Non au dumping social

 Béarnais

1 18-Sep-2010 16:07 (il y a 8 ans 1 mois 1 jours)


Pour signer la pétition contre le dumping social allemand:

http://www.stop-dumping-social-europe.org/
 Béarnais

2 18-Sep-2010 16:15 (il y a 8 ans 1 mois 1 jours)


Pareil pour les légumes:

http://www.observatoiredeleurope.com/Dumping-social-le-temps-de-l-agriculture-Bolkestein_a1287.html
 sity

3 18-Sep-2010 22:38 (il y a 8 ans 1 mois 1 jours)

Pauvre Béarnais,....

Un éleveur de 59 ans à décidé de tuer dix par jour à compter de la semaine prochaine et de les mettre à l'équarrissage,il en a marre d'engraisser autant de personnes qui ne font rien...

Un futur retraité au poche vide et avec des dettes,et pendant se temps là on parle de distorsion de concurrence,je le répète encore une fois,pendant qu'on crie au loup Allemand virons les brebis galeuse dans notre bergerie....

Les vétos veulent faire grève la semaine prochaine,une fois de plus mettons de l'ordre dans notre filière plutôt que de voir se qui passe chez nos voisins...
 iti

4 18-Sep-2010 22:55 (il y a 8 ans 1 mois 1 jours)

il semble que dans son discourt au space:lemaire a dit "le liberalisme n'est pas une erreur,c'est une faute" ou encore:"il faut affirmer notre modèle agricole",il a fait l'éloge de la régulation.
en bon politique,il a dit ce que son auditoire voulait entendre,mais je ne peu pas croire qu'il croit une seconde a ce qu'il raconte car ça voudrait dire qu'il n'est pas au courant de la façon dont fonctionne l'économie européenne et mondiale.
mr le ministre l'économie dirigée a disparu de la planète ;sauf en corée du nord!
 dd

5 19-Sep-2010 0:24 (il y a 8 ans 1 mois)

L'idée de départ du marché commun n'était pas une économie dirigée,mais une économie encadrée.Cette méthode a permis une évolution de l'agriculture très sécurisante grâce à des prix régulés,puis ensuite pour certaines productions,des quantités contrôlées dont les producteurs semblaient s'accommoder.Les revenus qui en découlaient étaient correct et réguliers,l'évolution que l'on vit depuis peu me semble néfaste en terme de qualité du sommeil,et n'est pas de nature à susciter des vocations ou faire émerger des projets.L'espoir pour beaucoup c'est d'atteindre la fin des emprunts,drôle de projet de carrière n'est ce pas!
 akwaba

6 19-Sep-2010 1:10 (il y a 8 ans 1 mois)

Et s'est là qu'interviennent les normes.
Pour te faire replonger.
 pascal

7 19-Sep-2010 6:04 (il y a 8 ans 1 mois)

Définition du libéralisme

Etymologie : du latin liberalis, généreux, noble, digne d'une personne libre.

Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l'esprit des principes de 1789. L'anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l'individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété...) le centre et l'origine des relations sociales, en fut l'un des précurseurs

En matière politique, le libéralisme est, de nos jours, une attitude qui défend la démocratie politique et les libertés individuelles. (opposé : totalitarisme).

En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu'il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l'équilibre. La loi de l'offre et de la demande, par exemple, conduit à l'équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l'ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S'il peut agir librement, l'homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l'individu et de la société sont alors convergents.
Le libéralisme économique s'oppose au contrôle par l'Etat des moyens de production et à l'intervention de celui-ci dans l'économie, si ce n'est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme).

Critiques faites au libéralisme
Le projet global du libéralisme, mis en oeuvre à partir des années 80, consiste à transformer la société pour qu'elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme :

* libre circulation des capitaux,
* mise en concurrence des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et droits sociaux,
* suppression de services publics,
* suprématie absolue de l'économie.

Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l'OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n'est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et du capitalisme et tend à devenir la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.
Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d'échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.
 Béarnais

8 19-Sep-2010 11:34 (il y a 8 ans 1 mois)

Sity, personne ne t'oblige à signer la pétition, si la situation actuelle te convient, surtout ne signe pas.

Je n'ai jamais dis que j'étais content du fonctionnement actuel de la filière, il semblerait que les abattoirs français sont sous-utilisés, et que le coût de cette sous-utilisation est tout simplement financé par les éleveurs.

Mais le marché européen ne peut continuer à fonctionner sans harmonisation. Avant l'Euro, on pouvait dévaluer sa monnaie pour corriger les écarts de compétitivité, maintenant, c'est devenu impossible.

Donc soit nous devons pouvoir embaucher des travailleurs à bas coût comme les allemands, soit les allemands doivent instaurer dans leur pays un salaire minimum décent.

Sinon, tous les porcs non produits en France (30 % ?), seront à l'avenir produits en Allemagne.

 sity

9 19-Sep-2010 11:52 (il y a 8 ans 1 mois)

L'Elysée propose d'employer des Roumains à des prix roumains

Pour lutter contre cette concurrence déloyale, Légumes de France a interpelé à de nombreuses reprises l'Elysée, et notamment le conseiller à l'agriculture du Président, Christophe Malvezin. Sa réponse : faites comme les Allemands ! Dans le discours de Poligny, Nicolas Sarkozy évoquait ainsi les distorsions de concurrence promettant de mettre les agriculteurs «dans un combat à armes égales avec vos concurrents !» Concrètement, l'Elysée suggérait aux cultivateurs d'importer des travailleurs roumains pour les faire bosser au salaire de leur pays, moins cher que les Polonais. A dumping, dumping et demi !

Béarnais,qu'est ce qu'on attend???!!!!
 azerty

10 21-Sep-2010 18:17 (il y a 8 ans 28 jours)

qui peut aujourd'hui affirmer ne pas avoir eu connaissance du dumping social allemand .certainement pas nos dirigeants, tout comme ils ne pouvaient ingnorer le developement de la production porcine!il suffit de savoir combien ils ont vendus de cochettes ces dernieres annees ou le carnet de commmande pour les mois à venir,( demandons à picasso lui il sait !) qu'ont ils fait pendant tout ce temps pour la production française RIEN !!!!
et ce n'est pas les gesticulations des derniers jours qui vont changer grand choses
nos dirigeants elues par nous et devenus indetronable sont devenus sourds aveugles et iresposables
je trouve trop facile d'accuser les les allemands de tous nos malheurs
ballayons devant notre porte avant de ballayer chez les autres!!!
 Béarnais

11 21-Sep-2010 18:44 (il y a 8 ans 28 jours)

Azerty, complétement d'accord avec toi,

Nous n'accusons pas les Allemands, à leur place, nous ferions exactement la même chose. Nous accusons les dirigeants politiques français et européens d'avoir laissé faire cela.

Il y aurait bien une solution, ce serait de sortir de l'Euro et de dévaluer, on pourrait alors retrouver de la compétitivité.

Avant l'Euro, le porc était à 10 francs, maintenant il est à 1 Euro.
 GmbH

12 21-Sep-2010 19:19 (il y a 8 ans 28 jours)

Petit rappel historique...
Lors de la réunification allemande en 1990 tout le bloc de l'Ouest était derrière l'Allemagne mais quand celle-ci demanda une aide à ces partenaires européens il n'y eut aucun écho ,alors l'Allemagne a négocié avec ceux-ci des dérogations sur le droit communautaire afin de 'payer' cette réunification ,pouvoir embaucher une main d'oeuvre à bas coût faisait parti du "package" ,ces différentes dérogations ont été paraphées par les états membres dont la France trop contents de ne pas faire de chèques...
A méditer !
 Béarnais

13 21-Sep-2010 19:33 (il y a 8 ans 28 jours)

Sity, je t'ai mis le discours de Poligny en pièce jointe.

Regarde à la page 7 premier paragraphe.
Le Président annonce des réductions de charges sociales pour les travailleurs saisonniers, le reste c'est des BELLES PAROLES.

De plus, il parle de la main d'œuvre des exploitations agricoles, il ne parle pas de la main d'œuvre des abattoirs.

Imagine la réaction des syndicats de salariés français si les principaux abattoirs annonçaient le licenciement de leurs salariés et leur remplacement par des Roumains importés !

La vérité, c'est que seuls les élevages qui cultivent leurs propres céréales pourront résister. (Et encore, ils pourraient être tenter d'arrêter l'élevage sitôt les bâtiments amortis car à quoi bon dévaloriser des céréales pour les transformer en porcs ?)

Ça représente quel pourcentage de la production française ?

Fichiers joints

Discours Sarkozy à Poligny 27.10.2009.pdf (276KB)
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 GmbH

14 21-Sep-2010 19:34 (il y a 8 ans 28 jours)

Arrêt du 30 septembre 2003, Freistaat Sachsen e.a. / Commission (C-57/00 P et C-61/00 P, Rec._p._I-9975) (cf. points 23-25, 39-43)

L'article 87, paragraphe 2, sous c), CE, aux termes duquel sont compatibles avec le marché commun "les aides octroyées à l'économie de certaines régions de la République fédérale d'Allemagne affectées par la division de l'Allemagne, dans la mesure où elles sont nécessaires pour compenser les désavantages économiques causés par cette division", n'a été abrogé, après la réunification de l'Allemagne, ni par le traité sur l'Union européenne ni par le traité d'Amsterdam.

Toutefois, s'agissant d'une dérogation au principe général d'incompatibilité des aides d'État avec le marché commun, énoncé à l'article 87, paragraphe 1, CE, l'article 87, paragraphe 2, sous c), CE doit faire l'objet d'une interprétation stricte. En outre, il y a lieu, pour l'interpréter, de tenir compte non seulement de ses termes, mais également de son contexte et des objectifs poursuivis par la réglementation dont il fait partie.

Par ailleurs, si, à la suite de la réunification de l'Allemagne, l'article 87, paragraphe 2, sous c), CE a vocation à s'appliquer aux nouveaux Länder, cette application ne peut se concevoir que dans les mêmes conditions que celles qui étaient applicables dans les anciens Länder pour la période antérieure à la date de cette réunification.

À cet égard, les termes "division de l'Allemagne" se référant, historiquement, à l'établissement en 1948 de la ligne de partage entre les deux zones occupées, "les désavantages économiques causés par cette division" ne sauraient viser que les désavantages économiques provoqués dans certaines régions allemandes par l'isolement qu'a engendré l'établissement de cette frontière physique, tels que la rupture des voies de communication ou la perte de débouchés faisant suite à l'interruption des relations commerciales entre les deux parties du territoire allemand.

En revanche, la conception selon laquelle l'article 87, paragraphe 2, sous c), CE permettrait de compenser intégralement le retard économique, tout incontestable qu'il soit, dont souffrent les nouveaux Länder méconnaîtrait tant le caractère dérogatoire de cette disposition que son contexte et les objectifs qu'elle poursuit. En effet, les désavantages économiques dont souffrent globalement les nouveaux Länder n'ont pas été causés directement par la division géographique de l'Allemagne, au sens de l'article 87, paragraphe 2, sous c), CE. Force est de constater, dès lors, que les différences de développement entre les anciens et les nouveaux Länder s'expliquent par d'autres causes que la coupure géographique résultant de la division de l'Allemagne et, notamment, par les régimes politico-économiques différents mis en place dans chaque partie de l'Allemagne.

Arrêt du 29 avril 2004, Allemagne / Commission (C-277/00, Rec._p._I-3925) (cf. points 45-53)
 GmbH

15 21-Sep-2010 19:36 (il y a 8 ans 28 jours)

Passage important

Par ailleurs, si, à la suite de la réunification de l'Allemagne, l'article 87, paragraphe 2, sous c), CE a vocation à s'appliquer aux nouveaux Länder, cette application ne peut se concevoir que dans les mêmes conditions que celles qui étaient applicables dans les anciens Länder pour la période antérieure à la date de cette réunification

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