Zones de détection des chaleurs

L'endroit où on sèvre les truies sera déterminant pour obtenir une bonne stimulation mais aussi pour obtenir une bonne détection des chaleurs.

Mercredi 5 Mars 2008 (il y a 9 ans 10 mois 12 jours)


L'endroit où on sèvre les truies sera déterminant pour obtenir une bonne stimulation mais aussi pour obtenir une bonne détection des chaleurs.
La première question qui se pose quand nous allons sevrer les truies est la suivante : est-il mieux de sevrer dans des parcs ou bien dans des cages ?


Chacune des deux options aura ses avantages et ses inconvénients que nous allons essayer de schématiser ci-dessous :

Avantages des parcs / Inconvenients des cages Inconvenients des parcs/ Avantages des cages
La stimulation est presque garantie dans les parcs (surtout si les lots sont petits).

En cage cela est impossible puisque la truie et le verrat ne peuvent pas arriver à se toucher (au moins librement).
Le mélange des animaux de tailles différentes peut entraîner des problèmes de hiérarchie.

Dans les cages toutes les truies disposeront de leur espace.
Un certain stress sera utile pour "aider" la truie à venir en chaleur. Le "truc" de promener les primipares en camion pour leur provoquer ce stress est connu de tous.

Ce "petit stress" ne se fait pas dans les cages, chaque truie a son espace.
Si les conditions qu'offre le parc sont assez stressantes, il peut y avoir des problèmes d'intimidations, de blessures et de pertes d'appétit donnant un effet totalement contraire à celui escompté (moins bonne venue en chaleurs et perte de condition corporelle)
Les parcs permettent un exercice plus important pour les truies, ce qui fortifie les pattes et réduit les problèmes de boiteries

Dans les cages, elles font peu d’exercice pendant leur vie productive
L'espace nécessaire est plus grand sachant que l’investissement peut aussi être plus grand

L'espace est moindre, ce qui nécessite moins d’investissement
La conduite des truies (vaccinations, contrôle et détection des chaleurs) est beaucoup plus contraignante et fastidieuse.

La cage permet une conduite plus "massive" des truies et plus facile.


Logement en groupe : points à prendre en compte

· Faire de petits lots (de 5 à 10 truies, en évitant les lots de plus de 10 truies). Des lots de 8 truies sont préférables.

· Les parcs doivent être confortables et spacieux : sol avec litière et espace suffisant (de 2 à 3 m² par truie au minimum)

· Eviter le mélange des truies en première mise-bas et les truies ayant eu plusieurs mises-bas.

· Il faut éviter la concurrence pour la nourriture, sachant que l'espace au nourrisseur doit être suffisant.


Nous avons vu dans le chapitre 4 comment Signoret déjà en 1961, nous disait que la stimulation des truies est au maximum quand elles peuvent sentir, entendre, voir et toucher le verrat,. Cette situation peut avoir lieu quand on sèvre en parcs.

Schéma récapitulatif sur l'usage des cages ou des parcs


Zones de détection des chaleurs

Par ce qui vient d'être expliqué, on pourrait dire que sevrer en parcs peut être la meilleure solution. Cependant, si bien travailler en parcs peut être mieux pour les truies, en production porcine moderne cela ne peut pas être efficace dans le temps. Que peut-on faire alors ? Les ZDC (zones de détection des chaleurs) sont la solution intermédiaire presque parfaite.

Les ZDC permettent la combinaison des deux concepts, en alliant les avantages des parcs et des cases. Les ZDC sont nées au Nord de l'Amérique où l'insémination artificielle est arrivée tardivement. Cette raison a fait qu'ils ont continué à travailler beaucoup avec la monte naturelle et pour combiner la monte naturelle à un grand nombre de truies, on a fait les schémas précurseurs des ZDC. Lubbock, Levis, Square et Minesota sont quelques exemples de conception qui encore aujourd'hui perdurent dans certains élevages nord-américains.

Parmi les différents types de ZDC que l’on rencontre aujourd’hui en Europe (inspirés des nord-américains), on peut citer :



Les trois modèles que nous voyons combinent les avantages des parcs et des cases et assurent une « offre » sexuelle maximale. L'idée générale est de loger les truies dans des cases et de disposer de parcs pour faire une bonne stimulation et détection.

Dans ces trois modèles, les truies sont logées dans des cases proches des parcs dans lesquels elles peuvent passer chaque jour par petits groupes de 2 à 5 truies.

Dans le schéma A, chaque lot de 5 truies peut recevoir la stimulation de 4 mâles 2 fois (dans le C de 6 mâles 2 fois si on le souhaite aussi). Chaque jour, les truies font le circuit des cases aux parcs dans lesquels elles restent quelques minutes pour ainsi recevoir la stimulation et pouvoir détecter leurs chaleurs et ensuite, elles retournent dans leurs cases.

Dans le schéma B, les truies vont en passant de parc en parc en recevant à chaque fois la stimulation d'un mâle, en partant d'un point et en terminant à un autre pour finalement retourner dans les cases de gestation.

Le schéma C ressemble beaucoup au schéma A avec une différence de conception et du nombre de mâles. Les truies qui sont dans les parcs sont en attente de diagnostic ou d'insémination, alors que celles qui sont dans des cases sont déjà diagnostiquées.

Ces schémas mettent encore les truies gestantes dans des cases de gestation, ce qui n'est plus permis par la nouvelle législation.

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