Prix du porc : Confirmation des hausses

Les tendances haussières du prix du porc se confirment un peu partout en Europe avec une deuxième semaine de hausses significatives en Europe du Nord.

Ces hausses de cours interviennent dans un contexte de baisse de cheptels et parfois de rétention de l’offre. Toutefois, cette embellie n’est pas forcément suivie sur le marché de la viande toujours bien approvisionné car le commerce en Europe reste toujours insuffisant. Cependant, le secteur s’anime lentement dans la perspective d’une prochaine levée des restrictions sanitaires à l’approche du printemps, période souvent propice à une relance de la consommation.

En Allemagne, le recul de la pandémie a permis de retrouver des niveaux d’abattages plus adaptés à l’offre. D’autre part, les difficultés auxquelles fait face la filière porcine allemande depuis 2 ans (épidémie du Covid‐19, fièvre porcine africaine suivie de la fermeture de nombreux marchés, envolée des coûts de production) ont accéléré la chute de la production, amorcée depuis 2017. Les offres ne sont donc pas très élevées et permettent une remontée très attendue du cours du porc que certains abattoirs avaient tenté de freiner, sans trop d’effet, par des prix maisons. Pour cette nouvelle semaine, les grands abattoirs tels Tönnies et Vion affichent des prix identiques à la référence officielle (1,32 €).

Après la hausse de 7 centimes de la référence allemande, d’autres places de cotation ont suivi cette tendance : l’Autriche qui signale un marché de l’offre totalement asséché revalorise son cours de + 7 cents ; la Belgique, dont la situation sur le marché des porcs s’est brusquement retournée, publie une hausse de 7 cents du kilo vif. Par contre, au Danemark, le prix d’acompte reste stable pour cette nouvelle la semaine qui débute.

En Espagne, l’évolution positive du prix du porc se poursuit dans des conditions identiques aux semaines précédentes. La demande de porcs est forte et l’offre devient insuffisante aux besoins des entreprises qui se tournent vers les pays voisins pour s’approvisionner en porcs vifs. Sur le marché de la viande, les affaires restent laborieuses, notamment en Europe car les ventes au grand export sont satisfaisantes en particulier à destination des pays du sud‐est asiatiques à l’exception de la Chine dont la reprise significative des achats n'est pas attendue avant l’été prochain. En attendant, les entreprises espagnoles comptent sur la baisse du cheptel européen pour compenser l’absence chinoise.



En Italie, la situation de marché reste dominée par l’épidémie de fièvre porcine africaine dans la région du Piémont. La tendance négative se confirme bien que de façon plus atténuée.

Aux Etats‐Unis, le prix du porc poursuit son ascension pour se placer à un niveau jamais enregistré à ce moment de l’année. Les abattages depuis le début de l’année sont en recul de 1,2 M de porcs (‐6,5%) et les stocks de produits porcins en frigo demeurent sous les niveaux déjà très bas des années antérieures (‐6,3% par rapport à janvier 2021 et 22% de moins que la moyenne sur cinq ans).

En Chine, le prix moyen se maintient à un niveau particulièrement bas. Selon certaines informations, de nombreuses truies ont été abattues au mois de juillet 2021, cela devrait se traduire par une baisse du nombre de porcs à l’abattage cette année, ce qui laisse entrevoir de meilleures perspectives à partir du deuxième trimestre 2022.

MPB : hausse de 1,4 cent à 1,286 euro



Deux légères hausses ont été enregistrées sur le prix du porc au MPB durant la semaine écoulée (+ 0,9 cent lundi, + 0,5 cent jeudi) pour un cours à 1,286 euro. La séance du jeudi 24 février a été marquée par une amplitude de prix record de 10,7 centimes. Sur la zone Uniporc Ouest, l’activité d’abattage n’évolue pas et se maintient à 376 561 porcs (‐625 porcs par rapport à la semaine précédente). Depuis le début de l’année et sur des bases comparables (n’incluant pas les 5 nouveaux abattoirs pour une a tivité moyenne hebdo de 6 415 porcs depuis la semaine 01), l’activité est inférieure de 87 215 porcs par rapport aux 8 premières semaines 2021, soit 10 900 porcs de moins chaque semaine en 2022. Les poids moyens de la semaine passée sont stables à 96,4 kilos.

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