Un indicateur du rendement des reproducteurs: les jours non productifs

Les jours non productifs (JNP), aussi connus sous le nom "jours ouverts" ou "jours vides" sont les jours où la truie adulte ou la cochette ne sont ni gestantes ni alla...
Mercredi 1 Février 2006 (il y a 11 ans 8 mois 23 jours)

Les jours non productifs (JNP), aussi connus sous le nom "jours ouverts" ou "jours vides" sont les jours où la truie adulte ou la cochette ne sont ni gestantes ni allaitantes.
En termes économiques, les JNP sont des jours où les truies présentes dans l'élevage génèrent des frais sans produire de gains.
Dans nos élevages, nous estimons que chaque JNP coûte approximativement 2.50 $ canadiens (1,56 €). La valeur JNP peut être un bon indicateur de rendement d'un élevage de reproducteurs parce qu'elle tient compte de mesures importantes de la productivité des truies, comme le taux de mises-bas et les intervalles post-sevrage. Dans l’indice JNP, le taux de mises-bas est converti en jours de production perdus et par conséquent, il reflète plus exactement le rendement d'un élevage que le taux de mises-bas.

Les éléments composants du JNP sont par ordre d'importance:

1. Intervalle du sevrage à la saillie (jours).
2. Intervalle depuis l'entrée à la saillie (jours).
3. Intervalle première saillie-réforme (jours).
4. Intervalle première saillie-saillie fécondante (jours).

Ces quatre éléments représentent environ 80% des JNP et les deux premiers 50%. Il y a une variation considérable d'un élevage à l'autre de l'influence relative des différentes mesures de productivité des reproducteurs sur le nombre de porcs sevrés par truie et par an (sevrés/truie/an).
Cependant, entre les élevages, la valeur JNP est la variable la plus importante qui affecte le nombre de sevrés/truie/an. Comme il a été évoqué dans un article précédent, la valeur moyenne en Espagne de l'indice JNP est de 64, mais il est seulement de 39 dans les meilleurs élevages. Ce sont des calculs annuels. Toutes choses égales par ailleurs, la valeur JNP moyenne pour un élevage qui produit 2,2 portées/truie/an serait de 29 (64/2,2). Ceci signifie que la truie présente sur l'élevage a 29 jours de chaque cycle reproductif où elle n’est ni gestante, ni allaitante.

Au vu de la grande variation qui existe entre les valeurs de JNP d’un élevage à l’autre (CV 28%), dans les élevages au JNP élevé (> 50), il peut être plus facile d'augmenter le nombre de sevrés par truie et par an en réduisant les JNP plutôt qu'en augmentant la taille de la portée ou en diminuant la mortalité avant sevrage.

Pour un élevage moyen qui produit 20,5 sevrés/truie/an, chaque JNP réduira ce nombre de 0,056 (20,5/365) . Si un élevage moyen de 517 truies pouvait réduire les JNP de 64 à 50, il pourrait produire environ 400 porcs de plus par an ou il pourrait produire le même nombre de porcs qu'il produit actuellement avec 20 truies en moins!

Mais la connaissance des niveaux de JNP d'un élevage ne nous indique pas comment les réduire. D'autre part, il faudra prendre en compte la facilité avec laquelle on peut obtenir un changement des JNP par rapport d'autres améliorations du rendement des reproducteurs. Toutefois, si on réduit les JNP on a besoin d'une compréhension totale des principes qui le composent.

Intervalle sevrage – saillie

L'intervalle sevrage - saillie peut contribuer jusqu'à 25% des JNP d'un élevage. Dans un élevage ayant une bonne conduite, on peut atteindre un objectif de 85 à 90% de truies saillies le 7ème jour après sevrage. Un retard de retour à la saillie peut signifier que la truie perd trop poids durant la lactation. Il est peu probable qu'une durée de lactation de 18 à 28 jours influence l'intervalle sevrage-saillie si l'alimentation pendant la lactation a été correcte. Cependant, une mauvaise détection des chaleurs peut conduire à un taux de pertes important.
D'autre part, un élevage peut intentionnellement sauter la première chaleur après le sevrage des à l'état P1 ou y compris P2 qui ne retournent pas en chaleur dans un délai de 6 jours après le sevrage.Cette pratique augmentera les JNP mais augmentera le nombre de sevrés par truie et an.

L'intervalle sevrage-saillie peut être diminué de la façon suivante :

• En maintenant les truies dans de bonnes conditions au moment du sevrage

En séparant au sevrage les truies ayant moins de 14 mm de lard dorsal en P2 une semaine avant le sevrage ou qui ont eu une baisse de l’ingéré d'aliment à la moitié de la lactation

• En ayant une bonne conduite de reproduction. Par ordre d'importance :

1. Détection des chaleurs.
2. Moment des saillies.
3. Bonne technique d'insémination
4. Semence de bonne qualité.
5. Bonne conduite après l'insémination

Intervalle entrée – saillie

L'intervalle de l'entrée à la saillie sera influencé évidemment par l'âge et le poids des cochettes à leur arrivée par rapport à l'âge ou le poids prévus lors de la première saillie.
Toutefois, on doit pouvoir atteindre un objectif de moins de 40 jours. Au Canada on a tendance à saillir les cochettes plus âgées et plus lourdes (130-150 kg) lors de la 2ème chaleur. Ainsi, les cochettes peuvent représenter 30% de l'indice JNP.
La conduite de jeunes truies sera évoquée dans un article ultérieur.

Facteurs qui contribuent à l'indice JNP

Pour réduire tous les intervalles qui favorisent les JNP tous les éléments suivants doivent être réunis : une bonne alimentation, la conduite de la reproduction, le contrôle des maladies et la détection précoce de non venues en chaleur et de truies vides. Certains de ces sujets seront traités par ailleurs.

Frank Aherne - Alberta Pig Co - Canada

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