France
MPF: recul puis stabilisation à 1,41 €
Lundi, le prix moyen a reculé de 0,5 centime pour s’établir à 1,410 €, niveau sur lequel l’ensemble des enchères s’est unanimement positionné, traduisant la volonté des acheteurs de fixer un nouveau point d’équilibre. Jeudi, ce prix a été strictement reconduit, la grande majorité des lots étant échangée à 1,410 €, avec seulement quelques propositions marginalement supérieures pour s’assurer de remporter l’enchère, sans que cela influence le prix moyen.

Uniporc : recul des volumes et des poids
L’activité d’abattage est en net recul par rapport à la semaine dernière, mais conserve, à l’instar des semaines précédentes, un niveau supérieur à celui de 2025 permettant de poursuivre les efforts pour résorber les retards d’enlèvement. Par conséquent, le recul du poids s’accélère, avec une baisse de 380 grammes, sans toutefois permettre de rejoindre une courbe comparable à celle de 2025. L’écart entre les deux années demeure de 1,5 kg.
Europe
En Allemagne, le surplus de porcs charcutiers a été en grande partie résorbé. Les poids de carcasse reculent de nouveau, signe d’une détente progressive sur l’offre. La demande reste toutefois stable, sans facteur moteur particulier sur le marché de la viande. Le commerce des porcs se déroule plus facilement et l’équilibre de marché se renforce. La stabilité se poursuit.
En Espagne, sur le plan sanitaire, le nombre de cas de FPA sur des sangliers progresse mais reste contenu à la zone initiale. De nombreux pays tiers restent fermés aux exportations espagnols. Le poids d’abattage commence à diminuer mais reste très élevé. L’abattage demeure soutenu pour résorber les retards et alléger les poids. Les éleveurs subissent toujours de lourdes pertes financières, tandis que les abattoirs profitent des prix bas pour écouler de la viande en Europe. Les exportations hors UE restant limitées, l’Espagne continuera de peser sur le marché européen.
En Belgique, la situation diffère nettement de l’an dernier. Les poids poursuivent leur baisse et le marché apparaît plus sain. Si l’influence des prix européens plaide pour la stabilité, la concurrence entre acheteurs belges crée une pression haussière interne.
En Italie, la situation reste difficile avec une offre excédentaire en volumes et en poids. Les prix italiens demeurent élevés par rapport aux autres pays, dans un contexte de consommation modérée et d’importations massives de viande. La baisse des prix de la viande fragilise les marges des abattoirs et pourrait ralentir l’activité. Une réduction coordonnée des jours d’abattage est en cours de discussion et accentuerait encore la pression sur le marché.
États-Unis et Chine
Le marché américain se montre plus ferme en ce début d’année. Le prix au comptant progresse nettement sur la semaine. Le marché de le viande suit le mouvement, avec une hausse de la valeur de la carcasse. Cette amélioration traduit une meilleure tenue de la demande en aval. Les abattages restent importants mais légèrement sous les moyennes récentes, ce qui limite la pression d’offre. Le contexte de consommation demeure porteur, les protéines animales restant compétitives au détail face au bœuf. L’ensemble évoque un marché en phase de raffermissement conjoncturel.
Depuis fin décembre 2025, les prix du porc en Chine remontent sous l’effet d’une offre plus restreinte. La baisse du cheptel décidée en 2025 réduit désormais les volumes disponibles, tandis que la demande saisonnière. Les grands intégrateurs limitent leurs ventes pour reconstituer leurs marges. La dynamique est avant tout domestique, sans rôle majeur des importations.



