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"la valeur ajoutée ne se partage pas" (Bédier)

 Mick

1 27-Jan-2010 20:15 (il y a 12 ans 8 mois 8 jours)

Agriculture/distribution: "la valeur ajoutée ne se partage pas" (Bédier)

[ 26/01/2010 18:10 ] Le président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) Jérôme Bédier a estimé mardi que la solution des crises agricoles ne résidait pas dans un partage de la valeur ajoutée mais dans une organisation du marché et des filières.


"Engager le débat sur le thème de la valeur ajoutée n'est pas la bonne
façon de faire", a-t-il estimé lors de la présentation de ses voeux, au
lendemain des déclarations du président Sarkozy sur ce sujet.
"Je veux poser la question de la répartition de la plus value dans la
chaîne de production (...) Les producteurs agricoles doivent en avoir plus par
rapport aux distributeurs", avait déclaré lundi Nicolas Sarkozy sur TF1.
"Le monde agricole est dans une grande difficulté", a souligné M. Bédier.
"Nous le savons, nous n'y sommes pas indifférents".
Mais "la valeur ajoutée elle ne se partage pas", a-t-il insisté. "Les
agriculteurs savent bien que leur revenu dépend de l'équilibre de leur propre
marché".
"Il faut ôter cette espèce d'illusion qu'il y a un sac d'or enterré (...)
et qu'il faut aller se servir", a-t-il poursuivi.
Selon lui, "la bonne manière d'introduire le débat" est de travailler à la
"compétitivité et l'organisation des filières alimentaires et agroalimentaires
françaises".
Il a souhaité que "le travail de l'observatoire des prix et des marges se
fasse jusqu'au bout" et s'est dit "favorable" à la "contractualisation entre
producteurs et industriels du lait".
La contractualisation est l'un des points forts de la future Loi de
modernisation de l'agriculture (LMA) qui prévoit que les relations
commerciales entre producteurs et industriels feront désormais l'objet d'un
contrat, stipulant les prix et les volumes notamment.
M. Bédier a réitéré deux propositions de son organisation dans le cadre de
la LMA. La première prévoit une "indication d'origine" pour les ingrédients
qui représentent plus de 50% des produits agroalimentaires. Il s'est également
prononcé pour la possibilité "en temps de crise grave" de fixer un prix
minimum.
Dans la distribution, l'année 2009 a été marquée par "une baisse forte des
prix", sur fond de forte concurrence entre les enseignes, qui s'est traduite
par une diminution sensible des marges opérationnelles, a-t-il souligné.
Pour 2010, "il y a une forte tendance à l'augmentation des cours des
matières premières", a-t-il relevé.
Dans ce contexte, les distributeurs sont très vigilants dans le cadre des
négociations commerciales en cours avec leurs fournisseurs, de façon à ce
qu'elles aboutissent à des prix les plus favorables possible aux
consommateurs", a-t-il indiqué.
La FCD ne réclame pas de mesures de relance de la consommation. "Mais nous
souhaitons qu'il puisse y avoir une sorte de halte au feu" aux taxes et aux
prélèvements, a-t-il dit.


http://www.agrisalon.com/06-actu/article-23486.php#
 olivier

2 27-Jan-2010 20:42 (il y a 12 ans 8 mois 8 jours)

la veritee est simple,on a trop de charge donc un prix de revient deconnecte des autres pays,
Un president qui a un double langage bien copain avec la distribution et tout cela pour que les gens puisse manger a moindre cout,et voila l'annee 2010 pire que 2009?
 Mick

3 27-Jan-2010 21:21 (il y a 12 ans 8 mois 8 jours)

NON à la course au prix de revient,
OUI à un prix rémunérateur, VITE !!!!
 dd

4 27-Jan-2010 21:35 (il y a 12 ans 8 mois 8 jours)

Le président FNP va se retrouver face à BB puisque c'est lui qui a eu l'idée et qui a commandité l'action sous la tour Eiffel.

Quand on veut etre sous les projecteurs d'une action menée par la base, il faut assumer jusqu'au bout ...

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