'impact des métrites sur les truies de 2 à 5 cycles ou bien que celles-ci souffraient de métrites subcliniques à partir de la pression d'infection générée.


Une fois que l’effectif de l’élevage est redevenu normal, au bout de trois mois, on a repris l’achat d’animaux de renouvellement à l’extérieur. Apparemment, ceci n'a pas changé la situation clinique de la phase de la gestante et depuis lors, la présence de cas de métrite dans cet élevage est épisodique.

L'évolution de la mortalité en lactation a aussi radicalement diminué, et pas uniquement par nos mesures de contrôle (bien que nous aurions préféré ne pas le préciser à l'éleveur), car en étant optimiste, nos contaminations de nullipares auraient donné des résultats en 4 mois (quand ces animaux très bien adaptés et immunisés seraient entrés en maternité). Notre hypothèse est que l’infection a concerné en masse toutes les nullipares et que nous avons été présents quand entraient les derniers animaux infectés pendant la gestation. Ce qui semble étonnant est que cet élevage n’a pas, selon l’éleveur, connu d’autres cas ultérieurs de tremblement congénital.



En tous cas, le fait que ces deux pathologies se manifestent en même temps, indiquant ainsi une déficience de la phase d’adaptation dans un élevage introduisant des animaux nés dans le même élevage (et ceci massivement), devrait nous faire réfléchir sur l’importance qu’il faut donner à l’adaptation du cheptel de renouvellement venant d’autres élevages.

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