Salmonelloses

 Eric Thibault

1 27-Oct-2003 15:35 (il y a 13 ans 10 mois 24 jours)

Il semble que les formes cliniques de salmonellose soient assez rares en élevage porcin; la prévalence du germe dans les élevages (Salmonella typhimurium ou d'autres sérovars) est par contre sous estimée. Les salmonelloses, nous l'avons vu dans le cas décrit ici, sont coûteuses pour l'éleveur; elles le sont en raison d'une fréquence élevée des recontaminations dues aux croisements d'animaux, des intervenants et des matériels. Au delà de ces formes cliniques, la prochaine parution d'une Directive européenne rendra obligatoire la recherche sur les animaux des principaux agents responsables de zoonoses, au nombre desquels figurent les salmonelles. A l'instar de ce qui s'est produit dans la filière avicole, la lutte contre ces germes passera en priorité par le renforcement des mesures sanitaires: hygiène des locaux, du matériel et des intervenants, organisation du travail. En complément de ces mesures sanitaires, la prévention médicale contribuera à réduire la pression infectieuse; en l'absence de vaccins, le recours aux autovaccins sera privilégié. La mise en oeuvre de contrôles bactériologiques validera les actions entreprises.
 Jean Dudouyt

2 27-Oct-2003 18:53 (il y a 13 ans 10 mois 24 jours)

Eric, Peux-tu nous faire part de ton expérience des autovaccins salmonelles en porc, en particulier sur l'excrétion des salmonelles après vaccination ? A quel âge est-il conseillé d'appliquer ces autovaccins, si cela se pratique ? Jean
 Eric Thibault

3 15-Nov-2003 8:54 (il y a 13 ans 10 mois 5 jours)

Pour ce qui est du porc, peu d'informations "terrain" sont disponibles car à ce jour les vaccinations mises en oeuvre ne concernent que des cas cliniques récurrents, ce qui est assez peu fréquent. Les programmes conseillés intègrent la vaccination des reproducteurs, dont la bibliographie précise que la fréquence de contamination est importante dans un élevage infecté, et ceci afin de limiter la diffusion du germe dans la maternité. Les porcelets sont ensuite vaccinés au plus tôt au sevrage (2 injections à 3 semaines d'intervalle), mais le programme justifie d'être adapté en fonction de l'âge d'apparition de la clinique. Idéalement, un dépistage bactériologique permettrait d'adapter le programme vaccinal à un objectif plus ambitieux que le contrôle de la clinique, à savoir la réduction du portage. Mais le suivi bactériologique n'est pas encore rentré dans les moeurs pour la filière porcine, contrairement aux filières aviaires. Des travaux sont actuellement conduits sur ce sujet au Québec avec des partenaires locaux (la filière semble plus sensibilisée sur ce sujet): les résultats sont prometteurs car l'autovaccination induit une stimulation de l'immunité à médiation cellulaire directement impliquée dans la lutte contre le portage. Nous publierons prochainement sur ces études.

Seuls les utilisateurs inscrits peuvent ajouter des messages sur le forum

Vous n'êtes pas encore utilisateur de 333?inscrivez-vouset accédez aux cours du porc, au moteur de
recherche,...C'est gratuit et rapide
Etes vous enregistré dans 333?LOGINSi vous avez oublié votre mot de passe nous vous l'envoyons ici