Une activité européenne au maximum de ses capacités

Les fériés du mois de novembre sont passés et bon nombre d’abattoirs européens vont à présent travailler au maximum de leur capacité pour absorber une offre élevée, amplifiée par les retards accumulés.

Partout les porcs sont très lourds, résultat de ces retards d’enlèvement mais aussi d’une bonne croissance des animaux. C’est le cas en Allemagne où les vacances et fériés du début de mois ont ralenti l’activité mais aussi stimulé la demande. Cette bonne demande intérieure s’associe à une demande des pays de l’Europe de l’Est et Centrale, en prévision des fêtes de fin d’année. De plus, l’arrivée du froid booste le commerce des produits d’hiver, elle va aussi permettre de ralentir la croissance des porcs. Ce regain d’activité a permis d’équilibrer les marchés et la cotation allemande a été reconduite à 1,45 euro. Les prix de la viande sont restés également stables.

Cette situation se reproduit également en Belgique où le férié du 1er novembre a laissé des retards. Le férié du 11 novembre étant un samedi, l’activité ne sera plus entravée avant les fériés de fin d’année et les abattoirs vont mettre les bouchées doubles pour venir à bout d’une offre croissante. Sur les marchés de l’export, les entreprises font état d’une forte concurrence des allemands et des espagnols.

En Espagne, l’équation poids / prix fait le grand écart, les poids sont très élevés et le prix est au plus bas de l’année (jusqu’à présent !). Finalement, la cotation espagnole n’aura pas suivi la tendance stable en provenance de l’Europe du Nord. En se repliant de 1,7 cent du kilo vif, l’écart se creuse encore avec ses proches concurrents permettant aux entreprises espagnoles de gagner encore un peu plus en compétitivité et de se rapprocher d’un prix propice à la congélation. Le férié du 1er novembre a généré, ici aussi, des retards, l’offre reste supérieure à la demande. L’Espagne connaîtra 2 fériés les 6 et 8 décembre ; en attendant, les abattoirs vont accentuer les cadences et les perturbations qui secouent actuellement la Catalogne ne devraient pas avoir trop d’impact sur l’activité. Sur le front de l’export, les quantités et prix sont à la baisse, ce qui explique la chute continue du prix espagnol qui plonge littéralement sous les autres cotations européennes sans sembler y trouver de fond.

MPB : relative stabilité

L’intense activité, commune aux grands pays européens producteurs de porcs, se retrouve aussi en France après la semaine réduite du 1er novembre. Pour venir à bout des offres importantes et des retards accumulés, les abattages ont été massifs, de l’ordre de 380 000 porcs, d’autant plus que le 11 novembre, situé un samedi n’a pas constitué un frein à l’activité. Les retards d’enlèvement se sont traduits par une hausse importante des poids au point de dépasser, en fin de semaine, les 96 kilos. Le bilan final dans la zone Uniporc Ouest est de 95,98 kg (+ 369g). Les prochaines semaines pleines vont être nécessaires au rétablissement de la fluidité. Le bilan des deux séances de vente a reflété cette reprise d’activité en affichant une relative stabilité du cours qui se fixe à 1,180 euro en fin de semaine, se repliant de 0,5 cent lundi et 0,1 cent jeudi dernier. La difficulté pour les groupements vendeurs à provoquer des invendus pour ne pas aggraver le manque de fluidité rend vaine toute forme de résistance face à des abattoirs dont l’approvisionnement reste aisé.

Commentaires économiques

Nouvelle semaine de forte activité21-Nov-2017 il y a 2 jours

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