Les enchères restent très recentrées autour de la moyenne. Le fait que les vendeurs ne mettent pas encore de pression sur les prix est révélateur de la situation : les efforts doivent se poursuivre pour fluidifier le marché avant d’envisager une hausse.
France
Tendance de la semaine : stabilisation du niveau d’activité

Après avoir progressivement reculé les semaines précédentes, l’activité d’abattage s’est stabilisée avec une très légère hausse. Ce scénario n’est pas inhabituel, puisque la même tendance avait été observée en 2025. En revanche, l’écart de poids demeure marqué : malgré une baisse significative, il ne se résorbe que très peu par rapport à l’année précédente. La question est désormais de savoir s’il se réduira avec le temps ou s’il faudra durablement composer avec ce décalage.
Union européenne
En Allemagne, la tension sur l’offre s’accentue, les stocks de porcs charcutiers diminuant rapidement tandis que certains éleveurs retiennent leurs ventes dans l’attente de prix plus élevés. Cette rareté de l’offre entraîne une hausse du prix directeur. Néanmoins, le commerce de la viande peine à répercuter ces hausses successives qui rendent les négociations difficiles, en particulier pour les sous produits.
En Espagne, la peste porcine africaine continue de progresser chez les sangliers, avec 33 nouveaux cas confirmés, ce qui maintient un niveau de vigilance élevé sur le terrain. Sur le marché, l’offre de porcs diminue et les poids à l’abattage reculent. Malgré des marges encore correctes pour les abattoirs, la rétention des ventes par les éleveurs exerce une pression haussière sur les prix.
États-Unis
Le marché américain du porc a légèrement progressé la semaine dernière. Le prix du porc s’est raffermi, tout en demeurant inférieur au niveau observé en 2025, mais supérieur à la moyenne des dernières années. Sur le marché de la viande, la valeur de la carcasse a également augmenté, soutenue principalement par la hausse du flanc et de la longe. Les abattages se maintiennent autour de 2,5 millions de têtes, soit un volume comparable à celui de l’an dernier, ce qui traduit une offre relativement stable. À court terme, plusieurs pièces de viande devraient bénéficier d’un soutien saisonnier : le f lanc avec la préparation des menus de restauration rapide au printemps et le jambon à l’approche de Pâques.





