Peu de changement sur les marchés du porc vivant

Sur le marché allemand, les offres de porcs disponibles sont réduites et des situations similaires sont décrites dans la plupart des pays du nord de l’Europe.

Peu de changement cette dernière semaine sur les marchés du porc vivant car à la faiblesse des offres de porcs correspond un commerce au ralenti, freiné entre autres par la forte inflation. Par ailleurs, les récents épisodes de canicule ont à la fois retardé la mise en marché des porcs et réduit la consommation de certains produits carnés peu adaptée à ces fortes chaleurs.

Sur le marché allemand, les offres de porcs disponibles sont réduites ce qui a permis d’atténuer les conséquences des prix maisons de grands abattoirs très en-dessous de la référence officielle, jusqu’à 10 centimes pour les groupes Tönnies, Vion et Westfleisch. Le commerce souffre d’une absence de consommation en raison des départs en congés, de la forte augmentation des prix et de la canicule. Pour répondre à cette mévente, les abattoirs sont amenés parfois à réduire leur activité.

Des situations similaires sont décrites dans la plupart des pays du nord de l’Europe avec une grande tendance à la reconduction des cours : Danemark, Belgique, Autriche, Pays-Bas ...

En Espagne, la hausse de 0,5 cent enregistrée jeudi soir traduit également un commerce peu dynamique même en cette période estivale. Les grandes chaleurs incitent peu à la consommation de viande et un équilibre s’installe entre des offres faibles et un marché de la viande alimenté par la sortie des stocks congelés à plus bas coûts en début d’année. Le seul point positif relevé est l’intérêt croissant de la Chine aux achats, mais il faudra attendre le dernier trimestre pour évaluer l’ampleur de ce retour des achats en Europe.

En Italie, le prix du kilo vif est revalorisé de 3,3 centimes dans un contexte d’offres faibles et de poids en chute libre. Sur le marché de la viande, les ventes sont bonnes pour les jambons frais, à l’équilibre pour les pièces à griller et difficiles pour les pièces à destination de la transformation. Contrairement aux années passées (hors Covid), la saison estivale n’est pas propice au commerce du porc.

Aux Etats-Unis, le cours du porc repart franchement à la hausse dans un contexte de baisse saisonnière de production. En semaine 28, l'abattage de porcs a été estimé à 2,255 millions de têtes, en baisse de 1,1% par rapport à la même semaine 2021.

En Chine, le cours se situe à 23,03 CNY le 21 juillet (3,33 euro). La récente remontée des cours du porc en Chine inquiète les autorités chinoises qui souhaitent maitriser l’évolution du cours du porc en mettant sur le marché de la viande de porc provenant des stocks stratégiques de l'État.

MPB : + 0,3 cent lundi, + 0,3 cent jeudi

Au Marché du Porc Breton, le cours du porc a atteint 1,866 euro à l’issue de la vente du jeudi 21 juillet après avoir préalablement augmenté de 0,3 cent le lundi 18 juillet. Au cours de ces deux séances de vente, les amplitudes de prix ont été réduites (0,5 cent et 0,6 cent), et ce, en dépit des 1400 invendus 4 réalisés en début de semaine et des 1895 invendus du jeudi 21 juillet. L’activité d’abattage est tombée à 366 892 porcs, ce qui traduit la faiblesse actuelle des offres. Si l’on soustrait l’activité des 5 nouveaux abattoirs entrés dans la zone Uniporc Ouest en 2022, les abattages s’élèvent à 361 295 porcs, soit 8 840 porcs de moins que la même semaine 2021, qui suit la semaine comprenant le férié du 14 juillet (-2,3%). De même, les poids moyens ont baissé de 20 grammes à 93,77 kilos alors qu’en 2021 ils avaient augmenté de 200 grammes à la suite de la semaine du 14 juillet. A 93,77 kilos, les poids moyens de cette semaine 29 sont inférieurs de 1,2 kilo à ceux de la même semaine 2021.

Commentaires de l'article

Cet espace n'est pas destiné a être une zone de consultation des auteurs mais c'est un lieu de discussionouverts à tous les utilisateurs de 3trois3.
Publier un nouveau commentaire

Pour commenter, vous devez être utilisateur de 3trois3 et vous connecter