Vive la presse

 bahia

1 25-Fév-2009 21:15 (il y a 9 ans 6 mois 27 jours)

Bonsoir,
Quand on lit ce genre d'articles on se dit qu'il y a encore beaucoup de boulot pour communiquer autour de notre métier.
Bonne lecture :

En batterie, le porc est rentable. Mais à quel prix pour nous tous!
A l’occasion du Salon de l’Agriculture, Marianne2 se penche sur le cochon, que ses éleveurs présentent comme la viande des pauvres. Produit à 90% dans des élevages fermés, les porcs rejettent chaque année des tonnes de lisier qui polluent gravement les sources d’eau potable. Un problème de santé public encore peu considéré par les autorités françaises, qui ont déjà évité une grosse amende européenne.
Cochon en élevage raisonné en Côte d'Or. (photo : SL)
Dans le cochon, tout est bon… une fois qu’il est dans l’assiette ! Loin des petits porcelets du Salon de l’agriculture, lisses et roses comme ceux des histoires à dormir, l’élevage intensif porcin continue de constituer un grave problème de santé public. Epinglée par la Commission européenne pour le taux de nitrate dangereux de 9 bassins versant en Bretagne à 98% d’origine agricole, la France s’exposait à 28 millions d’euros d’amende.

Mais, par un miracle encore inexpliqué, le nouveau président de la République a obtenu la levée de cette menace, garantissant la pérennité d’une filière agricole présentée comme la seule à même de nourrir les pauvres. Et en temps de crise, plus que jamais, il faut que les pauvres mangent de la viande.

Six mois sur 0,7 m2 de caillebotis à bouffer des antidépresseurs
Car si la mode est au bio, la conversion des élevages au Graal de la norme AB (label bio de référence en France) exige de nourrir les animaux en fourrage bio, alors que le prix des céréales a explosé en quelques mois : « j’ai tous les critères réunis, à part l’alimentation, regrette un éleveur porcin de la Côte d’Or dont les porcs gambadent à deux pas des vignes bourguignonnes. Mais le prix des grains bio est le double des grains normaux : en pleine crise, je ne peux pas me permettre d’augmenter le prix de ma viande de 20 à 25% ! »

Mais les beaux cochons musclés qui se restaurent paisiblement dans ces auges traditionnelles ne sont pas ceux qui iront nourrir les classes populaires en côtelettes à 5€ le kilo : 90% de la production porcine française se fait «en bâtiment». Chaque cochon est placé sur 0,7 à 0,8 m2 de caillebotis (parfois appelé par politesse «sol ajouré»), surface permettant l’évacuation des déjections de l’animal «par gravité», coincé entre des grilles qui l’empêchent de bouger.

Engraissée six mois pour pouvoir être vendue, lourde de 120 à 160 kilos, la bête est nourrie en batterie au dessus d’une rivière d’urine et de merde. Dans l’auge mécanisée présentée à son groin, la « soupe » : un mélange d’eau, de grain (blé ou soja fermenté, souvent importé) et d’additifs. La mixture est généralement fournie par l’industrie phytosanitaire et de composition confidentielle. Les curieux ont pu déceler dans cette bouillie des vitamines, des antibiotiques… et des antidépresseurs ! Une mesure compréhensible : les pauvres qui mangent le porc économisent ainsi les prescriptions de Xanax.

Si la ventilation s’arrête, tous les cochons meurent dans la demi-heure
Les calmants ont par ailleurs l’avantage d’éviter que les porcs ne se mutilent : Parfois séparés par une simple barrière, les cochons souffrent de la chaleur, des vapeurs et sont parfois pris d’accès de violence. Fournis par des « naisseurs », les porcelets ont la queue coupée, les dents cassées ou limées à vif et les mâles castrés pour éviter les « accidents ».

Une nervosité accentuée par les souffleries disposées au-dessus des animaux pour évacuer les gaz qui se dégagent du lisier : 3 m3 d’ammoniac pour 1 m3 de déjections. Avec le chauffage, la ventilation représente pas moins de 86% de la consommation électrique des exploitations, selon une étude de la chambre d’Agriculture de Bretagne. Mais il ne s’agit en rien d’une question de confort : en cas de panne, la concentration de gaz toxiques est telle que la durée de vie des bêtes est estimés à moins d’une demi heure. Raison pour laquelle les assureurs refusent de couvrir les élevages dont les groupes électrogènes n’assurent pas le redémarrage automatique en cas d’arrêt des ventilateurs.

En Bretagne 1/3 mesure du taux de nitrate dépasse la norme
Que faire de ces rivières de lisiers une fois les fosses pleines ? En théorie, le lisier, en faible quantité, fertilise les sols comme n’importe quelle déjection animale (avec une concentration d’azote cependant plus importante). Dans le cas de la Bretagne, qui concentre plus de la moitié des élevages français, l’épandage a atteint des proportions telles qu’elle a vite saturé les sols en nitrate, par ailleurs poreux et rincés par la pluie, dégradant les champs et s’infiltrant jusqu’aux cours d’eaux et nappes phréatiques.

En 2002 déjà la Cour des Comptes pointait la gestion catastrophique des rejets issus de l’agriculture dans un rapport intitulé : la préservation de la ressource en eau face aux pollutions d’origine agricole : le cas de la Bretagne. Soulignant des « insuffisances exemplaires », l’étude relevait qu’entre 1994 et 1999, une mesure du taux de nitrates sur 3 dépassait la norme européenne des 50 mg/l. Parmi les conclusions, le « contrôle des épandages inexistants » était présenté comme « le maillon faible des actions de reconquête de la qualité de l’eau. » Entre 1992 et 2005, l’Office international de l’eau déplorait une « dégradation forte » de 29% des eaux souterraines par les nitrates (sur 1242 points de mesure). Détail pratique : le coût des traitements des nitrates s’élève à 30 à 80 centimes du mètre cube d’eau, pour une consommation individuelle moyenne de 530 m3 par an par Français (1m3 = 1000 litres).

A côté de l’épandage industriel du lisier, des méthodes à base de litière de paille existent mais ne sont guère applicables à l’échelle des hangars de plus de deux cents cochons. Las : selon l'Institut français du porc, 16 groupements de producteurs (coopérations ou associations) concentraient en 2006 68% de la production du secteur, chacun avec une production annuelle supérieur à 500000 carcasses. A titre de comparaison, les 28 groupements produisant chacun moins de 100000 carcasses par an n'occupent que 5% du marché.

Une évolution moins dangereuse pour les ressources en eau potable impliquerait notamment la déconcentration des exploitations et une moindre dépendance des exploitants à l’industrie phytosanitaire. Des solutions concrètes vers lesquelles ne tendent guère les déclarations vagues de Michel Barnier au salon de l’Agriculture, plaidant pour les «productions durables». Au lieu de s’inquiéter de la viande des pauvres, le ministre a décidé de réorienter les aides vers les élevages de chèvres, de mouton, le lait de montagne… De jolis critères d’excellences gastronomiques mais qui ne rempliront pas l’assiette des Français et n’éclairciront pas l’eau du robinet.

Mercredi 25 Février 2009 - 07:00
Sylvain Lapoix




 Amont

2 25-Fév-2009 23:16 (il y a 9 ans 6 mois 27 jours)

consternant, en effet.
encore pourrais-je comprendre que certaines réalités de mon métier soient difficile à accepter par nos congénères, mais je trouve franchement navrant que l'on soit obligé de mentir pour rendre la réalité encore moins acceptable... Ce monsieur est journaliste comme je suis infirmière ;-)
Bahia, peux-tu préciser ta source ? merci...
 Visiteur

3 26-Fév-2009 8:09 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

http://www.marianne2.fr/En-batterie,-le-porc-est-rentable-Mais-a-quel-prix-pour-nous-tous!_a175510.html
 cochonou

4 26-Fév-2009 9:23 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

comme tu le dit si bien amont bahia est comme nous il ne fait que repeter ce qu'il as lu dans un magazine "people" pour nous faire mijoter mais c'est vrais que la photo de ce magasine incite a la confusion bof faut faire comme dans certains pays " les chiens aboient la caravanne passe!!!!"
 Picasso

5 26-Fév-2009 9:35 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

difficilement supportable pour nous éleveurs de porcs ce genre de discours bourré des caricatures habituelles ( derriére lesquelles il y a souvent un peu de vérité ) mais à quoi peut bien faire allusion le "journaliste" quand il parle d'anti dépesseurs dans l'alimentation des porcs??... Là il me semble qu'on passe de la caricature à l'affabulation compléte !
 garou

6 26-Fév-2009 9:49 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

Mais que fait INAPORC bon sang de la vie ?????
 marredescours

7 26-Fév-2009 10:17 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

j'ai retrouvé un cochon tellement déprimé ce matin qu'il s'est pendu a une corde...
j'en ai donc dédui que mes porcs etaient déprimé et j'ai donc introduis dans ma soupiere des antidépresseurs,ils vont deja mieux et quand je rentre dans mes engraissements,mes porcs chantent et me souris,c'est un vrai bonheur
 jean bon

8 26-Fév-2009 14:01 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

bonjour,
J'ai lu effectivement cet article ,que je recherchais car ce journaliste est venu sur mon exploitation . Il faut savoir qu'il a été invité en bourgogne par une association qui s'appelle le cceb(comité contre l'encochonnement de la bourgogne), tout un programme.Cette assoc a fait une conférence de presse sur les problemes des élevages porcin en bourgogne.a ceete conférence était egalement présent sandrine belier ,tete de liste pour notre région de europe écologie.Donc pendant toute une journée le bourrage de crane à été beaucoup plus intensif que mon élevage.Ensuite voila comment on manipule les gens dans un but purement électoraliste de ce journal ecolo-marxiste
 marredescours

9 26-Fév-2009 17:17 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

En 30 ans tout a changé



* Scène : Tu dois faire un voyage en avion

Année 1977 : Tu voyages dans un avion d'Air France, on te donne à

manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles

hôtesses de l'air et ton siège est tellement large qu'on peut s'

asseoir à deux.

Année 2007 : Tu entres dans l'avion en continuant de t'attacher le

ceinturon qu'à la douane ils t'ont fait retirer pour passer le

contrôle, tu t' assois sur ton siège que si tu respires un peu trop

fort tu mets un coup de coude à ton voisin, si tu as soif le steward

t'apporte la carte et les prix sont ahurissants, et tu ne protestes pas

, car on ne sait jamais , à l'atterrissage on pourrait t'emmener à la

douane et te mettre un doigt dans le cul pour savoir si tu n'as pas

caché de la drogue.

* Scène : Michel doit aller dans la forêt après la classe, il montre

son couteau à Jean avec lequel il pense se fabriquer un lance pierre.

Année 1977: Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a

acheté pour aller s'en acheter un pareil.

Année 2007: L'école ferme, on appelle la gendarmerie, on emmène Michel

en préventive. TF1 présente le cas aux i

nformations en direct depuis la

porte de l'école

-----------------------

* Scène : Discipline scolaire

Année 1977: Tu fais une bêtise en classe. Le prof t'en colle deux. En

arrivant chez toi, ton père t'en recolle deux.



Année 2007: Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon. Ton père te

demande pardon et t'achète une moto.

-----------------
Scène : Franck et Marc se disputent et se flanquent quelques coups

de poing après la classe.



Année 1977: Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la

main et ils sont copains pour toute la vie.



Année 2007: L'école ferme. TF1 proclame la violence scolaire, France

Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur l'affaire.

***************
* Scène : Eric casse le pare brise d'une voiture du quartier, son père

sort le ceinturon et lui fait comprendre les choses.



Année 1977: Eric fera plus attention la prochaine fois, grandit

normalement, fait des études, va à la fac et devient un excellent homme

d'affaire.

Année 2007: La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un

mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à

convaincre sa s?ur, que son père abusait d'elle et le mette en prison.

Scène: Jean tombe en pleine course à pied, se blesse au genou et

pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le

réconforter.



Année 1977: En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la

course.

-------------------------

Année 2007: Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se

retrouve au chômage et s'affronte à 3 ans de prison. Jean va de

thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages

et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme

émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof au chômage et

endettée, se suicide en se jetant d'en haut d'un immeuble.



***************



* Scène: Relations courantes entre un père et son fils



Année 1977: Je demande de l'argent à mon père pour sortir.



Année 2007: Mon père me demande de l'argent pour couvrir son compte en

banque.



****************


Scène : Arrive le 28 octobre.



Année 1977: Arrive le jour du changement d'horaire d'été à l'heure

d'hiver. Il ne se passe rien.



Année 2007 : Arrive le jour du changement d'horaire d'été à l'heure

d'hiver. Les gens souffrent d'insomnie et de dépression.



Scène : La fin des vacances.



Année 1977: Après avoir passé 15 jours de vacances en famille sur la

côte dans une caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se

terminent. Le lendemain tu repars au boulot et il ne se passe rien.



Année 2007: Les vacances terminées, de retour de Tahiti, voyage

organisé tous frais inclus, Les gens souffrent d'insomnie et de

dépression.





Conclusion: On est devenu des chochottes. On ferait mieux d'être un peu
plus normaux et dire aux médias qu'ils arrêtent de faire du
sensationnel .

 christophe

10 26-Fév-2009 20:31 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

LES GENS NE SAVENT PAS CE QU ILS VEULENT TOUT LES DERRANGE
MOI JE FAIT DU PORCS SUR PAILLE ET MES TRUIES SONT SUR PRAIRIE
J AI FAIT UNE NOUVELLE PORCHERIE SUR PAILLE BIEN SUR 2 ANS POUR AVOIR LE PERMIS A CONDITION QUE MES TRUIES NE DETRUISE PAS LA FLORE DONC QU ELLE NE RETOURNE PAS LES PRAIRIES ET EN PRIME L INTERDICTION DE METTRE MAIS TRUIE SUR UN PRES DE 1 H 80 QUI EST EN NATURA 2000 CAR IL Y A DES PIES GRIECHE ET QUE MAIS TRUIES Y SONT DEPUIS 2001 DONC ???
ON MA OBLIGE A CLOTURER LE RUISEAUX QUI TRAVERSE LA PATURE A 10 M DE CHAQUE COTE CAR MES TRUIES FESAIT PIPI ET CACA DEDANS ET RISQUE DE POLUTION A COTE DE CA LES EGOUTS DU VILLAGE VONT A LA RIVIERE 800 M PLUS LOIN ET UNE GROSSE USINE 1 KM QUI BIEN SUR NE POLUE PAS CAR IL Y +/- 1000 OUVRIERS DONC ... BIENSUR IL Y PLUS UN POISSON DANS LA RIVIERE DU VILLAGE SUREMENT PAS A CAUSE DE L USINE SES A CAUSE DES PRODUCTEUR DE PORCS ????!!!!
MOI JE DIT QUE TOUT DERANGE ET QUE SES MALHEUREUX A DIRE MAIS IL N Y A QUE QUAND LES GENS CREVERONT DE FAIM QU IL VERRONT A QUOI ON SERVAIT LE PROBLEME BAEUCOUPS D ENTRE NOUS SERONT MORT AVANT
 stephane2

11 26-Fév-2009 22:00 (il y a 9 ans 6 mois 26 jours)

Ce qui rassure c'est que devant le rayon viande, le consommateur oublis tout ça, c'est le "french paradoxe"

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