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La non-utilisation d'une glande mammaire en première lactation réduit la production de lait de la deuxième

Ces résultats fournissent des informations utiles aux producteurs au moment de décider de réduire ou non la taille des portées à la première mise-bas.

Vendredi 24 Août 2012 (il y a 4 ans 11 mois 23 jours)

Les truies ne peuvent pas produire assez de lait pour assurer une croissance optimale de leurs portées et il est donc essentiel d'utiliser des stratégies de conduite d’élevage pour augmenter la production de lait. Le nombre de cellules mammaires présent au début de la lactation influe sur la production de lait, mais les facteurs qui jouent sur la croissance de la glande mammaire ne sont pas bien connus. A chaque mise-bas, les glandes mammaires subissent un cycle de croissance rapide au cours du dernier tiers de gestation et la lactation, suivie par une involution au moment du sevrage. L'involution de la glande mammaire est un processus drastique qui se produit dans les 7 à 10 jours après le sevrage et peut également avoir lieu au début de la lactation si les tétons ne sont pas tétés par les porcelets. Il s'agit d'un processus rapide qui se produit au cours des 7 à 10 premiers jours de nous interroger sur l'importance de l’utilisation de la glande mammaire au cours de la première lactation sur la productivité dans la lactation suivante. Cette question est d'un grand intérêt parce que les producteurs ont tendance à ne pas «surutiliser » les primipares pour éviter le «syndrome de la truie maigre " et pour cela ils enlèvent quelques porcelets de la portée en première mise-bas. Toutefois, l'impact potentiel de ne pas utiliser un téton pendant une lactation sur la prochaine production n'était pas connu jusqu'à tout récemment.

Une étude menée par Agriculture and Agri-Food Canada (Sherbrooke, Québec) a montré que la non-utilisation d'un téton au cours de la première lactation réduit sa capacité laitière à la lactation suivante. L'expérience utilise 47 truies qui ont été divisés en deux groupes:

  1. truies qui ont utilisé les mêmes glandes mammaires sur deux lactations consécutives (témoins)
  2. truies qui ont utilisé des tétons différents sur 2 lactations (traitement).

En première lactation, des glandes mammaires ont été recouvertes sur les deux côtés de toutes les truies, de telle sorte que seuls 6 tétons sont restés fonctionnels (figure 1). Au cours de la lactation suivante, les truies témoins les mêmes mamelons qu’en première lactation ont été recouverts alors que chez « les truies traitement » on a recouvert les tétons qui étaient fonctionnels dans la première lactation. Le sevrage a été effectuée le jour 17 ± 1 de la lactation.

Precintado de las glándulas seleccionadas durante la lactación.
Figure 1. Occultation des mamelons sélectionnés pendant la lactation

Diferencia visual entre las glándulas utilizadas y las no utiliazdas a los 7 días de lactación.
Figura 2. Différence visuelle entre les mamelons utilsées et ceux non utilisés à 7 jours de lactation..

Dans les deux cas, les portées ont été normalisées à 6 porcelets, afin qu'ils puissent avoir un mamelon pour chaque. La figure 2, au septième jour de la lactation, montre la différence de développement entre les tétons qui étaient fonctionnels et ceux qui ne l’étaient pas. Après le sevrage en deuxième lactation, des truies ont été sacrifiées et on a prélevé des mamelles pour analyses. Dans la seconde mise-bas, les porcelets des truies témoins (mêmes mamelons utilisés) pesaient à 56 jours, 1.12 kg de plus (22,72 vs 21.60 kg) que les porcelets qui avaient utilisé des mamelons différents sur les deux mise-bas. Avant 56 jours les différences n'étaient pas statistiquement significatives, mais il est important de noter que le GMQ lui-même était significativement différente entre 2 et 4 jours d’âge, ce qui suggère que la production de colostrum pourrait également être affectées. La composition du lait n'a pas été altérée, de telle sorte que les écarts de poids des porcelets sont à attribuer à la quantité de lait produite. Les truies témoins ont consommé plus d’aliment dans la deuxième lactation que les « truies traitement ». La composition des glandes mammaires a été modifiée: il y avait plus de tissu sécrétoire chez les truies témoins que chez les. Des évaluations comportementales ont été effectuées aux jours 3 et 10 de la lactation pour évaluer la satiété des porcelets sur la base de leur agressivité et de leur comportement à la tétée. Ces mesures indiquent un niveau supérieur de la faim chez les porcelets utilisant des mamelons qui n'avaient pas été utilisés auparavant. Les résultats montrent clairement que les mamelles utilisés dans la première lactation produisent plus de lait et ont un plus grand développement dans la deuxième lactation que celles qui qui n'ont pas été utilisées. Fait intéressant, une étude pilote a montré que les porcelets de deuxième mise-bas peuvent faire la différence entre les mamelons auparavant tétés et non tétés comme on le constate sur les différences de comportement agressif. En fait, les porcelets se battent pour obtenir les tétons qui avaient déjà été utilisé dans la première lactation.

Ces résultats fournissent des informations utiles aux producteurs au moment de décider de réduire ou non la taille des portées à la première mise-bas. Cela est particulièrement pertinent étant donné l'utilisation actuelle de lignées hyperprolifiques.

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