Bons résultats comptables des exploitations agricoles françaises en 2021

Des résultats économiques en 2021 en hausse pour le secteur agricole mais avec des situations contrastées selon les filières.

23 Décembre 2022

Selon le Rica de 2021, malgré la crise sanitaire persistante et des événements climatiques défavorables pour certaines cultures, l’excédent brut d’exploitation (EBE) moyen par équivalent temps plein (ETP) non salarié a augmenté significativement par rapport à 2020 (+27,9%, en prix 2021 constants). Il atteint 67 130 € en moyenne en 2021. Après prise en compte des charges financières et des amortissements, le résultat courant avant impôt (RCAI) par ETP non salarié s’est élevé, pour sa part, à 41 170 €, soit +53,3% par rapport à 2020.

Les résultats diffèrent toutefois en fonction de la spécialisation des exploitations. La hausse des résultats a été importante pour les céréales, les oléagineux et les protéagineux (progression de l’EBE par ETP non salarié de 89,8 %) sous l’effet d’une hausse des volumes produits (notamment pour les céréales, dont les récoltes en volume ont rebondi après la faible moisson 2020) et d’une augmentation marquée des prix. L’EBE par ETP non salarié a également augmenté, mais dans une moindre mesure, dans les exploitations viticoles (+15,0%), la hausse des prix compensant la baisse des volumes vendangés liée aux conditions climatiques défavorables (en particulier les gels printaniers). Dans le contexte de l’épizootie d’influenza aviaire, le secteur avicole a été soutenu par les subventions en 2021 ; ses résultats ont aussi augmenté (+9,3% pour l'EBE par ETP non salarié).

Parmi les exploitations spécialisées en production animale, les résultats ont également progressé pour les producteurs laitiers, les éleveurs de bovins viande et ceux d'ovins-caprins. À l’inverse, les résultats des filières maraîchères et porcines ont diminué.

Les consommations intermédiaires de la branche agricole augmentent plus fortement en 2022 en valeur, de 12,4%. Cette augmentation s’explique, là encore, par des hausses de prix. Elles sont particulièrement marquées pour les engrais et amendements (+78,4%), pour l’énergie (+39,1%) et pour l’alimentation animale (+24,5%). Les volumes consommés diminuent (-4,8%) pour l’ensemble des consommations intermédiaires, compensant légèrement les hausses de prix.

15 décembre 2022/ Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire/ France.
https://agriculture.gouv.fr

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