Evaluation par simulation de protocoles de surveillance pour les élevages de verrats négatifs en SDRP

Des données expérimentales et de terrain ont démontré que le SDRP peut être transmis par la semence. Pendant les dix dernières années, l'ins&eacu...
Mercredi 23 Mai 2007 (il y a 10 ans 2 mois 24 jours)

Des données expérimentales et de terrain ont démontré que le SDRP peut être transmis par la semence. Pendant les dix dernières années, l'insémination artificielle est devenue une pratique courante dans la production porcine moderne et pour cette raison, la semence contaminée est actuellement l'un des principaux risques d'introduction du SDRP dans les élevages avec des truies négatives. Bien que la majorité des élevages de verrats aient obtenu un statut négatif vis-à-vis du SDRP et jouissent de bonnes pratiques de bio-sécurité et d'installations, les épisodes de SDRP ne sont pas rares. Pour cette raison, il est essentiel pour un élevage de verrats de disposer d'un bon protocole de surveillance afin de détecter une éventuelle introduction de SDRP aussi vite que possible.

Un modèle d'évaluation des protocoles de surveillance

Par conséquent, nous avons mis en place une étude pour comparer différents protocoles de surveillance de SDRP dans les élevages de verrats indemnes. On a développé un modèle de simulation par ordinateur pour recréer la dynamique de l'infection du SDRP après son introduction dans un élevage négatif. Ainsi nous pouvons calculer combien de verrats deviennent infectés quel que soit le jour après l'introduction (JPI) et aussi combien seraient positifs lors de tests par PCR sur sérum et sur semence, ou par ELISA sur sérum.

Le fonctionnement des protocoles de surveillance en utilisant des tailles d'échantillon, des fréquences d'échantillonnage et des tests diagnostiques différents, a été évalué sur 4.000 répétitions du modèle stochastique. Les protocoles de surveillance ont été comparés en déterminant le temps passé depuis l'introduction du SDRP jusqu'à sa détection.

Le test le plus efficace

Le modèle a pronostiqué une détection plus rapide de l'introduction du SDRP sur les protocoles qui utilisent la PCR sur sérum, suivi des modèles avec PCR sur semence et ELISA sur sérum (Fig. 1). On n'a pas observé d'avantage évident de l'utilisation ELISA+PCR sur sérum par rapport à la PCR seulement.
Figure 1 : Effet de la technique de diagnostic/échantillon sur le temps passé jusqu'à la détection pour des protocoles qui ont étudié 50 verrats à la semaine. Les limites supérieures et inférieures des rectangles rouges représentent les centiles respectivement 75 et 25. Les extrémités supérieures et inférieures des lignes représentent les centiles respectivement 99 et 5. La distribution du temps passé jusqu'à l'envoi de semence contaminée (TS) est montrée en comparaison.
Figure 2 : Effet de la taille de l'échantillon sur le temps passé jusqu'à la détection pour les protocoles qui utilisent la PCR sur sang hebdomadairement.
Figure 3 : Effet de la fréquence de l'échantillon sur le temps passé jusqu'à la détection pour des protocoles qui examinent un total de 240 sérums par mois par PCR.

Un effet taille de l'échantillon ou fréquence d'analyse ?

Le modèle a pronostiqué un effet important de la taille de l'échantillon sur le temps passé jusqu'à la détection (Fig. 2).

L'augmentation de la fréquence d'échantillonnage sans augmenter le nombre total d'échantillons traités par mois n'a pas paru diminuer clairement le temps passé jusqu'à la détection. Par exemple, comme on le voit sur la figure 3, le temps passé jusqu'à la détection a été très semblable pour des protocoles qui traitaient un total de 240 échantillons de sérum par PCR par mois, ou 120 verrats toutes les 2 semaines ou 60 verrats chaque semaine ou même 20 verrats chaque lundi, mercredi et vendredi. Ceci est dû au fait que la taille de l'échantillon (et par conséquent la puissance) de chaque journée de test est plus petite, bien que l'augmentation de la fréquence permette de surveiller l'élevage plus souvent.

Les observations de terrain montrent qu'un protocole de surveillance intensif est nécessaire pour détecter une introduction du SDRP avec suffisamment d'anticipation afin d'éviter l'envoi de semence contaminée dans des élevages de truies indemnes. Les résultats du modèle de simulation ont confirmé cette observation.

Seuls les protocoles qui ont utilisé la PCR et qui ont examiné un grand nombre d'échantillons ont été capables de détecter le SDRP durant les 5 à 10 premiers jours après l'introduction, ce qui correspondrait au moment de l'envoi de semence contaminée dans la majorité des cas.

En conclusion, le protocole de surveillance idéal pour les élevages de verrats négatifs impliquerait l'analyse d'un grand nombre de verrats par PCR sur sérum. Comme ceci est cher et laborieux, les vétérinaires utilisent des alternatives pour améliorer la rentabilité de leurs protocoles.

Stratégies alternatives

Ces stratégies comprennent l'utilisation d'un écouvillon sanguin au lieu de sérum et le regroupement d'échantillons.

L’écouvillon sanguin

L’écouvillon sanguin est une technique décrite récemment qui, combinée à la PCR, a montré des niveaux de sensibilité semblables à ceux de la PCR sur sérum. Cette technique permet d'obtenir avec sécurité un échantillon de sang sans provoquer de stress chez le verrat.

Le groupement d'échantillons

Le groupement d'échantillons est une stratégie qui pourrait être utile si le métabolite à analyser était présent en grandes quantités dans l'échantillon et si la sensibilité analytique du test était élevée. Cela peut être le cas pour la PCR sur des échantillons de sérum de verrats pendant les deux premières semaines d'infection.

Toutefois, la sensibilité, autant de l’écouvillon sanguin par PCR que le regroupement d'échantillons de sérum pour PCR est plus faible par un effet de dilution, comparativement à la sensibilité de la PCR sur sérum sur des échantillons individuels. A ce jour, l'information pour évaluer si ces deux stratégies doivent être utilisées dans des protocoles de surveillance pour les élevages de verrats est rare.

Albert Rovira et Claudia Munoz-Zanzi. Université du Minnesota. (U.S.A.)

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