Extrait du télégramme de ce samedi

 bidul

1 26-Jun-2010 11:25 (il y a 8 ans 3 mois 22 jours)

Marché du porc. Les revers du marché allemand
26 juin 2010
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Contrairement aux apparences, au fil des jours, le commerce se dégrade: la semaine à venir s'annonce des plus épiques. Difficile d'éviter une forte dégradation des cours, tant sur les transactions en viande que sur l'achat du vif en production. La transition juin-juillet se passe mal; au vu du contexte dégradé de cette fin de semaine, la sérénité attendue pour juillet ne pourra s'établir que sur des bases de prix inférieurs au palier actuel. Le marché intérieur des viandes n'est plus en phase. Les marges du secteur de la découpe sont négatives. Les opérateurs se plaignent de perdre près de cinq centimes du kilo, voire davantage. Et, phénomène amplifiant, la très importante baisse sur le marché allemand (- 8 centimes) qui, par son ampleur, déstabilise complètement tous les acquis commerciaux entre les pays membres de l'Union et entraîne toutes les autres cotations européennes vers le bas. Fin du sursis d'une position stable, tenue à bout de bras, notre marché va basculer sous le poids des dérives de la concurrence des pays du Nord.

Baisse des volumes
Cotation maintenue à 1,253 € base 56 TMP, soit 0,1 centime de mieux. Baisse d'activité dans le secteur de l'abattage, guère plus de 379.000 porcs abattus pour un poids moyen de carcasse à 91,500kg (- 150g). Sur la seule journée de jeudi, la perte d'activité a été de 16.982 porcs. Côté offre en production, la fluidité est parfaite. Aucun report en stock sur pied. Au contraire, les disponibilités sont limitées, mais suffisantes pour couvrir les faibles besoins du moment. Le seul pays européen à connaître des offres plus que suffisantes est l'Allemagne. Partout ailleurs, les offres sont limitées. Certes, les produits de grillades sont sollicités, échines, poitrines, tranchés, saucisserie. La météo du week-end est prédisposante à la consommation, mais cette demande spécifique ne touche qu'une infime partie du porc. Pour le reste des viandes, l'écoulement manque de débouchés. La demande est plus limitée, y compris les achats en salaisonnerie, où les volumes sont moindres. De plus, aucune fenêtre de tir commerciale à l'export. Face à la concurrence, nos prix ne sont pas compétitifs, d'où très peu de ventes extérieures. En découpe, tarification maintenue sur l'ensemble des différentes pièces. Face aux pertes de la découpe, beaucoup d'abatteurs privilégient la vente de carcasses entières, même à marges très réduites, d'où quelques empiétements concurrentiels, y compris sur les rares créneaux extérieurs, comme la Grèce.

L'Allemagne déstabilise
Alors que les marchés français, espagnol et danois avaient reconduit leurs cotations, le marché allemand, soucieux de reconquérir des parts de marché extérieur, provoque les destinés, en cotant à moins 8 centimes. Dans son sillage, cette forte baisse va entraîner des positions très négatives en Autriche, Belgique, Pays-Bas et Grande-Bretagne, où les ventes de cette fin de semaine perdaient déjà 7 à 8 centimes. Toutes les cotations européennes se retrouvent égalitaires, excepté l'espagnole à plus 19 centimes.

•Jean-Noël Guégan

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