Hausse généralisée des cours

La hausse du cours, tant attendue en Allemagne et ailleurs, a été obtenue malgré une certaine résistance de la part de quelques grands abattoirs nationaux.

Les opérateurs de ce pays reconnaissent une forte demande chinoise, en particulier pour les épaules et les poitrines de porc, mais sur d’autres marchés tiers tels la Corée du Sud, les européens sont en forte concurrence avec des tarifs américains ultra-compétitifs. Sur le marché européen où les volumes de viande restent élevés, l’activité liée aux fêtes de Pâques ne décolle pas, en partie en raison de la position tardive de la semaine Pascale. Pourtant, les offres sont de plus en plus faibles, les abattages de la première semaine de mars affichent un repli de 2 % comparés à la semaine précédente, les poids restent stables cependant, résultat d’une certaine spéculation de la part des éleveurs.

Le prix d’acompte danois enregistre une nouvelle hausse (+ 2 cts) en 2 semaines consécutives, traduisant la reprise du commerce à l’export. La baisse des offres se généralise un peu partout en Europe et associée à l’appel d’air provoqué par la hausse des importations chinoises, se traduit par une revalorisation des cours. C’est le cas en Autriche où le manque de disponibilités, sensible depuis quelques semaines, et un regain de demande intérieure et extérieure ont abouti à une hausse du prix du porc de 3 cents. Même niveau de hausse en Belgique où l’offre se réduit de plus en plus avec des poids en baisse.

Alors que les hausses européennes accompagnent enfin la progression du prix espagnol, enclenchée depuis 7 semaines (+ 14,8 cents sur la période), l’ampleur de la dernière hausse est plus élevée que les précédentes (+ 2,9 cents du kilo vif), influencée probablement par le mouvement général. En Espagne, le manque de porcs est net depuis plusieurs semaines déjà, concrétisé par des poids toujours en diminution et qui sont, à présent, inférieurs à ceux de l’an passé. La prochaine ouverture du nouvel abattoir d’une très grande capacité met la pression sur l’offre et les perspectives d’une montée en puissance des achats chinois et donc d’une augmentation des prix, incitent les abattoirs à stocker au prix actuels.

Les prix italiens vont à contre-courant du mouvement européen en affichant une nouvelle baisse, de moindre ampleur cependant. Les cours bas permettent d’augmenter la demande et de mettre à jour une offre dont les poids enregistrent tout de même une forte baisse (- 2 kilos).

MPB : - 0,1 cent lundi, + 5 cts jeudi

La hausse du cours au Marché du Porc Breton est de même ampleur que celles observées dans la plupart
des pays européens. Elle exprime une amélioration de la demande intérieure et extérieure puisque de
nombreux abattoirs français doivent également répondre à une demande chinoise en croissance. A noter
que la hausse maximum de 5 cents obtenue jeudi dernier ne s’était pas produite depuis le début de
l’année 2015 ! Les abattages sur la zone Uniporc Ouest sont en hausse de 7 000 porcs par rapport à la
semaine précédente et de 6 000 par rapport à la semaine équivalente 2018. Avec 388 490 porcs abattus,
le rythme ne ralentit pas depuis plus de 2 mois avec une moyenne hebdomadaire de 384 000 animaux
abattus. Les poids moyens s’établissent à 96,30 kilos (+ 8 g) et restent toujours 740 g supérieurs aux
poids de la même semaine 2018.

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