France
MPF : un prix moyen maintenu
Le prix moyen reste stable à 1,410 €. Les propositions d’enchères, aussi bien lors du marché de lundi que de celui de jeudi, se situent majoritairement autour de la moyenne. Depuis plusieurs séances, les acheteurs affichent donc clairement leur volonté de maintenir le prix français après une longue période de recul. Ils se montrent toutefois plus prudents que leurs homologues européens, compte tenu de la situation spécifique du marché en France.

Uniporc : recul des poids d’abattage
La dynamique d’abattage reste bien présente en France, même si elle recule progressivement chaque semaine, conformément à la saisonnalité habituelle du mois de février. La semaine dernière, les poids ont nettement diminué et l’écart avec 2025 se réduit, tout en demeurant encore conséquent, à 1,32 kg.
Union europénne
En Allemagne, une hausse intervient avec +5 centimes. Les surplus ont été résorbés et les poids reculent encore de 200 grammes. L’activité d’abattage demeure élevée. En revanche, le marché de la viande manque toujours d’impulsion, la saison des barbecues n’ayant pas encore débuté.
En Espagne, la situation sanitaire reste sous surveillance avec de nouveaux cas de PPA chez les sangliers, entraînant une extension limitée de la zone à haut risque autour de Barcelone. Aucun cas n’est détecté en élevage. Sur le marché, l’Espagne enregistre sa deuxième hausse de prix devrait logiquement continuer de s'inscrire dans cette tendance pendant quelques temps. Les poids reculent pour la troisième semaine consécutive, malgré des niveaux encore élevés. Les abattages restent records, portés par la rentabilité des abattoirs. Les marchés tiers majeurs, dont le Japon et les Philippines, restent fermés.
En Belgique, la hausse des prix s’explique par une concurrence accrue entre acheteurs pour sécuriser les volumes. Les poids poursuivent leur baisse et sont inférieurs de 3 kg à ceux de l’an dernier. Sur le marché intérieur de la viande, de légères revalorisations sont observées.
En Italie, la situation reste difficile pour les producteurs. L’offre demeure abondante avec des porcs très lourds, dans un contexte de consommation freinée par le pouvoir d’achat. Plusieurs abattoirs fonctionnent toujours sur quatre jours par semaine. La tendance reste orientée à la baisse à court terme.
États-Unis et Chine
Le marché américain connaît une phase peu animée. Les prix restent stables à des niveaux élevés pour la période, sans véritable dynamique. Le marché de la viande est lui aussi figé : la bonne tenue du flanc et de la longe est compensée par la baisse des côtes, maintenant la valeur globale de la carcasse. Les abattages reculent par rapport à 2025, traduisant une offre plus contenue. À court terme, le soutien pourrait venir du jambon à l’approche de Pâques, mais le marché reste globalement en attente, sans signal directionnel fort.
Les prix du porc en Chine ont continué de fluctuer sans rupture nette de tendance, oscillant autour de niveaux modérés après des baisses antérieures. Dans plusieurs provinces, les cotations ont légèrement reculé ou stagné, reflétant une offre qui demeure relativement abondante alors que la consommation n’a pas affiché de reprise significative. Les acteurs du marché restent prudents, avec une demande intérieure timide en raison de conditions saisonnières et d’une dynamique de consommation toujours faible. Globalement, le marché montre une absence de direction claire, avec de légères pressions baissières qui persistent face à une demande atone.


