Les marchés vont s’accorder une pause

Après plusieurs semaines de hausses de prix record, les marchés vont s’accorder une pause.

Après plusieurs semaines de hausses de prix record (+ 30 cents en Allemagne, +27 cents en Belgique (vif), + 24 cents au Danemark, +29 cents en Espagne depuis le début de la hausse, + 21 cents en France …), les marchés vont s’accorder une pause, le temps probablement de passer les semaines successives de fériés de fin avril-début mai. Les hausses de prix production ont globalement été répercutées sur le marché de la viande, mais le secteur de la transformation peine à digérer cette brusque remontée des cours, d’autant que les accords commerciaux n’avaient, semble-t-il pas, intégré la hausse prévisible de la demande chinoise. De plus, certains opérateurs allemands et espagnols rapportent une plus grande réticence des acheteurs asiatiques à accepter de nouvelles revalorisations des tarifs. La période des fériés va octroyer au secteur de l’abattage un répit dans l’approvisionnement des porcs. En Allemagne, où le prix recommandé par AMI a augmenté de 3 cents, 3 semaines à 4 jours d’activité se présentent dès cette semaine avec le Vendredi Saint, célébré également en Espagne ; Pâques et le 1er mai compléteront la série. Durant ces 3 semaines, le prix en Allemagne devrait peu évoluer. Pourtant, les offres sont faibles, les abattages se réduisent semaine après semaine. Sur les 2 premiers mois de l’année, l’activité a baissé de 2,4% comparée à la même période 2018 selon ISN et la tendance se poursuit. Cette faiblesse de l’offre en Allemagne, conjuguée à l’énorme demande chinoise a contribué à faire grimper les prix en flèche.

Dans le Nord de l’Europe, les variations de prix sont également plus modérées que précédemment : le Danemark revalorise son prix d’acompte de 4 cents, soutenu par la bonne demande à l’export. En Autriche, les différents fériés vont réduire l’activité et permettre au marché de la viande de faire une pause puisque le cours a été reconduit. Le prix du kilo vif belge reprend 2 cents.

En Espagne, bien que les éleveurs retardent les sorties d’élevage, les poids continuent de baisser au point de se situer à présent 1 kilo en-dessous de la même référence 2018. L’offre est clairement inférieure à la demande mais le secteur de la viande doit faire face aux mêmes difficultés que celles rencontrées au nord de l’Europe. Les opérateurs espagnols confirment que les importateurs chinois refusent pour le moment des prix plus élevés. Dans ce contexte, la référence espagnole a progressé de 3 cents du kilo vif. Elle sera valable pour deux semaines.

En Italie, où la remontée des cours a été plus tardive, la situation reste positive avec une demande forte associée à une offre assez basse, notamment parce que les éleveurs font de la rétention avec la perspective de prix futurs plus élevés. Toutefois, les abattoirs travaillent avec profit et l’évolution des cours se poursuit de l’ordre de 4 à 5 cents du kilo vif.

Marché porc breton
Marché porc breton


MPB : + 2,3 cents dans la semaine

Comme sur les autres places européennes, la hausse du prix au Marché du Porc Breton a été plus modérée la semaine passée. La vente du lundi 8 s’est conclue par une hausse de 0,6 cent avec la mise en invendus de près de 50% des porcs présentés. A l’issue de la séance de jeudi, le prix a repris 1,7 cent avec 1 150 invendus qui n’ont pas réussi à ébranler la détermination de la plupart des outils. Sur le marché français aussi, les récentes hausses ont surpris le secteur de la transformation qui appelle tous les secteurs à répercuter les récentes hausses sous peine de fragiliser certains maillons de la chaîne. Contrairement au nord de l’Europe, la nouvelle semaine sera entière, puis 3 semaines à jours fériés suivront, apportant un peu de répit aux acheteurs dans l’approvisionnement en porcs. L’offre se réduit également dans l’hexagone, les abattages de la semaine passée se sont élevés à 383 719 porcs, du même niveau que la semaine précédente mais les poids baissent à nouveau de 180 g et se situent à 95,52 kg. La comparaison avec l’année passée est plus difficile car Pâques 2018 avait eu lieu la semaine 14 et par conséquent, les poids en semaine 15 s’étaient logiquement alourdis.

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