France
MPF : stable à 1,420 €
La hausse de la semaine précédente, bien que modeste, pouvait laisser envisager une poursuite du mouvement. Il n’en est rien : l’attitude observée la semaine dernière traduit plutôt une grande prudence de la part des acheteurs. L’offre actuelle de porcs limite la capacité des vendeurs à exercer une pression directe lors des séances de vente. Les propositions d’enchères restent donc recentrées autour de 1,420 €, niveau accepté pour l’instant afin de poursuivre les efforts de fluidification des sorties d’animaux.

Uniporc : activité stable et poids en baisse
Si le volume d’abattage est très légèrement inférieur à celui de la semaine précédente, il reste néanmoins dans la continuité des dernières semaines, avec un écart d’environ +10 000 porcs par rapport à 2025. Le poids moyen recule quant à lui un peu plus rapidement que lors des deux dernières semaines. Pour autant, l’écart avec l’an dernier demeure inchangé.
Union européenne
En Allemagne, malgré des hausses de prix importantes ces dernières semaines, le commerce des porcs de boucherie reste dynamique. L’offre est jugée globalement gérable, même si les éleveurs pourraient accélérer les livraisons à l’approche de Pâques. En aval, la situation du marché de la viande demeure plus tendue, les hausses de prix n’étant pas entièrement répercutées. Dans ce contexte, la stabilité était le scénario le plus probable avec un prix maintenu à 1,70 €/kg.
En Espagne, la hausse se poursuit : Mercolleida a enregistré une hausse de 4 centimes. La demande des abattoirs reste très forte avec une activité supérieure d’environ 5 % à celle de mars 2025 alors que l’offre diminue progressivement. Les poids reculent (–440 g) et se rapprochent du niveau de l’an dernier. La dynamique haussière pourrait se poursuivre jusqu’à Pâques même si les prix de la viande progressent plus lentement que ceux du porc.
En Belgique, le prix se stabilise après avoir progressé de d’environ 27 centimes depuis le début du mouvement haussier. La forte concurrence entre abattoirs belges entretient la tension sur les approvisionnements. La rétention d’animaux par les producteurs contribue également à accentuer cette pression.
En Italie, le prix du porc a enregistré une seconde hausse. La demande montre des signes d’amélioration et la progression des cours sur les marchés européens contribue également à soutenir le marché. La perspective de la demande liée à Pâques pourrait maintenir une tendance modérément favorable dans les prochaines semaines, avec une orientation encore légèrement haussière attendue.
États Unis et Chine
Le marché américain montre un raffermissement progressif. Les prix ont poursuivi leur hausse sur la semaine dernière, soutenus par une amélioration de la valorisation des pièces au marché de la viande. Les volumes d’abattage demeurent élevés et supérieurs à ceux observés l’an dernier à la même période, traduisant une offre toujours importante mais bien absorbée par le marché. L’année 2026 débute favorablement pour les exportations américaines, avec une progression des expéditions portée par la demande du Japon et du Mexique. À l’inverse, les ventes vers la Chine continuent de reculer dans un contexte de droits de douane élevés et d’approvisionnements domestiques abondants.
Le marché porcin chinois reste dans une phase de « recherche de plancher », avec des prix globalement faibles. L’offre demeure élevée en raison d’un volume important de porcs disponibles et d’un rythme soutenu de mises sur le marché par les grandes exploitations. Parallèlement, la demande intérieure reste relativement faible, ce qui empêche une remontée durable des cours. Dans plusieurs régions, les prix ont alterné entre légères hausses et replis, traduisant un marché hésitant. Les acteurs du secteur évoquent donc une phase d’ajustement où les prix pourraient continuer à fluctuer dans une fourchette étroite tant que l’équilibre offre-demande ne s’améliore pas.

