La filière porcine est la dernière filière viande française d’ampleur à conserver un volume de production équivalent à la consommation (98 % de taux d’auto-approvisionnement).
Une autosuffisance accompagnée d’échanges internationaux : la filière porcine française exporte les pièces sous-consommées en France (28 % de sa production), notamment des abats vers l’Asie et importe les pièces sur-consommées (29 % de sa consommation), notamment des jambons. Pour les 10 ans à venir, les enjeux consistent à :

- maintenir cette autosuffisance,
- conserver une balance commerciale neutre en volume,
- diminuer les importations de charcuteries et donc améliorer la balance commerciale en valeur
Pour contribuer à la souveraineté alimentaire de la France, la filière a besoin de l’engagement de tous les acteurs du marché afin de consolider sa production annuelle à environ 2,15 millions de tonnes. Pour y parvenir, les professionnels ont défini neuf priorités structurantes à travailler avec les Pouvoirs publics :
- Créer un régime relatif aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) spécifique à l'élevage, distinct des logiques industrielles.
- Exclure les viandes blanches des directives sur les émissions industrielles (IED) à l’échelle européenne.
- Assurer le renouvellement des générations à l’amont et à l’aval de la filière :
- Installation ou reprise : 100 élevages porcins/an (avec en moyenne 300 truies) dans les 10 ans à venir
- Assurer un maillage territorial adapté pour les abattoirs
- Conforter le dispositif Pacte Dutreil pour aider à la transmission des entreprises de charcuterie dont les dirigeants arrivent à la retraite
- Mettre en place des mesures structurelles pour encourager l’investissement en amont et à l’aval de la filière :
- 5 milliards à investir à l’amont de la filière porcine d’ici 10 ans
- 2 milliards à l’aval (entreprises de charcuterie) d’ici 10 ans
- Simplifier les procédures pesant sur les entreprises : simplification des contrôles, obligations administratives, demandes d'aides/subventions et pas de surtransposition de la réglementation européenne.
- Réduire les charges pesant sur les entreprises et éviter toute nouvelle charge additionnelle (taxe nouvelle sur produits alimentaires, hausse taxes/Eco-contributions existantes …).
- Conserver le logo Le Porc Français connu par 95% des Français comme le socle de l’identification française de l’origine et de la transformation des viandes.
- Rendre obligatoire des formations sur l’élevage et la transformation des viandes blanches dans les formations agricoles avec en complément des visites d’élevages et d’entreprises.
- Accorder les certificats export au niveau régional et non départemental.
Février 2026/ INAPORC/ France.
https://www.leporc.com


