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Stabilité des prix en mars

Après les hausses intervenues au cours du mois de février, c’est la stabilité des prix qui a prévalu au mois de mars sur les marchés du porc, notamment en Europe du Nord tandis qu’au sud, les hausses de prix se sont poursuivies notamment dans la première partie du mois pour décroître peu à peu à l’approche des fêtes de Pâques.

Après les hausses intervenues au cours du mois de février, c’est la stabilité des prix qui a prévalu au mois de mars sur les marchés du porc, notamment en Europe du Nord tandis qu’au sud (Espagne, France, Portugal), les hausses de prix se sont poursuivies notamment dans la première partie du mois pour décroître peu à peu à l’approche des fêtes de Pâques. La faiblesse du commerce et la lente et difficile répercussion des hausses sur le marché des pièces est à l’origine de cette inertie sur les places de cotation du porc vivant.

Au Marché du Porc Breton, le prix du porc a progressé plus lentement qu’en février pour se stabiliser complètement la dernière semaine du mois. La hausse totale est de 7,7 centimes pour un cours qui s’établit en fin de mois à 2,031 euros dans un contexte de marché plus équilibré entre des offres peu élevées et une demande sans élan particulier, même à quelques jours des fêtes de Pâques, placées assez tôt cette année sur le calendrier. Les abattages de ce premier trimestre 2024 sur la zone Uniporc affichent une certaine stabilité depuis le début de l’année (sur des bases comparables), les poids sont en moyenne supérieurs de 1 kilo aux poids de 2023 sur la même période.

En Allemagne, la référence officielle est restée inchangée durant le mois de mars, la mise en œuvre des hausses intervenues sur le marché du porc au mois de février est laborieuse face à un commerce qui manque de véritables impulsions. Le niveau des offres, bien que peu élevé, suffit aux besoins des abattoirs. Aucun changement sur le prix du porc n’est attendu avant une amélioration des conditions propices à la vente des produits de grillade.

Sur le marché de l’offre en Espagne, le cours du porc a continué de progresser mais la hausse s’est essoufflée peu à peu avant les fêtes de Pâques, l’activité étant entravée par plusieurs jours fériés diversement présents sur le territoire espagnol (Jeudi, Vendredi Saint). Bien que les abattages sur le 1er trimestre soient annoncés supérieurs à l’an passé, les offres disponibles restent inférieures aux besoins des abattoirs. Pour compenser cette baisse de l’offre, les éleveurs ont produit des porcs plus lourds : sur les 3 premiers mois, les poids sont en moyenne 2 kilos plus élevés que ceux de l’an passé. Sur le marché des ièces, des hausses de tarifs sont enregistrées mais pas à la hauteur de celles intervenues sur le marché des porcs vivants. Les marges des abattoirs se réduisent d’autant plus que le commerce pays tiers fait toujours défaut par manque de compétitivité face à des concurrents mieux placés. La Chine achète peu et surtout des sousproduits. Seul, le Japon semble revenir peu à peu aux achats.

Aux Etats-Unis, le prix du porc a progressé sans discontinuer depuis le début de l’année et enregistre déjà une hausse de 27% depuis la première semaine de janvier. Le marché du porc profite d’une bonne demande sur le marché intérieur, soutenue par la position favorable du prix du porc sur les étals par rapport au bœuf et au poulet. Malgré cette bonne dynamique, les éleveurs continuent d’enregistrer des pertes sur les 2 premiers mois de l’année et les dernières statistiques ont montré une hausse de 13% des abattages de truies ces dernières semaines.

En Chine, le prix du porc se redresse lentement. Le retour à des températures plus clémentes, l’augmentation de la demande des consommateurs et une pression moins forte de l’offre devraient permettre de soutenir cette reprise du cours. Selon la Commission nationale du développement et de la réforme de la Chine, les éleveurs de porcs chinois ont perdu de l'argent au cours de tous les mois de 2023, à l'exception des mois d'août et de septembre. Selon l’USDA, une baisse des abattages de 3% à 705 millions de porcs est attendue pour cette année 2024, ce qui correspondrait une baisse de la production de viande de 3,4% à près de 56 millions de tonnes. (Source : l&f, Danemark).

De la semaine 10 à la semaine 13, 1 396 426 porcs ont été abattus sur la zone Uniporc contre 1 413 943 l’année dernière sur la même période, à nombre égal de jours d’activité. Cela représente une baisse de 17 517 porcs (-1,2%).

A la fin de la semaine 13, les abattages cumulés depuis le début de l’année sur la zone Uniporc s’élèvent à 4 590 962 porcs contre 4 679 672 en 2023 (-1,90%) mais avec 1 journée de moins d’abattage en 2024. Sur des bases comparables, l’activité 2024 reste encore assez stable sur la période.

Les poids moyens ont peu évolué sur cette période qui couvre les semaines 10 à 13, avec une variation de 70 grammes. A la fin de cette période, les poids rejoignent la référence de 2023 à 96,38 kilos contre 96,27 kg à la semaine 13/2023. Par contre et conformément à la tendance européenne, les poids, depuis le début de cette année, sont en moyenne plus lourds qu’en 2023 de l’ordre de 800 grammes environ.

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