Autovaccins

 Jean D.

1 24-Avr-2003 10:19 (il y a 14 ans 3 mois 26 jours)

Dans la rubrique "En cherchant bien" publiée aujourd'hui 24 Avril, on parle d'autovaccin SDRP utilisé aux USA . Pourquoi n'est-ce pas pratiqué en France ?
 Arnaud

2 28-Avr-2003 12:00 (il y a 14 ans 3 mois 22 jours)

Je pense qu'il s'agit surtout d'un problème de technologie. D'une manière générale, ils utilisent les auto vaccins pour des pathologies autres qu'en France : mycoplasmose, anaérobies. De mon point de vue, on est en retard sur ce sujet mais j'ai l'impression que les vétérinaires Français sont plutôt "frileux" dans ce domaine.
 alcali

3 28-Avr-2003 19:30 (il y a 14 ans 3 mois 22 jours)

Il faut souligner que les autovaccins viraux sont interdits en France.D'une manière générale, il faut s'attendre à ce que l'utilisation d'autovaccin soit de plus en plus contrôlée en autorisant uniquement les formulations qui ne disposent pas d'équivalent dans le commerce.La législation devient de plus en plus contraignante et on peut craindre qu'un jour que les autovaccins soient uniquement réservés dans les espèces mineures .
 Arnaud

4 29-Avr-2003 8:42 (il y a 14 ans 3 mois 21 jours)

Pour ma part, je le regrette sincèrement mais heureusement nous n'en sommes pas encore là et il reste une fenêtre d'utilisation non négligeable.
 Eric Thibault

5 29-Avr-2003 20:06 (il y a 14 ans 3 mois 21 jours)

Voilà un sujet intéressant que celui des autovaccins! En réponse à Arnaud, je ne crois pas qu'il faille considérer que sur ce sujet la France soit en retard, ou que les vétérinaires soient frileux. Deux raisons essentielles sont à avancer pour expliquer l'absence d'autovaccins viraux en France: 1°La réglementation française précise qu'un autovaccin doit être produit à partir de l'agent pathogène isolé sur un ou plusieurs animaux d'un élevage. La première contrainte est donc d'ordre diagnostic et la production d'autovaccins viraux supposerait au préalable l'isolement du ou des virus suspects, ce qui ne constitue pas aujourd'hui un examen de routine pratiqué par les laboratoires de diagnostic. 2°La réglementation française précise également qu'un autovaccin, produit à partir d'organismes pathogènes isolés dans un élevage, ne peut être utilisé que dans ce même élevage; la deuxième contrainte est donc d'ordre économique: on imagine facilement que le coût de production d'un lot d'autovaccin viral est incompatible avec une utilisation limitée à quelques milliers de doses chaque année. C'est précisément dans cette contrainte d'utilisation des autovaccins que réside la différence avec les USA, où il semble que l'utilisation d'un autovaccin ne soit pas limitée à l'élevage dans lequel a été isolé l'agent pathogène. On ne peut pas par ailleurs à proprement parler d'interdiction des autovaccins viraux en France; en fait, les autorisations de production d'autovaccins ne sont aujourd'hui délivrées que pour des autovaccins bactériens. Si une demande d'autorisation était formulée à l'Agence du médicament (AFSSA) pour des autovaccins viraux, elle serait examinée comme toute autre: encore faut-il pouvoir la justifier en regard des points développés plus haut. Alcali précise également que la législation devient de plus en plus contraignante; pour ce qui est de l'autorisation de produire des autovaccins, c'est vrai, mais ce ne peut qu'être positif pour le prescripteur, l'éleveur et l'animal autovacciné. En matière de médicaments, santé animale et santé publique vont de pair: réglementation rime avec normalisation des conditions de production, application des BPF, sécurité, le tout pour une plus grande satisfaction des différents acteurs des filières. Il ne faut donc pas craindre une réglementation qui, ayant pour ambition de s'étendre à toute l'Union européenne, oeuvre pour la pérennisation de l'autovaccin. S'agissant enfin de l'utilisation des autovaccins, il n'y a pas non plus péril en la demeure: le vétérinaire qui prescrit un autovaccin le fait de façon souveraine et responsable: il peut à tout moment justifier des raisons qui le conduisent à choisir cette voie pour la maîtrise de telle ou telle pathologie. Les autovaccins ont donc encore de beaux jours devant eux, même si on doit se limiter à des autovaccins bactériens!
 Arnaud

6 30-Avr-2003 16:35 (il y a 14 ans 3 mois 20 jours)

Qu'en est-il pour les auto vaccins bactériens des auto vaccins mycoplasme et anaérobies?
 Eric Thibault

7 05-Mai-2003 19:31 (il y a 14 ans 3 mois 14 jours)

A ma connaissance il n'y a pas d'autovaccins mycoplasmes ou anaérobies (en clair clostridiens) produits en France. En ce qui concerne les clostridies, la diversité des souches incriminées -prévalence de C.difficile, variabilité des toxinotypes de C.perfringens- pourrait probablement justifier la mise à disposition d'autovaccins; il serait intéressant de recueillir l'avis de vétérinaires confrontés à ce type de pathologie.

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