France
MPF : stabilisation du prix après 6 mois de baisse
Le Marché du Porc Français n’avait plus connu de semaine complète avec un prix moyen totalement stable depuis le 17 juillet 2025. Depuis le jeudi 15 janvier 2026, le prix moyen s’établit à 1,422 €, avec une réelle convergence des propositions d’enchères. Celles-ci s’articulent désormais, pour la très grande majorité, dans une fourchette très resserrée autour de la moyenne. Alors que, ces dernières semaines, au moins un acheteur se positionnait encore à la baisse, tous affichent désormais une volonté de stabilité.

Uniporc : maintien des abattages et recul du poids
Si les volumes reculent par rapport à la semaine précédente, l’activité d’abattage demeure dynamique, avec des niveaux nettement supérieurs à ceux observés à la même période l’an dernier. Ces volumes restent toutefois nécessaires pour résorber les retards accumulés. La tendance semble désormais s’orienter dans le bon sens, les poids étant en recul de 260 grammes cette semaine. À ce stade, ils demeurent néanmoins encore élevés.
Europe
En Allemagne, le marché n’évolue pas et la tendance reste à la stabilité. Un surplus d’offre persiste, mais il semble progressivement se résorber. Le niveau d’abattage est le plus élevé depuis le début de l’année. Les poids demeurent élevés, mais commencent toutefois à diminuer, signe d’une amélioration progressive de la fluidité.
En Espagne, l’activité d’abattage reste très dynamique et le retard accumulé durant la période de Noël devrait être résorbé dès la semaine prochaine. Les ventes de viande fraîche sont soutenues, mais principalement en raison de prix très bas, et non d’un regain général de la demande. Aucune évolution n’est signalée sur l’export : le Japon et les Philippines restent fermés au porc espagnol. Le poids des porcs abattus a augmenté de 3 kilos en trois semaines et devrait ralentir cette semaine. Il demeure toutefois 700 grammes au-dessus du niveau de l’an dernier, confirmant la présence de porcs encore lourds.
En Belgique , le niveau d’abattage est particulièrement élevé, supérieur de plus de 10 % à celui de l’an dernier. Les poids reculent et se situent désormais environ 3 kg en dessous des références 2025. Le marché apparaît donc équilibré, les excédents de fin d’année ayant été résorbés. Dans ce contexte sain, le marché belge reste néanmoins largement influencé par les dynamiques des principaux pays producteurs.
En Italie, sur le plan de l’équilibre de marché, la situation reste inchangée, avec une offre excédentaire et une demande morose. La stabilité récente des prix européens a toutefois permis de ralentir la baisse du prix italien. Celui-ci se comporte désormais davantage comme un « prix filière », visant à maintenir un équilibre entre opérateurs. Malgré cela, la tendance reste orientée à la baisse.
États-Unis et Chine
Aux États-Unis, le marché reste sous pression en amont : le prix au comptant recule légèrement, confirmant une dynamique encore fragile. En aval, la détente est plus marquée : la valeur reconstituée de la carcasse baisse aussi, tirée principalement par la dévalorisation de certaines pièces et, plus largement, une demande prudente des transformateurs. Les abattages restent élevés, ce qui alimente l’idée d’une offre encore abondante et limite tout rebond durable. Le marché est donc en phase de consolidation baissière : sans amélioration franche du marché de la viande, la capacité des prix à se stabiliser restera limitée.
En Chine, la tendance des prix du porc se redresse légèrement, après avoir touché un point bas. Le rebond est alimenté par une offre plus retenue (éleveurs et grands groupes plus prudents sur les sorties) et un regain ponctuel d’intérêt des acheteurs. Mais la demande reste saisonnièrement faible : le marché s’oriente donc vers une stabilisation avec des hausses limitées.

