Morsures de queue : prédiction, prévention et contrôle

Deux études portant sur le problème des morsures de queue chez le porc ont été présentées en 2004 au Congrès de l'International Society for Appl...
Vendredi 11 Mars 2005 (il y a 12 ans 9 mois 2 jours)

Deux études portant sur le problème des morsures de queue chez le porc ont été présentées en 2004 au Congrès de l'International Society for Applied Ethology (ISAE).

Détection précoce des groupes à risque

Bien que beaucoup de porcs soient logés dans le bâtiment et dans la même case, seuls certains commencent à mordre les queues ou sont mordus alors que la plupart des autres ne développent, ni ne souffrent de ce problème.

Des chercheurs hollandais et suédois, dans une étude conjointe, ont observé que des animaux appartenant à des groupes avec des problèmes de morsures de queue ont tendance à se déplacer plus et à rester couchés moins de temps. Ces porcs montraient aussi un comportement exploratoire moindre: leur attention était plus centrée sur leurs congénères que sur la case elle-même.

Les porcs identifiés comme "mordeurs" ou "mordus" avaient beaucoup plus d'interactions sociales que les autres et les porcs victimes de morsures avaient plus tendance à éviter le contact direct et à fuir. Il fut aussi observé que 2 à 3 jours après avoir commencé à se mordre, les porcs étirent la queue pour essayer de la cacher entre les jambons; ceci peut être un bon indicateur de stress ou de perturbation qui peut ensuite déclencher des morsures.

Enrichissement de l'environnement comme mesure de prévention

Des techniques d'"enrichissement de l'environnement" ont été aussi évaluées pour maîtriser le problème; quand cet enrichissement est efficace, il peut éviter les problèmes de bien-être et les pertes économiques qu'ils génèrent.

Les chercheurs ont utilisé 4 types d'"enrichissement" de l'environnement sur 960 porcelets sevrés (10 par case):

- Chaîne suspendue
- Jouet en caoutchouc
- Distributeur de paille (5 g/porc/jour)
- Mise en place de paille sur le sol deux fois par jour (20 g/porc/jour)

Cette dernière méthode a permis de réduire de façon considérable le nombre de cases où un ou plusieurs animaux avaient des lésions (modérées ou graves); de plus le distributeur de paille réduit de façon plus importante le % de lésions graves que la chaîne suspendue.

Pendant 5 semaines, l'effet de ces méthodes préventives a été quotidiennement relevé; de plus, quand des lésions apparaissaient, on a étudié l'effet de deux mesures "curatives":

- Distribution quotidienne de paille
- Identification et séparation du porc mordeur

Les deux méthodes "curatives" utilisées réduisirent les lésions graves entre 1 et 6 jours après l'apparition du problème sans l'éliminer complètement.

Ces résultats montrent que la fourniture de 20 grammes de paille par porc et par jour peut pratiquement prévenir les morsures de queue chez les porcs sevrés. En cas d'apparition du problème, la séparation du porc mordeur ou la distribution de paille peut atténuer la gravité du problème.

M J Meredith. Tailbiting - Prediction, Prevention and Control (Proceedings of The 38th International Congress of the ISAE 2004)

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