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 marchesnel

1 07-Nov-2011 11:59 (il y a 11 ans 26 jours)

 marchesnel

2 07-Nov-2011 12:00 (il y a 11 ans 26 jours)

Qu'il faut acheter et lire le monde diplomatique

Course au moins-disant social à Bruxelles Bouchers roumains pour abattoirs bretons Même les prévisions les plus optimistes tablent sur un regain du chômage dans la quasi-totalité des pays européens. La course à l’emploi qui en résulte favorise la mise en concurrence des salariés, le patronat jouant sur les différences de protection sociale. En Bretagne, dans les abattoirs, les bouchers polonais ou roumains ont fait leur apparition. par Mathilde Goanec, novembre 2011   Massés contre les parois de bétaillères roulant à vive allure entre Saint Brieuc et Rennes, des cochons par centaines partent pour les immenses abattoirs de la région Bretagne. Porcs, bœufs mais aussi volailles : l’industrie de la viande fait vivre ce territoire autrefois rural, devenu fer de lance de l’agroalimentaire français. A Lamballe, petite agglomération des Côtes-d’Armor, les hangars de la Cooperl Arc Atlantique dominent le paysage. Le groupe coopératif, fort de quatre mille trois cents salariés, débite six millions de cochons par an. Ici, « on sait ce que l’on doit à l’agroalimentaire et à l’agriculture. Le nombre de personnes qui ont travaillé, qui vont travailler ou qui vivent grâce à la Cooperl est énorme, affirme le maire de la ville, M. Loïc Cauret. On est vraiment dans une situation de ville ouvrière, avec tout ce que cela veut dire en termes de dureté du travail. » Les ouvriers du coin se disent « Cooperl », « Kermené » ou « Stalaven », selon qu’ils travaillent dans l’un ou l’autre des abattoirs qui se succèdent sur une distance de trente kilomètres. Ici, on se gargarise volontiers du faible taux de chômage : entre 6 % et 7 % selon les années, bien loin des 9,9 % de moyenne nationale. Selon la direction de la Cooperl Arc Atlantique, il est même devenu difficile de recruter ; d’où le renfort permanent d’intérimaires en pagaille   . Parmi eux, depuis 2007-2008, de plus en plus de Roumains, Polonais, Slovaques, Tchèques, qui prennent le relais des Africains arrivés il y a vingt ans. « Nous travaillons déjà avec quinze sociétés d’intérim françaises, et cela ne suffit pas, confirme le directeur de la coopérative, M. Emmanuel Commault. Nous souffrons aussi de la mauvaise image du travail dans les abattoirs. Et donc, oui, nous faisons parfois appel à des étrangers. »Délocalisation sur place Car si les abattoirs embauchent à tour de bras, la rotation des salariés est très élevée. « C’est un travail pénible, et qui génère pas mal de maladies professionnelles », explique M. (...)   Retrouvez la version intégrale de cet article dane Taille de l’article complet : 2 529 mots.Retrouvez la version intégrale de cet article dans  Le Monde diplomatique de novembre 2011, actuellement en kiosques, et dans l’édition électronique. Mathilde Goanec Journaliste. Monde diplomatique de novembre 2011

 

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