Sur les neuf premiers mois de l’année 2025, la production porcine atteint 16,6 millions de têtes. Après quatre années de recul, plus ou moins marqué, elle enregistre une légère reprise, de 0,5 % sur un an. Cependant, elle reste inférieure de 3,9 % par rapport à la moyenne des années 2020- 2024, conséquence de la contraction du cheptel de truies.
Ce repli est partiellement compensé par l’augmentation du poids moyen des porcs à l’abattage, ce qui permet de dépasser le volume de production en tonnes enregistré sur les neuf premiers mois de 2024.

En net repli depuis le pic atteint en 2023, le coût moyen de l’aliment pour porcins demeure toutefois élevé, malgré un léger recul de 0,8 % sur un an, tout comme le prix à la production, toujours élevé malgré la baisse de 8,2 % sur un an.
De janvier à septembre 2025, le cours du porc s’établit en moyenne à 1,99 €/kg carcasse, en baisse de 8,5 % par rapport à l’an dernier, mais nettement supérieur à la moyenne des cinq dernières années.
Du côté des échanges extérieurs, entre janvier à septembre 2025, les importations de viande porcine en volume progressent de 4,0 % sur un an, principalement en provenance d’Allemagne et d’Italie, tandis que les achats en provenance d’espagne diminuent. À l’inverse, les exportations reculent de 2,9 %, en particulier celles à destination des principaux partenaires européens (Italie, Pays-bas) ainsi que de certains pays asiatiques. en conséquence, le déficit des échanges extérieurs se creuse par rapport à 2024, tant en volume qu’en valeur.
La consommation française repart à la hausse : + 2,3 % sur un an et + 1,6 % par rapport à la moyenne 2020-2024. Avec un taux d’approvisionnement de 98,2 %, la production porcine française ne couvre pas entièrement les besoins, ce qui se traduit notamment dans la hausse des importations.
16 décembre 2025/ Agreste-Bilan conjoncturel 2025 / France.
https://www.agreste.agriculture.gouv.fr


