Maladies en Europe (I)

Introduction Figure 1:pneumonie à Pneumocystis carinii Figure 2 : vésicule biliaire dans un cas de fièvre procine africaine ...
Mercredi 1 Juillet 2009 (il y a 8 ans 26 jours)

Introduction


Figure 1:pneumonie à Pneumocystis carinii

Figure 2 : vésicule biliaire dans un cas de fièvre procine africaine



Figure 3 : poumons dans un cas de fièvre porcine classique



Figure 4 : rhinite grave dans un cas de maladie d'Aujeszky



Figure 5 : ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques agrandis
dans un cas de PCV2



Figure 6 : Poumons dans un cas de grippe porcine
En Europe , la situation concernant les maladies présentes est en général très semblable d'un pays à l'autre, bien qu'il y ait certains pays qui ont des problèmes avec certaines maladies qui n'existent pas dans d'autres. Par exemple, au Royaume-Uni on a seulement officiellement enregistré (dic. 2007) la présence du champignon Pneumocystis carinii sur des porcs à l'engraissement (fig. 1) alors qu'on a fortement noté sa présence dans d'autres pays comme le Danemark pendant plusieurs années.

De la même manière, les porcs du Royaume-Uni ont des anticorps contre le virus EMCV (le virus de l'encéphalomyocardite), 20 % il y a quelques années, mais on n'a jamais enregistré de signes ni pathologiques ni cliniques en relation avec ce virus.

Virus

Tout d'abord, nous essayons tous de maintenir à la marge les « cas exotiques ». C'est un échec retentissant, la preuve avec la fièvre aphteuse (FA) au Royaume-Uni, ou avec la peste porcine africaine (fig. 2) en Russie ; dans certains cas, on les "génère" nous-mêmes, par exemple, au Royaume-Uni avec la FA.
La peste porcine classique continue de réapparaître dans le centre et à l'est de l'Europe, en Allemagne, Hongrie et Russie (fig. 3). La maladie d'Aujeszky est récemment réapparue en Roumanie (fig. 4) et la maladie vésiculeuse au Portugal.

Pour l'instant, on ne sait rien sur l'extension des nouveaux virus, comme celui de l'hépatite E en Europe bien que l'on sache qu'il existe en Espagne et au Royaume-Uni, mais sans associations déterminantes avec des virus similaires chez l’homme et donc sans qu’on puisse confirmer qu’il s’agit d’une zoonose.

Par ailleurs, les maladies virales modifient l'équilibre général mais il en existe essentiellement seulement trois pour lesquelles on doit se préoccuper. Il s'agit du SDRP, du PCV2 (fig. 5) et de la grippe porcine (fig. 6).

D'autres virus rencontrés en Europe, par exemple le PCMV (l'ancien virus de la rhinite à corps d'inclusion) et le PRCV (coronavirus respiratoire) peuvent avoir des souches de virulence variable à travers l'Europe mais, sur l'essentiel, les virus sont similaires.
En Europe les vétérinaires peuvent-ils attendre de voir si les campagnes de vaccination contre le PCV2 démontrent que toute la pathologie est tout compte fait en relation avec cet agent ?
S'il s'agissait toujours du SDRP ? Ou bien que les causes bactériennes étaient "masquées" par notre concentration sur la MAP et le PCV2 ?

Le PCV2 et le SDRP détruisent ou détériorent la réponse immunitaire vis à vis d'autres agents de manière qu'ils exercent toujours une influence déstabilisante à l'intérieur d'un élevage porcin
. Bien sûr, il y a des variations dans le virus du PCV2 et au final, il peut y avoir des différences dont nous ne sommes pas encore conscients puisque les techniques moléculaires se perfectionnent avec le temps. Celles-ci pourraient expliquer les différences dans les taux de transmission, les taux d'infection, la pathogénie, la virulence et, par conséquent, les signes cliniques, la pathologie et l'évolution de la maladie.

La grippe porcine* peut être moins importante à cause du réchauffement climatique global (elle survit plus mal lors d'hivers chauds) ou il se peut que la population se soit adaptée aux souches H1N1 des poulets ou au recombinant H1N2. Il se peut que l'on soit tous si "obsédés" par le PCV2 que nous ayons oublié l'importance de la grippe porcine. En Europe, l'importance relative des virus classiques H1N1, H3N2 et H1N2 et des virus aviaires H1N1 changent d'un pays à l'autre. Au Royaume-Uni le virus aviaire H1N1 195852 est le plus commun, mais dans d'autres pays européens cela peut être les virus H1N2

D'anciennes maladies virales réapparaissent quand on s'y attend le moins. Par exemple, on a eu des cas de GET (gastro-entérite transmissible) dans des élevages, non pas où le virus de la GET a changé, mais où le CVRP a muté. Les élevages atteints dans les années 60 ont encore le virus de la GET mais les porcelets sont protégés par le CVRP. Le virus de la diarrhée épidémique porcine provoquera de la même façon des maladies sporadiques quand les souches changent.

* : NDLR : cet article a été écrit avant l'émergence de la grippe H1N1 au Mexique

Stan Done. Veterinary Laboratories Agency. Royaume-Uni

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