la fnsea protège ses industriels face aux manifestants éleveurs au space

 jp

1 15-Sep-2010 13:44 (il y a 8 ans 8 jours)

encore une fois ce syndicat n est plus celui des éleveurs.
qui va profité des 300 millions d euros d argent public? quelle honte!!!
on veut 1.50 euros et c est tout!! TOUS POURRIE
 abc

2 15-Sep-2010 13:49 (il y a 8 ans 8 jours)

aide à 0% par qui?
une grosse coop
 OLMER

3 15-Sep-2010 13:54 (il y a 8 ans 8 jours)

+ 20 euros tonnes aliment cette semaine,jeudi moin combien le cours du porc?????
bon space tout va bien!!!
 lili

4 15-Sep-2010 23:18 (il y a 8 ans 8 jours)

15/09/2010 | 10h17 | Philippe Escande
L’agriculture française à la remorque de l’Allemagne
Voyage mouvementé à Rennes hier pour le ministre de l’agriculture, Bruno Lemaire, chahuté par des syndicats hostiles. Il a pourtant annoncé de nouvelles aides pour les éleveurs, plus de 300 millions d’euros sur trois ans. Depuis un an l’agriculture a quitté la scène médiatique qu’elle avait largement occupé l’an dernier. Est ce à dire que les choses se sont améliorées ? Pas vraiment. C’est vrai que les producteurs de lait ont arraché cet été aux industriels une hausse des prix de 10%. Un tout petit ballon d’oxygène qui ne résout rien sur le fond. Le prix du lait est désormais supérieur à celui de l’Allemagne et les 20.000 producteurs français sont dans une situation très précaire. Et malheureusement c’est la même chose dans les deux autres filières majeures, le porc et les bovins. Dans ce dernier domaine, les éleveurs français disposent d’un revenu moyen de 10.000 euros par an, deux fois moins que la moyenne agricole, déjà pas bien élevée, et sûrement pas de quoi vivre décemment.
Comment en est on arrivé là ? Bien sûr, à court terme, le responsable c’est la baisse progressive des aides européenne et la libéralisation des prix. Mais à plus long terme, c’est l’organisation générale de l’agriculture et ses missions qui sont à revoir. La comparaison avec l’Allemagne est édifiante. A partir de la réunification, nos voisins ont profité du soutien européen pour moderniser leur agriculture en la concentrant et la spécialisant, notamment grâce aux grandes exploitations héritées de l’Allemagne de l’Est. Si on prend la filière porc par exemple, le nombre d’éleveurs a été réduit et la filière d’abattage concentrée. Les abattoirs sont cinq fois plus gros et donc beaucoup plus rentables que les français. Résultat, l’Allemagne produit aujourd’hui deux fois plus de porc que la France. Elle s’appuie en plus sur un droit du travail plus accommodant, lui permettant de faire travailler des ouvriers des pays de l’Est au salaire local. Et l’histoire est un peu la même dans le lait.
La France n’a pas suivi ce chemin car elle a fait un autre choix. Celui de marier une filière industrielle compétitive mondialement et le maintien d’exploitations familiales sur l’ensemble du territoire. A coup de subventions on a conservé tant bien que mal ce tissu, mais dans un état de pauvreté croissant, surtout dans la polyculture du centre de la France. Aujourd’hui on n’a plus les moyens financiers pour faire tout cela en même temps. On peut évidemment fermer les frontières mais ce serait au détriment de la filière industrielle, les Danone, les Lactalis et les Bigard, tous clients des éleveurs, qui sont des acteurs mondiaux. La solution, tout le monde la connaît. C’est de restructurer et concentrer les filières, en ne réservant les petites exploitations que pour le haut de gamme de l’appellation contrôlée ou du bio. Ce mouvement est de toutes façon inéluctable compte tenu de la paupérisation en cours du secteur. Mais faute d’anticipation, et peut être de courage politique, il se fait dans la douleur.
 lili

5 15-Sep-2010 23:25 (il y a 8 ans 8 jours)

trés bon résumé...
excuse moi Léon ,j'y est peut etre été un peu fort , je rectifie
par Louis G
15.09.10

L'objectif de la Politique Agricole Commune (PAC) instituée au début des années 60 était de couvrir les besoins en denrées alimentaires des Européens au moindre coût ; d'où la mise en place de subventions...

Ces subventions auront surtout profité aux gros producteurs (surtout céréaliers) ; les éleveurs de volailles de chair, de porcs par exemple en seront exclus dès le début...

Avec les excédents, une première modification de la PAC sera faite à l'initiative du Ministre de l'Agriculture français Michel Rocard dans les années 80 concernant les producteurs de lait (les quotas laitiers)... l'objectif étant de maintenir un maximum d'exploitations agricoles familiales et non pas de promouvoir des « usines à lait »...

La réforme au début des années 90 sera de ne plus lier la subvention au produit, mais à l'hectare et de geler de la terre en raison des excédents (céréales notamment)...

Alors les agriculteurs ne vivent-ils que de subventions pourront penser certains ??...

Depuis le départ du Marché Commun Agricole, des agriculteurs seront contre le principe des subventions et préféreront être rémunérés pour leur travail par les prix... mais au niveau européen (les Allemands surtout) souhaitaient des prix agricoles bas pour soulager « le panier de la ménagère » dont les dépenses pour l'alimentation était de l'ordre de 50 % ; il n'est aujourd'hui que de l'ordre de 15 % dont la part pour la production agricole serait de 4 à 5 % en France...

Aujourd'hui c'est la flambée des prix des céréales mettant à mal les éleveurs qui les utilisent pour leurs élevages ; les producteurs de lait doivent négocier avec les industriels et/ou distributeurs leur prix de vente du lait : « c'est le pot de terre contre le pot de fer »!...

Par ailleurs, les éleveurs remettent en cause de plus en plus le syndicat (officiel !) la FNSEA qui les représente dans les négociations tant au niveau du gouvernement que des industriels-distributeurs!!...

La promesse du Ministre de l'Agriculture actuelle d'une subvention de 300 millions d'euros supplémentaires pour les « calmer » passe mal, car ce n'est pas cela qu'ils veulent, mais d'une politique qui leur donne des perspectives à plus long terme et des prix qui puissent rémunérés à la fois leurs investissements et leur travail pour faire vivre leur famille !...
 nano

6 16-Sep-2010 8:40 (il y a 8 ans 7 jours)

pourquoi l opl protegeait le stand de Lactalis lors de la manifestation de l'Apli il n'y pas de collusion avec Besnier afin de gener toute negociation .... enfin je n'y connais rien
 Amont

7 16-Sep-2010 12:25 (il y a 8 ans 7 jours)

qui dit mieux ?

ONEP 15/09 +20ct
Dans un communiqué, l’Organisation nationale des éleveurs de porcs récuse le plan d’aide aux éleveurs du Ministère de l’agriculture. Le syndicat souhaite, en effet, en lieu et place d’une aide financière directe qui ne règlerait pas les problèmes de précarité des éleveurs, une revalorisation du prix au kilo de la viande de porc à hauteur de 20 cts. Cette mesure pour être efficace devra s’accompagner d’une harmonisation de la concurrence européenne en terme de charges sociales, fiscales et environnementales.

CR le 16/09 + 50ct
Dans un communiqué la Coordination rurale critique les mesures du Ministre de l’agriculture et réclame des « mesures concrètes » comme une hausse de 0.50 €/kg de viande. La CR précise qu’elle sera vigilante au renforcement effectif de l’Observatoire des prix et des marges, qui doit assurer la transparence auprès du producteur et du consommateur d’ici à la fin du mois. Enfin le syndicat annonce de potentielles mobilisations si le rééquilibrage des prix annoncé, n’était pas effectif


MODEF 16/09 prix garantis
« Les mesures annoncées par Bruno Le Maire ne règleront pas les pertes de revenu des éleveurs » déclare le Mouvement de défense des exploitants familiaux. Le syndicat regrette que le ministre laisse le soin à l’interprofession de garantir les prix. Le MODEF continue d’affirmer que le salut des éleveurs passe avant tout par un « encadrement des marges et la fixation de prix garantis ».

petite réflexion...
ces gens là ont-ils oublié que le marché du porc est un marché libéral ? (on ne va pas refaire le débat offre / demande / psychologie)
alors, c'est bioen beau la démagogie et les moulins à vent, mais un peu de réalisme dans tout ça ferait un peu de bien.
Soit on fout en l'air le MPB (BOUM !) et on devient tous intégré à Cooperl, Unilever ou Leclerc, etc... ou alors on s'organise pour peser un peu au MPB et valoriser notre production, mais ces discours démagos à qui en demandera le plus ça nous décrédibilise complètement. Tant qu'à faire autant demander le cochon à 5 euros !
 lili

8 16-Sep-2010 12:32 (il y a 8 ans 7 jours)

Alors que les agriculteurs français sont de plus en plus pris à la gorge, le monde syndical de l'agriculture ne se porte guère mieux. Pour préserver son monopole, la FNSEA n'hésite pas à écraser ses concurrents syndicaux tout en restant sourde aux exigences de sa base. Une attitude peu démocratique qui a pourtant reçu l'aval du ministère de l'Agriculture.


(Dailymotion - Terre-Net Média)
(Dailymotion - Terre-Net Média)
Alors que la production laitière française traverse l’une des crises les plus graves de son histoire, l’UMP et la FNSEA continuent de se comporter comme si l’agriculture française était leur propriété ou leur domaine réservé. Alors qu’en août, une nouvelle mascarade était orchestrée pour fixer le prix du lait et faire croire aux citoyens que les problèmes étaient résolus, les instances officielles humiliaient une fois de plus les producteurs en leur imposant des tarifs bien insuffisants et des contraintes supplémentaires de compétitivité sur la base de contrats obligatoires décidés par la Loi de Modernisation Agricole votée cet été.

Sourde à l’indignation de sa base, non contente de tout contrôler (sans avoir l’air d’y toucher), de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) aux chambres d’agriculture, en passant par le Crédit Agricole, la FNSEA entend perpétuer son monopole représentatif comme si elle était la seule à exister dans le paysage syndical.

Chaque fois qu’elle le peut, la centrale aux ordres des lobbies s’oppose-t-elle ainsi à ce que les deux autres syndicats agricoles représentatifs, à savoir la Confédération paysanne et la Coordination rurale, puissent intégrer les instances de décisions qu’elle domine depuis leur création. Personne ne nie à la FNSEA son rôle de syndicat majoritaire, et les dernières élections aux chambres départementales d’agriculture ont montré qu’elle conservait une avance certaine sur ses concurrents, même s’il est acceptable de penser que sa position hégémonique, et les instruments de pression qui en découlent, lui donnent les moyens de se maintenir en tête. Toutefois, le suffrage universel étant ce qu’il est, nul ne conteste le leadership de la FNSEA. En revanche, au nom de ce même suffrage universel, elle doit accepter de « se pousser » et d’accorder aux autres organisations syndicales la place qui leur revient. C’est une question de démocratie.


Hélas, rien ne semble aller dans ce sens, bien au contraire. Et quand Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, déclare, en plein débat sur la loi de modernisation agricole : « Je suis favorable au pluralisme syndical, mais je ne souhaite pas qu’il soit inscrit dans la loi », il annonce clairement sa volonté de laisser à la FNSEA le monopole abusif qu’elle exerce sur certains organismes interprofessionnels. La situation est même parfois scandaleusement injuste.

Ainsi en est-il du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière, le CNIEL, entièrement contrôlé par la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait), qui n’est autre que la filiale laitière de la FNSEA. Institution très importante créée en 1973, le CNIEL fournit les indicateurs pour fixer le prix du lait et assure la promotion de la filière. Ses pouvoirs vont d’ailleurs être accrus par la loi de modernisation votée en juillet 2010. La porte du CNIEL, où ont été signés tous les accords sur les tarifs laitiers depuis 18 mois, reste pourtant fermée à tous les autres syndicats dont les membres s’acquittent cependant de la Cotisation volontaire obligatoire (CVO) avec laquelle est financée cet organisme interprofessionnel.

Le ton est monté ces jours derniers entre la Confédération paysanne et la FNSEA. En un premier temps, des militants de la CP ont occupé la Maison du lait, siège du CNIEL, à Paris, pour exiger que tous les représentants syndicaux puissent siéger, d’autant qu’aux dernières élections professionnelles de la filière, la FNPL (FNSEA), n’a obtenu que 27% des voix. En un deuxième temps, montant d’un cran, des militants de différentes organisations paysannes ont démonté le stand de la FNSEA et du ministère de l’Agriculture au SPACE (Salon des animaux d’élevage) de Rennes après que le ministre ait refusé de recevoir une délégation de producteurs de lait au bord de la faillite. Dispersés à coups de gaz lacrymogène, les manifestants se sont alors retournés contre les stands officiels. Deux responsables de la Confédération paysanne ont été arrêtés par les policiers avant d’être relâchés en fin de journée. La crispation est donc à son comble entre une FNSEA, soutenue par l’UMP et protégée par le gouvernement, qui refuse de partager les sièges du CNIEL alors qu’elle n’y est plus majoritaire, et les autres syndicats qui demandent que soit simplement respectée la démocratie et appliqués les principes de l’État de droit.

 pierre

9 16-Sep-2010 14:54 (il y a 8 ans 7 jours)

Lili experte en copier coller

Mise à part une haine farouche de la FNSEA, qu’elle peut bien être les points communs d’une CR libéral opposé à la PAC et une confe étatiste ???
SVP ne nous refaite pas le coup du MC Do , pour les stands du SPACE il ne s’agit pas d’un démontage mais d’un saccage.
 mdr

10 16-Sep-2010 16:56 (il y a 8 ans 7 jours)

les guignols ont de l eau jusqu au cou mais le pipo joue encore .
http://www.web-agri.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article-space-dumpig-social-2010-porc-filiere-france-allemagne-1145-64648.html
 lili

11 16-Sep-2010 17:53 (il y a 8 ans 7 jours)

pour Pierre
je ne fait qu'informer.ce n'est juste que de l'information.
INFORMER C'EST DECOUVRIR ,S'INSTRUIRE ET POUR COMPRENDRE LE POURQUOI , LE COMMENT.
 Léon

12 16-Sep-2010 19:43 (il y a 8 ans 7 jours)

Pierre ,Je te trouve un peu caricatural sur ce coup là . Bien que tout ce qui tire vers le rouge , comme un taureau dans une arène , à tendance à m'énerver , le bleue m'endort...
Je crainds de faire partie de ces nouvelles générations un peu moins corporatistes et qui n'ont pas vendu leurs âmes à un partie. L'information émise à l'encontre de la FNSEA , embourbée dans des crises sans précédent ( dont elle n'est pas responsable , certes...) parle à tous. La réactivité est à l'image de notre filière porcine : nulle !
Demain , qu'il s'agisse de la politique générale ou agri , la couleur rouge risque d'être plébiscitée par la majorité , avec l'aide de l'espérance et de discours populiste. Ca se tient ?
Dans une crise , quand tu es au pied du mur , on se devrait d'en inviter d'autres...Simplement pour aider à réfléchir , pour aider à définir des solutions potentielles. Mais la réalité n'est pas là , pour ces gens "plutôt crever " que de chercher de l'aide chez leurs concurrents. Et là , vois tu , c'est véritablemnt un crime contre nos métiers de paysans. C'est totalement irresponsable et ça mérite un carton rouge ! Franchement , dans les perspectives qui nous gettent , qui peut cautionner une telle attitude ?
Qui a encore de la patience et la crédulité envers un syndicat qui n'a pas de projet ? Ma critique n'a pas de couleur , mais c'est la FNSEA qui est au pouvoir , donc...
 pascal

13 17-Sep-2010 12:28 (il y a 8 ans 6 jours)

pas un bruit sur la mini manif de l'ugpvb de ce jeudi au space aurait ils besoin des renforts de la conf,cr, apli, appi? (j'ai reçu 2 mail+3sms pour un telle résultat )
 espoir

14 17-Sep-2010 17:13 (il y a 8 ans 6 jours)

Je propose la candidature de léon comme président de ce forum et d'être l'interprètre de nous tous devant les instances .
Léon tu es à la hauteur (peut-être !)de nos espérances et tu sauras défendre nos intérêts.
Causez comme tu causes,personne ne pourrai dire l'inverse.
Tous pour léon.
 Léon

15 17-Sep-2010 19:36 (il y a 8 ans 6 jours)

Tiens , ça faisait longtemps...Alors , le SPACE , c'était comment ?
J'y pense , quelqu'un peut m'expliquer pourquoi l'action d'hier (vidange du hall 5 et 8 à l'heure du repas) n'a pas été relayée par la presse . Sans doute que les journalistes étaient eux aussi en train de déjeuner...Dommâge !

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