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faisons nos marges

 kersé

1 18-Mai-2009 23:05 (il y a 13 ans 4 mois 6 jours)

Pourquoi pensez-vous que la vente directe attire de plus en plus ?
Doit t'on penser que les filières courtes ne sont que des niches ?
En fait aujourd'hui, oui, ce ne sont que des niches car chacun essaye de faire sa vente dans son coin.
Est-il compliqué pour un groupement d'investir dans un local commercial dans une grande ville ? NON car des éleveurs indépendants le font.
Autre question:
Pourquoi sommes nous tous partis sur des porcs maigres quand on voit qu'un gros industriel des Bouches du Rhône se fournissant à l'abattoir de Valence demande des porcs lourds et gras avec 55 de TMP à 105 kg.
Nous avons obéis bêtement à la demande des GMS afin qu'eux ils aient moins de déchets pendant que nous nous avons moins de croissance.
Reprenons les rennes et ne nous arrêtons pas à l'élevage ou l'abattage mais commercialisons nous même nos porcs auprès des consommateurs au lieu de laisser les GMS nous voler avec cette simple tâche qui est la vente.
Le premier groupement qui investira dans un commerce sera le premier d'une longue liste.
 Amont

2 18-Mai-2009 23:25 (il y a 13 ans 4 mois 6 jours)

produire et vendre sont deux métiers différents ; c'est ce qui a toujours mis les Paysans en difficulté ; nous ne sommes pas de bon commerçants...
Pour ceux qui font de la vente directe, il ne faut pas oublier de compter l'investissement nécessaire, et le temps à consacrer à la vente. Les deux activités ne sont pas toujours aussi simple à associer... mais tant mieux pour ceux qui y arrivent.
A la question qu'attendent les coop pour faire des magasins ???
premièrement, les investissements sont très lourd
deuxièmenet, quand on voit comment sont gèrés les outils d'abattage et de transformation "de nos" coops, je crois qu'il ne faut pas trop rêver ; si elle étaient capable de générer des marges, je ne crois pas à ce qu'un jours les éleveurs en voient le moindre petit bout...
à chacun son métier !
 francois

3 19-Mai-2009 6:43 (il y a 13 ans 4 mois 5 jours)

amont dit
à chacun son métier !
mais quel metier ???
celui de perdre 15 a 25 euros /porcs, ou celui de faire 25 a 30euros /porcs ...
por ce qui est des coops c est avec le captal social des eleveurs quelles font leur metier.
ce que dit kerse est juste des prducteurs ont deja commences a le faire .
dans toute crise il faut voir l opprtunite d evoluer positivement ...
 Thomas

4 19-Mai-2009 8:43 (il y a 13 ans 4 mois 5 jours)

La difficulté de la commercialisation directe du porc est double à mon avis :

Il faut prendre en compte les habitudes d'achat des consommatuers :

Nous nous fournissons en GMS pour la simple et bonne raison que la GMS nous permet de nous approvisionner en tout en un seul tour de supermarché. Ma question à Kersé est la suivante : Avec quel levier imaginez vous faire se déplacer des consommateurs chez vous pour s'approvisionner en porc exclusivement, et être contraint de faire des kilomètres supplémentaires poiur aller acheter son lait(s'il en reste en ce moment) ?

La deuxième difficulté est l'accès au marché des consommateurs : En France aujourd'hui, nous consommons en moyenne 35 Kg de viande de porc par personne. Si je m'intéresse à mon cas en particulier, j'estime consommer 60 % de ce volume en produit transformé, le reste en pièces de découpe. Je me trompe peut être, rectifiez moi si nécessaire : découper duu porc n'est pas compliqué : Une chambre froide, un bon déssosseur, des barquettes, du cellophane et c'est parti. En revanche, fabriquer des rillettes, du paté, de l'andouille... est beaucoup plus compliqué techniquement, et nécessite des invesstissements que seul un volume industriel peut supporter. A cela, il faut ajouter les charges liées à la maitrise de la qualité sanitaire des produits. Vous voyez, on a toujours pas parlé de qualité gustative ou environnementale du produit, qu'il y a déja beaucoup de barrières qui empêchent le développement d'organisations d'accès direct au marché.

C'est mon avis, je n'ai pas de solution, mais je serai ravi de lire vos propositions et remarques sur mes réflexions.

Bonne journée à tous.
 kersé

5 19-Mai-2009 22:34 (il y a 13 ans 4 mois 5 jours)

Avant Michel-Edouard il y avait Edouard qui a commencé avec un tout petit commerce à Landerneau.
Aujourd'hui il est très difficile de commencer petit. Mais où est le problème ?
Combien d'abattoirs privés reste t'il ?
Le volume de d'abattage et de transformation que Thomas cite comme industriel n'est donc pas lourd à gèrer financièrement car ce sont nous producteurs qui l'assumont déjà indirectement.
Quand au fait de faire se déplacer les clients, je ne parle pas de magazins de viande de porcs mais de commerces coopératifs ou d'association commercialisants tous les produits issus de l'agriculture.
Si je prend le cas d'une coopérative comme Coopagri Bretagne, elle peut commercialiser des produits laitiers, des légumes, des viandes de toute origine et ceci sans avoir besoin de s'associer avec une autre coopérative.
Alors que peut t-on faire si les coopératives des différentes productions accèptent de défendre ensemble leurs intérêts face aux grande surfaces ?
Et pourquoi, les marins pêcheurs qui voient leurs flottes se faire "avaler" par des groupes comme intermarché ne se joindraient pas à nous dans un projet d'hypermarché de l'alimentaire ?
Les marges les plus importantes sont faites par les centrales d'achat et les GMS pour tous les produits agroalimentaires. Un commerce d'association ne dégage pas de bénéfice contrairement aux GMS qui en dégagent des millions pour le réinvestir à l'étranger mais pire racheter des fermes ou nous intégrer.
Les éleveurs ne sont pas commerçants. Si on veut. Mais les groupements ne le sont plus non plus car ils laissent nos produits se faire brader. Il serait peut-être rentable que nos groupement embauche une personne professionnelle de la vente.
Avant guerre, ont commercialisaient nous même nos produits puis il y a eut cette politique de produire et rien que produire mais en gros volume car nous étions en sous production. Depuis les années 90 nous avons rétabli l'équilibre et depuis nous subissons au bon vouloir des GMS. Une situation qui s'empire chaque année et qu'il est peut-être temps de reprendre en main en reprenant la commercialisation.
Gourvennec à fait ce qu'il avait à faire à son époque. Aujourd'hui la situation n'est plus la même et comme lui, adaptons nous à notre époque.
 tete de mule

6 20-Mai-2009 1:31 (il y a 13 ans 4 mois 4 jours)

commençons par nous agriculteurs n achetons plus ds les gms,du porc a 12 eur quand ont nous l achette 1.4 eur le travaille a façon n est pas fais pour les chiens pour ce qui est de la trans formation de nos produits .remunerons nos produits sorti exploitation (1.60) et faisons disparaitre les autres marges et le consomateur ne s y trompera pas.un decatelon de l agriculture tous les produis de toute qualitée a tous les prix le reve
c plus que realisable mais sur du lg terme les magasins on les a ils vendent des outils actuellementil sufit d y faire un rayon produits agricoles . commençons par nous...
 plus de blé

7 20-Mai-2009 10:41 (il y a 13 ans 4 mois 4 jours)

Pour répondre à Kersé, il est impossible aujourd'hui à un groupe d'éleveurs de se mettre à vendre sa production. Le monde a changé depuis les années 60. Par contre, il est toujours possible, pour des grosse structures telles que les coops de franchir le pas, mais il faudrait pour cela qu'elles changent de politique et se bougent un peu plus le c..
Elles n'ont pas de raison particulières de le faire car leur rentabilité est assurée par les producteurs sur lesquels elles peuvent prendre toutes les marges dont elles ont besoin pour satisfaire leurs besoins et ainsi faire croire à tous qu'elles sont performantes.
Pourquoi s'embêter quand on fait des millions d'euros de bénéfice facilement?????. Lors des AG, on distribue quelques miettes aux ploucs et ils repartent contents. on leur a redonné 1% de ce qu'on leur a piqué, ça suffit pour qu'ils s'agenouillent devant nous. On(nous les coops) est devenus leurs Dieux.

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