Cours stables pour ce début d’année

Sur les marchés du porc en Europe, la nouvelle année débute globalement sur des bases de prix identiques aux semaines précédentes.

La position des fériés de Noël et de l’An en fin de semaine a permis une activité plus importante que les années antérieures qui laisse moins de reports pour ce début d’année. D’autre part, il semblerait également que les offres apparaissent moins élevées dans certains bassins de production en raison d’une baisse de cheptel amorcée en 2021. Cette relative baisse de l’offre fait face à une demande assez calme partout, d’autant plus que l’activité peut, par endroit, être affectée par l’épidémie du coronavirus.

En Allemagne aussi, les activités d’abattage ont été plus élevées en fin d’année ce qui a permis d’accumuler moins d’excédent en ce début janvier, probablement en lien aussi avec la baisse du cheptel. Toutefois, la demande reste atone, l’activité est toujours ralentie par les problèmes sanitaires et le férié de l’Epiphanie dans certains Länder. Dans ce contexte, le marché est jugé équilibré et si les éleveurs avaient envisagé une possible hausse du prix du porc, les abattoirs arguent d’un manque d’impulsion sur le marché de la viande, les grands groupes d’abattage continuant ainsi de payer des prix maisons pour les porcs libres de contrat (1,20 € pour Tönnies et Vion notamment).

En Belgique, le commerce est plutôt fluide en dépit de certaines craintes. Le prix de certaines pièces comme les épaules ont baissé un peu mais pas de façon dramatique. Par contre, la demande de l'Allemagne, essentielle pour le marché belge, reste calme. Le cours est resté stable en fin de semaine.

De même, en Espagne, l’activité continue de battre son plein et même si des retards sont apparus en fin d’année, ils seront vite résorbés à condition de maintenir le même rythme car le pays connait un nouveau férié le jour de l’Epiphanie et des cas de Covid sont déjà signalés dans certains abattoirs. Sur le marché de la viande, les prix sont stables depuis des semaines. Les ventes ont été plus faibles que prévu, notamment vers l’UE en raison des restrictions européennes sur le Covid tandis que les tarifs restent bas. Concernant le commerce avec la Chine, aucune amélioration n’est attendue avant février si toutefois il y a amélioration.


En Italie, la situation du marché du porc reste négative, la demande de viande étant peu élevée d’autant plus que l’activité a été freinée par le férié de l’Epiphanie, le 6 janvier.

Aux Etats‐Unis, le prix du porc de cette première semaine de janvier se maintient au‐dessus des mêmes références des années antérieures. Concernant l’abattage de truies en 2021, il s’est élevé à 3,1 millions de têtes, (au 18 décembre 2021), soit une baisse de 5,8 % par rapport à la même période en 2020, mais une hausse de 3,7 % par rapport à 2019. En 2020, l'abattage des truies a totalisé 3,3 millions de têtes, soit le niveau le plus élevé depuis 2008 (3,5 millions de têtes). Bien que l'abattage de truies en 2021 soit en baisse par rapport à 2020, le rythme reste parmi les plus élevés de la dernière décennie.

En Chine, au 6 janvier, le cours poursuit sa baisse et s’affiche à 15,68 CNY (2,18 €). Selon l'agence Reuters et relayé par le site danois lf, le cheptel chinois de truies s'élevait fin novembre à 42,96 millions de têtes, soit une augmentation de 4,7 % par rapport à l'année précédente, mais une diminution de 1,2 % par rapport au mois d’octobre. Le nombre de truies poursuit ainsi sa baisse par rapport à fin octobre, où le cheptel était enregistré à 43,48 millions de têtes. Les abattages totaux pour les 11 premiers mois de l'année ont atteint 235,9 millions de têtes, ce qui représente une augmentation de 66 % par rapport à la même période de l'année dernière, rapporte l'agence Reuters.

MPB : cours inchangé à 1,247 euro



Le marché du Porc à Plérin a débuté l’année sur un cours stable à 1,247 euro. Les séances de vente présentent peu de changement depuis de nombreuses semaines avec des amplitudes de prix supérieures à 3 centimes qui traduisent toujours des positions assez divergentes de la part des acheteurs. La demande de porcs des 2 dernières séances de vente montrent un plus grand intérêt de la part des abattoirs même si les entreprises disposent encore des reports d’abattage accumulés en fin d’année 2021. L’activité d’abattage de la première semaine 2022 s’est élevée à 407 148 porcs (5 nouveaux abattoirs sont entrés dans la zone Uniporc Ouest au 1er janvier 2022 pour un abattage moyen hebdo de 6300 porcs). Les abattages de la première semaine 2021 s’élevaient à 413 922 avec cependant moins d’abattages en fin d’année 2020 puisque les fériés de Noël et de l’An avaient eu lieu un vendredi. Si l’on compare les 2 premières semaines d’abattages 2022 et 2021 sans tenir compte des 5 nouveaux abattoirs, le bilan est une baisse de 13 586 porcs (‐3,3%). Les poids moyens de cette première semaine 2022 ont repris 385 grammes à 97,13 kilos mais se positionnent sous les mêmes références 2020 et 2021.

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