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2. Histoire d'une polémique (2ème partie) (30/05/2008)
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L'association du SDRP et du circovirus porcin
En 1997, à la stupéfaction générale, les Drs Clark
et Harding, aidés par le Dr John Ellis, ont montré que les lésions
lymphoïdes des porcs atteints de MAP étaient systématiquement
associées à un virus appelé circovirus porcin
(PCV).
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| Rate
d'un porc atteint de MAP correspondant à un cas diagnostiqué
en 1996 au Canada.
Déplétion lymphocytaire modérée et infiltration
histiocytaire du tissu lymphoïde. Coloration HE (hématoxilline-éosine).
(Photo cédée par le Dr. Edward G. Clark, Prairie Diagnostic
Services, Canada) |
Rate
d'un porc atteint de MAP correspondant à un cas diagnostiqué
en 1996 au Canada.
Quantité modéré de génome de circovirus porcin
de type 2 - Immunohistochimie
(Photo cédée par le Dr. Edward G. Clark, Prairie Diagnostic
Services, Canada) |

La controverse liée à cette maladie a alors commencé. En
effet, un circovirus porcin avait été identifié quelques
années plus tôt dans un laboratoire d’Irlande du Nord par Gordon
Allan. Ce PCV était considéré comme un contaminant des cultures
de cellules d’origine porcine, et tenu pour totalement apathogène.
Ce qui a soulevé des interrogations.
Deux circovirus porcins : un bon et un mauvais ?
En 1998, le séquençage de son ADN a révélé
que le PCV associé aux cas de MAP était
différent du PCV préalablement connu. La comparaison
des génomes de ces deux virus a révélé qu’ils
sont parents, mais nettement éloignés. Pour cette raison, ils ont
été classés respectivement en type 1 (PCV1) pour le virus
apathogène, et type 2 (PCV2) pour celui dont le rôle dans la MAP
s’est progressivement affirmé.
Le PCV1 et le PCV2 se ressemblent-ils ?
| Caractérístique |
PCV1 |
PCV2 |
| Famille |
Circoviridae |
| Genre |
Circovirus |
| Taille |
16-18
nm. |
| Génome |
Circulaire |
| Gènes principaux |
ORF1
(code pour la réplicase)
ORF2 (code pour la capside) |
| Nucléotides |
1758
|
1768-69 |
| Homologie nucleotidique |
67
% pour l'ORF1
83 % pour l'ORF2 |
| Pathogénicité |
Considéré
non pathogène |
Associé
à la MAP et à d'autres maladies |
| Epidémiologie |
Distribution
mondiale :
séro prévalence modérée |
Distribution
mondiale :
séro prévalence très élevée |
| Espèces sensibles |
Porc
domestique et sanglier |
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| PCV2
observé au microscope électronique. Par sa taille (16 à
18 nm) c’est l’un des plus petits virus animaux.
(Photo cédée par le Dr. Dirk Soike, Landesamt für Verbraucherschutz
und Landwirtschaft orbereich, Allemagne) |
Carte
tridimensionnelle du PCV2 obtenue à partir de cryomicrophotographies.
Le diamètre de la particule virale est d'environ 17 nm. Image modifiée
à partir des données de de Crowther et al., 2003 |
Les nombreuses reproductions expérimentales ont permis de conclure que
le PCV2 est nécessaire à l’expression
clinique de la MAP, tandis que le PCV1 était totalement disculpé.
Cependant, le PCV2 est aussi un virus ubiquiste : un pourcentage relativement
faible des animaux infectés développe une forme clinique de MAP.
C'est pourquoi il a longtemps été considéré comme
un cofacteur de la MAP, parmi d’autres. |
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